STM : de la folie furieuse. Qui va les arrêter!

Il y a déjà plusieurs années que je dénonce le prix excessif du stationnement incitatif du métro Angrigon.

Or voilà! que cette année encore… augmentation d’un dollar pour la place de stationnement. On est rendu à 11 $ pour 3 heures ou plus. Qui dort au gaz, la ville ou la STM.

Parallèlement à cela on imprime et distribue à grand frais des feuillets nous incitant à délaisser l’auto pendant les travaux sur l’échangeur Turcot. On nous y indique l’augmentation des autobus et de la fréquence de leur passage.  Réveillez-vous, le coût cela compte aussi dans nos décisions. Quand on ajoute 11 $ au prix du passage pour le métro, cela commence à inciter pas mal moins.

Le tarif excessif mène à l’équivalent d’un no parking Image provenant de Pixabay

J’ose espérer que cette année on va réagir. Sinon on sera à 12 $ l’an prochain. On me dira que 11 $ ce n’est pas très cher pour un parking. Wow! c’est un parking incitatif. Un parking qui devrait nous inciter à délaisser notre auto pour le métro. Un parking qui a pour but de désengorger le centre-ville.

Il devrait être absolument gratuit sur présentation de notre titre de transport. Mettons qu’on pourrait s’accommoder de 5 $, et encore!

Partagez votre indignation sur les médias sociaux.  Voici un hyperlien raccourci pour le partage.  https://wp.me/p8hxR-iR

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Ce qui se cache derrière la gratuité

Plusieurs services nous sont offerts gratuitement et nous les prenons pour acquis. On s’interroge rarement sur les raisons de cette gratuité. Qui a décidé que nous étions parmi les heureux élus. Pourtant comme disent les anglophones « There is no free lunch ». Quelqu’un quelque part doit payer pour que nous puissions jouir d’un service gratuit.

La gratuité on la voit partout autour de nous… l’éducation primaire et secondaire, l’accès aux routes, les soins médicaux, l’accès à la piscine municipale, les logiciels libres, certains textes gratuits, certains spectacles, les livres à la bibliothèque, etc. La liste pourrait s’allonger encore longtemps. Chaque fois que vous profitez de l’un de ces services vous demandez vous qui a payé en bout de ligne? Probablement jamais.

Connaître la provenance d’un service gratuit nous permet au moins d’avoir de la gratitude et dans certains cas de mettre la main à la poche pour le conserver gratuit.

Dans le cas des services publics, c’est facile. S’ils sont gratuits c’est que vous et moi payons des impôts et des taxes. Haro sur ceux qui les esquivent, ils profitent des services sans faire leur part. On trouve encore beaucoup de gens fiers de ne pas ou de payer peu d’impôts. Le nouveau président américain fait partie de ceux-là. Cette gratuité là est facile à maintenir, il suffit soi-même de payer ses impôts et de faire pression pour que les resquilleurs le fasse, fussent-ils de grandes corporations. Vous seriez surpris de voir le nombre de compagnies importantes, déclarant des profits qui arrivent à ne pas payer un sou d’impôts.

Passons aux services sociaux offerts aux personnes plus démunis que nous. Qui finance la Maison du Père pour l’hébergement des itinérants, les maisons d’accueil pour les femmes violentés, les activités de loisirs de nos jeunes, les repas gratuits pour certaines clientèles, etc. Ici aussi, la liste pourrait s’allonger indéfiniment. Qui finance? Encore nous! Mais cette fois, au contraire des impôts, c’est de contribution volontaire et libre qu’il s’agit. Nous avons vu, pour la plupart d’entre nous, nos parents faire des dons réguliers à plusieurs organismes « charitables », s’abonner aux revues missionnaires et donner pour les missions. Notre génération n’a pas toujours suivi cet exemple. C’est dommage, cela met en péril bien des services gratuits que l’on tient pour acquis.

Vous savez que depuis des années je vous rebats les oreilles avec les logiciels libres et plus récemment avec les ressources (images, musique, textes, etc.) libres. Comme bien des gens, au début je me contentais de prendre sans vraiment m’interroger sur la raison pour laquelle on me les offrait gratuitement. Avec le temps, j’ai compris que ces personnes généreuses qui me founissaient Linux, Gimp, LibreOffice, Wallabag, WordPress, Wikipedia, Framasoft etc. devait manger tous les jours… J’ai alors vu le petit lien sur plusieurs de ces sites proposant un don. Tiens, tiens on pouvait aider à maintenir cette gratuité.

J’ai pris l’habitude de donner de temps à autre, un petit 5 $ ou un 10$, rarement plus. J’aime mieux répartir le petit budget que j’attribue à ces dons. Je les appelle MES revues missionnaires modernes en hommage à mes parents. Je me propose de faire un petit relevé de ce que j’ai donné jusqu’ici pour m’assurer que je participe en proportion de mes capacités.

Récemment (l’an dernier) j’ai pensé être capable de faire mieux en m’engageant à un don récurrent. Une contribution qui sort automatiquement de votre poche tous les mois.  J’admire depuis longtemps ce que Framasoft accomplit pour l’univers du libre. C’est donc là que j’ai fait mon premier don récurrent. Je suis fier de faire partie des 700 personnes qui ont fait la même chose.

Bref je vous encourage, vous aussi, à réfléchir à la gratuité. Vous deviendrez fier de payer vos impôts et vos taxes. Du fait même vous serez un électeur éclairé qui surveille de près ce qu’on fait avec son argent. J’espère aussi que vous déciderez, dans la mesure de vos moyens, de soutenir certains services gratuits auxquels vous tenez.


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Relations entre courtiers et producteurs d’huile palme (Maîtrise).

Fruits du palmier à l'huile

© CIFOR, Creative Commons By Nc Nd

Depuis des décennies, mon mémoire de maîtrise intitulé « Les relations entre courtiers et producteurs d’huile de palme dans le delta du Niger au XIXe siècle », dormait dans les voûtes de la bibliothèque de l’Université de Montréal. J’imagine que peu ou aucune personnes ont eu la chance de le parcourir. Je rêvais depuis longtemps de le mettre en accès en format numérique.  Juste au moment où j’allais abandonner l’idée me disant que cela ne servirait que mon ego, je rencontre un vieil ami africain avec qui j’ai fréquenté l’université de Montréal. Ce dernier, docteur en histoire, enseigne à l’université à Kinshasha, me dit qu’il se sert tous les ans de mon mémoire (je lui en avais donné une copie) dans un de ses cours. Du coup, mon rêve devenait un geste utile.

En plus de l’intérