De père en fils depuis soixante ans.

Le garage des Laurentides dans les années 40

Lors du soixantième anniversaire du Garage des Laurentides (le garage Cotte), Frédéric Cotte, alors propriétaire de l’édifice construit par son père, composa un texte qui résume les activités du Garage des Lauerentides. Le voici en version intégrale.

F.C.M. COTTE Inc.

De père en fils depuis soixante ans

Les débuts (1920-1925)

Louis Cotte, émigrant français établi sur une ferme en Alberta, reçoit une invitation du père Dom Jean-Baptiste Morlat, curé à l’Annonciation. Celui-ci, un ami de la famille Cotte en France, réussit à convaincre Louis de venir construire et opérer un moulin à farine dans les Laurentides. Il vend donc sa ferme et tous ses biens pour venir à l’Annonciation au Québec avec sa famille. Un seul coup d’œil à ses grandes forêts impropres à la culture du blé lui suffit pour comprendre qu’il n’y a pas d’avenir dans la farine à l’Annonciation. Un certain Monsieur Labelle possède un petit garage de planches, le 1er de la région.  On y vend d’ailleurs plus d’alcool ( qu’on cachait sous le plancher) qu’on y répare de voitures. Louis qui a toujours été attiré par la mécanique décide de l’acheter.

Ne laissant rien au hasard, il décide de s’inscrire à l’École Technique de Trois-Rivières pour y apprendre la mécanique. Il y restera un ans avec femme et enfants. Il travaille le jour au garage Légaré et fréquente les cours de mécanique automobile le soir.  Élève doué il termine avec la note de 100 % et la médaille de bronze de l’École Technique de Trois-Rivières pour l’année 1921.

En 1922, il ouvre le petit garage de planches. Les 4 premier mois d’opérations sont encourageants pour l’époque, car ils totalisent 1 262,41 de chiffres d’affaires (vente et main d’oeuvre). Il dut cependant s’adapter aux besoins des gens de la région. En plus de la mécanique automobile, Louis devra réparer les moulins à scie des environs ainsi que les machines aratoires des cultivateurs. Voici les tarifs en vigueur en 1922: 

  • un gallon d’essence 0,45 $
  • une pinte d’huile 0,35 $
  • réparer une crevaison 0,75 $
  • une livre de graisse 0,35 $
  • une courroie de ventilateur 0,50 $
  • un pneu grandeur 30 “ X 3 ½ “ 10,00 $
  • une chambre à air de 30 “ X 3 ½ “ 2,50 $
  • main-d’oeuvre à l’heure 0,75 $

En 1925 Louis Cotte prend une grande décision, il va construire un garage moderne. La méthode employée pour construire cet édifice va faire époque dans les annales de l’Annonciation. En effet Louis fait venir les blocs de ciment de Saint-Jérôme. Des blocs qui furent fait un à un dans des moules individuels. Fait nouveau à l’époque, l’entreprise Laflamme de Saint-Jérôme fournit également une devanture coulée et moulée à l’avance sur laquelle est inscrite « Garage des Laurentides ». Tous ces matériaux arrivent par le train, accompagnés d’un contremaître de Saint-Jérôme. Ce dernier reçoit 10 $ par jour, une somme impressionnante à l’époque. Au village on s’étonne: si grand et si moderne pour les quelques automobiles de l’Annonciation? Plusieurs ne se gênent pas pour murmurer: « le français est fou ». Il fallait avoir confiance en l’avenir pour construire un garage de 2500$ en 1925 au fond des Laurentides. l’avenir donnera raison à Louis.

Le Garage des Laurentides (1925-1945) :

Louis Cotte, mécanicien diplômé, se trouve donc à la tête d’un grand garage des mieux équipé. Expert en mécanique et en soudure, il pratique la mécanique au sens large. Les automobiles et les camions ne sont qu’une partie du travail. Louis dépanne fréquemment les scieries, allant même jusqu’à rebâtir les dents d’engrenage brisées; il répare des magnétos, des batteries, etc. On ne fait pas que poser des pièces neuves, bien souvent il faut les usiner sur place. Le garage fermé l’hiver puisque les voitures ne roulent plus. Il arrive cependant dans les années trente qu’il faille travailler au froid pour réparer les moteurs qu’on apporte sur des traîneaux des chantiers voisins.

Sa réputation s’étendit rapidement au-delà de la région immédiate. Son honnêteté foncière, sa maîtrise de la mécanique automobile et plus particulièrement de l’électricité, ses qualités de soudeur lui valurent très tôt d’être qualifié de « Très bon mécanicien » et on ajoutait presque invariablement « mais un peu chèrant ».

Le Garage des Laurentides sera le siège d’activités très diverses. On y vendra des automobiles de marque « Star », « Durant », « Chevrolet », « Buick » et surtout les prestigieuses « Packard ».  Les gens aisés, les commerçants et les cultivateurs fortunés désirant profiter des avantages de l’électricité: Louis Cotte se lança dans l’installation et l’entretien de générateurs Delco. Il sera le premier à le faire dans les environs. En 1932, après un échec qui l’humilia un peu, Louis mettra au point la première auto-neige de la région. Cette dernière utilisait un moteur et divers composants d’un Ford T. Ses premières sorties furent des événements pour les villageois. Plus tard, ses fils pour ne pas être en reste fabriquèrent un aéroglisseur d’hiver. Le bruit infernal qu’il faisait effrayer les chevaux et lassait les gens. Louis a toujours été heureux de voir ses fils bricoler à même les outils et les pièces du garage. À la fin de son cours commercial en 1932, Pierre, l’aîné des fils de Louis Cotte, vint  travailler au garage paternel. Il faut dire que la crise économique ne lui laissait pas d’autres alternatives. Son frère cadet, Frédéric, vint le rejoindre l’année suivante. Les deux frères y apprirent la mécanique sous la conduite avisée du paternel. À la morte-saison d’hiver, ils suivaient des cours de mécanique automobile à l’École Technique de Montréal. Ils assistaient aussi fréquemment à des stages de spécialisation de quelques jours. Puis vint la seconde guerre mondiale. Pierre s’engagea comme mécanicien d’entretien dans l’aviation. Frédéric, refusé au service militaire, continua de travailler au Garage des Laurentides. La santé de Louis se détériorant rapidement, Frédéric dut apprendre à s’occuper de plus en plus de la gestion du garage. À la fin de la guerre, Louis Cotte que le travail ardu de plusieurs années, l’humidité du garage, l’arthrite avait usé prématurément pris la décision de vendre son commerce. Il eut plusieurs offres d’achat. finalement il préféra vendre à ses deux fils aînés, Pierre et Frédéric.

Cotte et Frères Enrg. (1945 à 1976):

En 1945, Pierre et Frédéric achètent le garage de leur père. Ils forment une société du nom du Cotte & Frères Enrg. pour l’exploiter. Comme bien des jeunes, ils voulurent faire trop et trop vite. ils modernisèrent l’équipement, firent allonger les heures d’ouverture pour passer à 18 h par jour, engagèrent de nombreux employés, etc.  Tant et si bien qu’à la fin de l’année, c’est leur père, Louis, qui dut le dépanner au plan financier. Il leur fit cette remarque: « ce n’est pas le chiffre d’affaires qui compte mes garçons, c’est le profit net ». Pierre et Frédéric ayant vu les effets nocifs sur la santé de leur père du métier de mécanicien voulurent en sortir le plus tôt possible en diversifiant leur commerce. Ils ont hésité entre une franchise pour la vente d’automobiles Chrysler et une succursale d’ U.A.P. spécialisée dans la vente de pièces de rechange pour automobiles.  Monsieur Charles Préfontaine, fondateur et propriétaire de la chaîne U.A.P., fut le plus convaincant. Ils ouvrirent en 1947, l’année même du décès de leur père Louis (emporté par une crise d’angine), la première succursale d’U.A.P. l’Annonciation.

Les deux frères se partagent des responsabilités. Pierre s’occupe activement d’U.A.P. tandis que Frédéric fait fonctionner le garage. En 1951, Pierre croyant pouvoir vivre du seul commerce U.A.P. demande à Frédéric de racheter ses parts dans Cotte & Frères Enrg. Celui-ci accepte mais s’associe aussitôt à sa mère, Marie-Anne, pour consolider la situation financière de Cotte & Frères enrg. Voyant que ce commerce (U.A.P.) ne lui rapportait pas un bon revenu, Pierre accepte une offre d’emploi du siège social d’U.A.P. à Montréal. Il y travailla plusieurs années et y occupa diverses fonctions. Frédéric reprit la succursale d’U.A.P. de l’Annonciation.

Pour améliorer la rentabilité de son commerce, Frédéric y ajoute en 1951 la vente de gaz propane et de gaz à souder (oxy acétylène) ainsi que les accessoires et le matériel à soudure. C’est ainsi que Provincial Gaz enrg. s’ajoute à U.A.P. , et à Cotte & Frères enrg. Frédéric et sa mère, Marie-Anne, opèrent donc trois types de commerce différents: garage, vente de pièces de rechange et vente de gaz propane et à souder.

En 1959, Frédéric rachète la part de sa mère. Elle n’aimait plus tellement les responsabilités que lui amenait cette association. C’est d’ailleurs elle-même qui demande à Frédéric de lui racheter sa participation. Il est désormais seul à la barre.

Un beau matin de 1967, le mécanicien principal de Cotte & Frères  Enrg. (employé depuis 21 ans) vient annoncer à Frédéric qu’il venait de s’engager à l’Hôpital des Laurentides. Frédéric n’hésite pas seul instant (des études préalables lui ayant fait douter de la rentabilité de cette façade de son entreprise) et décide, le midi même, de fermer les opérations de mécanique automobile. Quand son ex-mécanicien lui demandera, le même soin de surseoir à sa décision, il répondra qu’il était déjà trop tard. Il continuera cependant à vendre de l’essence jusqu’à la fin de son contrat en 1972.

F.C.M. Cotte Inc. (1976 à …):

La succursale UAP de l’Annonciation subit plusieurs changements de statut au cours de son existence. Au tout début c’était une succursale autonome rattachée directement au siège social. Puis pour une période assez brève, ce fut un satellite de la succursale U.A.P. de Mont-Laurier. Elle redevint succursale autonome pour le demeurer jusqu’en 1976,  époque où elle prit le statut de magasin associé à l’organisation U.A.P.

C’est en effet en 1976 qu’un véritable coup de tonnerre éclate dans l’univers commercial de Frédéric Cotte. Alors qu’il approche de ses 60 ans, le siège social d’U.A.P. le somme de devenir propriétaire de la succursale d’U.A.P. à l’Annonciation, c’est-à-dire d’acheter la franchise, l’inventaire et les comptes recevables. En cas de refus, on le prévient qu’il sera vendu à d’autres. Une décision très difficile à prendre car ce n’est pas l’âge idéal pour prendre de tels risques financiers.

C’est donc après en avoir longuement discuté avec Claire, son épouse, que Frédéric décide de former une compagnie qui achètera la succursale U.A.P. . N’ayant pas l’argent liquide nécessaire, il dut emprunter une somme importante de la Banque Nationale et de la Caisse Populaire. Pour mieux souligner l’appui donné par Claire à ce nouveau projet, Frédéric lui offre une très grande partie des actions de la nouvelle compagnie. Enfin, pour s’assurer une possible relève il offre quelques actions à son fils Marcel. C’est ainsi qu’est né F.C.M. Cotte Inc. Par la suite André et Paul, ses deux autres fils, se joignirent tour à tour à F.C.M. Cotte Inc.

En 1978, pour se consacrer davantage aux opérations de F.C.M. Cotte Inc., Frédéric ferme Provincial Gaz Enrg. qu’il continuait à opérer en marge de son commerce principal. Cette fermeture fut l’occasion de réorganiser entièrement la structure des tâches au sein de l’entreprise. Ce qui permit, entre autres, d’engager un vendeur plein temps sur la route. Dorénavant, aidé de son épouse et des conseils de ses trois fils, Frédéric Cotte n’opère plus qu’un seul commerce (vente en gros et au détail de pièces et accessoires d’automobiles) sous la raison sociale de F.C.M. Cotte Inc.

Soixante ans déjà! :

Ça fait déjà 60 ans que Louis Cotte a ouvert son premier garage à l’Annonciation. Plus de soixante-quinze (75) employés s’y succédèrent de 1922 à 1982. Les deux premières furent Émile Contant et Philippe Legault. Sylva Therrien y travailla 21 ans comme mécanicien. Plusieurs militaires de la base Bomarc à La Macaza y travaillèrent à temps partiel en qualité de vendeur sur la route. N’oublions pas les nombreuses secrétaires qui se succédèrent depuis 1947. Claire Cotte est la dernière en liste et elle seconde admirablement bien son époux. Frédéric a d’ailleurs l’habitude de dire que c’est « sa meilleure ».

Deux générations de « fils du patron » y travaillèrent pour des périodes plus ou moins longues. En plus de Pierre et Frédéric, Louis et Jean vinrent  à l’occasion y travailler. Tous les garçons de Frédéric en firent leur « job » d’été et de fin de semaine. Marcel s’est surtout occupé de la livraison du gaz propane du gaz à souder. André fit ses premières armes de vendeur au comptoir et sur la route. Paul y fit un peu de tout. Frédéric avait (et garde toujours) l’habitude de dire la vache à lait en parlant de son commerce. C’est ainsi que quand un de ses fils se plaignait de manquer d’argent, il lui répondait invariablement « la vache à lait est en bas, tu n’as qu’à aller y travailler ».

Espérons en terminant ce bref survol que F.C.M. Cotte Inc. continuera pendant longtemps de servir à la fois sa clientèle de la région et de permettre à un ou plusieurs membres de la descendance de Louis Cotte d’y  trouver leur gagne-pain.

Ce texte de Frédérci Cotte a été composé pour le soixantième annivesaire du Garage des Laurentides. Il s’arrête donc en 1982. F.C.M. Cotte inc fut vendu l’année suivante à Jean Cotte, le jeune frère de Frédéric.

Le bâtiment qui abrita le garage et les commerces de Frédéric est encore debout à l’Annonciation, il abrite maitenant des bureaux gouvernementaux.

Le Garage des Laurentides dans les années 20, pas encore de pompe à essence.
Le Garage des Laurentides devient un magasin UAP – 1976 …
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Je découvre le Chromebook

Je connais l’existence des Chromebooks depuis très longtemps. J’en avais même acheté quelques-uns d’occasion dans le but d’en faire de petits portables Linux. Je les avais très peu utilisés en tant que Chromebook. Comme portable Liuux, cela faisait de belles petites machines peu chères et légères. Pour moi, cela restait des laptops traditionnels.

Pourtant, par mon travail à Carrefour éducation, j’avais été mis en contact avec la version éducation de la Google suite (le nom donné par Google aux outils de Google Docs). La suite éducation comprend aussi des logiciels de gestion bien appréciés des éducateurs. Le Chromebook lui-même fait le délice des techniciens en informatique puisqu’il nécessite très peu de travail pour le maintenir à jour. De grosses économies pour les services informatiques des commissions scolaires et des écoles.

Mais personnellement, je n’avais pas vraiment utilisé le Chromebook. Ce qui m’a convaincu d’en faire un essai loyal, c’est Patrick, le cofondateur du défunt Bloguelinux. Un balado que j’écoutais religieusement. Ce dernier, grand adepte de Linux et des logiciels libres, nous a surpris en nous apprenant qu’il avait été séduit par le Chromebook qu’il venait d’acheter justement pour le transformer en petit laptop Linux comme je le faisais moi-même. Finalement, il a décidé de s’en servir comme un Chromebook, oubliant de ce fait l’idée de s’en servir sous Linux.

Le Chromebook qu’il avait acheté m’a séduit. C’est un appareil multiforme qui peut devenir une tablette quand on le plie complètement, on peut aussi le mettre comme une tente pour visionner plus confortablement des vidéos. Bref un petit bijou et, cerise sur le gâteau. il n’était pas cher. Surtout que j’ai acheté un remis à neuf (refurbished). Le mien m’a coûté 271 $ taxes et transport inclus. Qui dit mieux? C’est un ACER R11.

Le Chromebook ACER R11

Le voici en mode présentation, idéal pour visionner des vidéos.

Le mode présentation, idéal pour visionner des vidéos ou faire une présentation.

Finalement, il peut devenir une tablette, je pensais me servir régulièrement de ce mode. Ce ne fut pas le cas. Le mode présentation me sert plus souvent.

L’ACER R11 peut devenir une tablette.

Depuis quelques mois ,je me sers de mon Chromebook tous les jours, c’est mon appareil de base. Patrick, toujours lui, disait que 95 % du temps hors-travail (il est programmeur), c’était l’orditnateur qu’il utilisait. Je découvre chaque jour sa versatilité, on ne soupçonne pas tout ce qu’on peut faire avec un appareil dont le système d’opération est … un navigateur. ChromeOS qui est le coeur des Chromebook est un navigateur sous stéroïde. Et, en dessous de Chrome pour les tâches de fond, on trouve Linux.

Tous les modèles récents des Chromebooks sont capables d’exécuter la plupart des applications pour Android. Une vraie bénédiction qui nous permet de travailler avec les mêmes outils que sur notre téléphone intelligent. Il est quand même préférable de trouver une extension ou une application Chrome pour certaines tâches puisque l’affichage n’est pas toujours adéquat. Finalement, les amateurs de Linux sont comblés puisque on est capable désormais, en mode beta bien sûr, d’installer une distribution Debian sur notre Chromebook, cette distribution travaille en parallèle avec ChromeOS. L’intégration est réussie mais demande de comprendre un peu la façon d’accéder à Linux et surtout de partager des dossiers.

Je suis encore en mode découverte mais mon Chromebook m’émerveille tous les jours. Aujourd’hui justement, j’ai découvert le mode dictée vocale qui fonctionne très bien. Les mots sont toujours écrits avec l’orthographe correcte et la plupart des accords sont bien faits. Lintelligence artificielle avance à grands pas.

Je reviendrai de temps à autre vous faire part de mes découvertes.

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Les maudits DRM sur les livres numériques

Depuis le temps que je fulmine contre eux, je me décide à en parler plus longuement. Je profite de la lecture d’un article un peu ancien sur le sujet pour me repomper. L’article est de l’éditeur du site Liseuses.net. Il date d’octobre 2016 mais reste complètement d’actualité.

Pour le lire cliquez sur DRM Kindle, Kobo, Adobe, CARE et Readium : la grande mascarade.

Illustration de l’article de Liseuses.net

Passons à mes moutons. Je lis des documents numériques depuis une bonne quinzaine d’années. Au début, il s’agissait surtout de documents PDF utiles à mon travail. Adepte du logiciel libre et de Linux, j’ai vite compris que les ebooks du commerce ne m’étaient pas vraiment destinés. Propagandiste du matériel culturel libre de droits, j’en proposais aux écoles. Le hic! c’est qu’on en trouvait beaucoup pour les oeuvres dont le droit d’auteur était expiré (50 ou 70 ans après le décès de l’auteur). Rien de bien affriolant pour de jeunes adolescents. Mais passons sur cette étape.

La retraite arrivée, j’avais plus de temps pour la lecture de loisirs. J’ai changé ma vieille liseuse Sony pour une Kobo flambant neuve. Les premières années, tout se passe pas trop mal. J’avais trouvé un logiciel, probablement illégal, qui déverrouillait mes ebooks. Je pouvais donc en dispose à ma guise. Si vous n’avez pas lu l’article proposé au début, sachez que la plupart des ebooks, à l’exception de ceux d’Amazon, sont protégés par un dispositif nommé Adobe Digital Edition (ADE). Les éditeurs et leurs distributeurs utilisent pour la plupart cette façon de faire. En passant, les ebooks d’Amazon sont aussi protégés par un autre dispositif.

Récemment tout a foiré. La version d’ADE qui tourne encore sous Linux est très ancienne et ne supporte plus vraiment les nouvelles protections. Qu’à cela ne tienne, je garde un vieux PC sous Windows pour ces circonstances. Malheur, ce dernier commence aussi à faire des siennes. Une fausse manoeuvre m’a fait désactivé la version d’ADE de ma liseuse KOBO. Impossible de la réactiver à l’aide de la procédure suggéré par Kobo. Support pour ADE nul, et encore nul. Rien. Du coup, impossible de continuer à déverrouiller mes ebooks mais pire… impossible de lire un ebook protégé sur ma Kobo sauf s’il est acheté sur le site de Kobo. Pire et repire… le prêt de livre numérique des bibliothèques repose entièrement sur ADE. Impossible d’emprunter des livres sauf à partir de mon vieux PC Windows avec son ADE défaillant. On ne peut lire les livres empruntés que sur l’appareil avec lequel on l’a téléchargé. Vous voyez le portrait.

Bref, je suis piégé par ces maudits DRM. Et après on s’étonne que je ne réussisse pas à convaincre mon entourage de passer aux ebooks. Je cite l’auteur de Liseuses.net

« Avant de poursuivre ce texte, je souhaite rappeler une chose : le DRM c’est nul. Cela ne protège pas les éditeurs qui peine à vendre leurs livres numériques vu que beaucoup de gens déconseillent les achats en ligne en raison des problèmes techniques rencontrés. »

Je termine en rendant hommage aux éditeurs qui renoncent aux DRM pour utiliser un filigrane en guise de protection. On en trouve plusieurs sur le site Les libraires. Je n’ai pas fini ma recension et j’en ai déjà trouvé une bonne cinquantaine. Ils ont toujours ma préférence dans mes achats.

Copie d'écran du site Les libraires
Copie d’écran du site Les libraires

J’ai déjà parlé du site Les libraires sur ce blogue. Je m’arrête ici pour aujourd’hui, il y aurait encore bien des choses à dire sur ce sujet. J’espère y revenir.

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Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 22 et 23

Comme annoncé, hier, il n’y a pas eu d’article publié. La soirée chez mon ami Gilles fut des plus agréables et ne laissait pas de temps pour écrire!

Vous aurez donc deux jours en un seul article. Peu de matières cependant car sur le chemin du retour on s’arrête moins, on sent l’avoine qui nous attend à l’écurie 😉

Voici un aperçu de la belle maison de style victorien qui nous a hébergé pour la nuit de mercredi.

Terra Bella, le BB qui nous a hébergé
Terra Bella, le BB qui nous a hébergé

En quittant Port Elgin, nous avons aperçu au loin le Pont de la Confédération. Vu de Murray Corner, il n’est plus qu’une petite ligne au centre de la photo. Le voyez-vous?

Pont de la Confédération vu de Murray Corner
Pont de la Confédération vu de Murray Corner

Peu d’arrêts car la route entre Port Elgin et Caraquet est longue. On ne pouvait passer à Shédiac sans y faire un petit arrêt. Quelques boutiques qui ont fait le bonheur de Michou.

La plus grosse sculpture de homard au monde (Shédiac)
La plus grosse sculpture de homard au monde (Shédiac)

On dînera à Miramichi avant d’entamer le dernier bout de route qui nous mènera à Caraquet. En passant à Néguac, on fait un petit détour par l’ïle aux foins. Un magnifique petit parc provincial. Plage et marais s’y côtoient.

L'île aux foins à Néguac
L’île aux foins à Néguac

On arrive à Caraquet vers 18 h. Retrouvailles des 2 amis. Soirée de placotage. Une belle grande nuit de repos. Déjeuner-brunch et hop! retour à la maison via Pohénégamook.

Un seul arrêt touristique à la sortie de Caraquet pour un paysage bien spécial. Puis on se concentre sur le retour… Ce sera le dernier article, la route qui reste vous est connu, c’est la 20.

Vu sur la route du retour près de Caraquet
Vu sur la route du retour près de Caraquet

À l’an prochain, peut-être…

Michelle et André

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Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 21

Saviez-vous que Pictou se distingue en hébergeant un fabricant de couteaux qui est connu internationalement? Nous l’avons appris par hasard en circulant dans la ville. Ce matin, nous nous sommes arrêtés à Grohmann Knives en songeant à mon frère Marcel qui adore les beaux et bons couteaux.

Grohmann Knives de réputation internationale
Grohmann Knives de réputation internationale
Vitrine de couteaux chez Grohmann
Vitrine de couteaux chez Grohmann

Grosse déception en arrivant au Northumberland Fisheries Museum. Nous avions bien hâte d’en visiter la section dédiée aux homards. On en élève et elle abrite des homards bleu et rouge (très rares) vivants. La facade sur la rue nous incite à adopter un homard. Sur le porte, on annonce que pour des raisons hors de leur contrôle, le musée est fermé et n’ouvrira que le lendemain. C, nous rappelle vaguement quelque chose…

Northemburland Fisheries Museum
Northemburland Fisheries Museum
L'annexe du musée des pêcheries dédiée aux homards
L’annexe du musée des pêcheries dédiée aux homards

Au moment de repartir, André reçoit un appel téléphonique. En anglais et venant du motel que nous venions de quitter. On lui demande s’il connaît une Michelle Fleury. On lui dit qu’on vient de retrouver son porte-cartes qui contient permis de conduire, carte d’assurance-maladie, etc. Le même porte-carte perdu l’an passé au retour de l’Ouest canadien. On pousse un soupir de soulagement et on retourne au motel en se confondant en remerciements. Un épisode qui aurait pu être très irritant.

On quitte enfin Pictou pour reprendre la Sunrise Trail vers Tatamagouche et Port Elgin. Nous avons fait notre pique-nique sur les terrains de Seafoam Lavender, des producteurs de lavande du coin. Un terrain superbement aménagé qui comprend entre autres des tables de pique-nique. Il fait un beau soleil et on en profite à plein. D’ailleurs la météo va se détériorer plus tard dans la journée. On repart vers Tatamagouche.

Finalement, Tatamagouche, village très touristique du moins à en juger par le nombre de gift shops. Mais une seule attraction le Creamery Square et son Farmer’s market. Les activités s’y font presqu’uniquement le samedi sauf un atelier d’art et le petit musée.

Creamery Square à Tatamagouche
Creamery Square à Tatamagouche

On se rend à Port Elgin en suivant toujours la Sunrise Trail. Le temps est devenu gris, il pleuviote et l’air s’est rafraîchi. Un seul arrêt dans une petite marina sur la Brûlé Shore. Notre BB de cette nuit est aussi une grande maison victorienne. Construite en 1885, c’était la maison du docteur. Notre hôtesse parle français… un repos pour l’oreille. Elle nous suggère de souper au Chat bleu à 4 km. Nous ne le regretterons pas c’est un des meilleurs repas du voyage.

Demain on se dirige directement sur Caraquet pour passer 1 journée chez un grand ami d’André, Gilles Gagné. Peu de chance de voir un article sur le blogue car il parle autant sinon davantage qu’André. Vous voyez le scénario!

Michelle et André

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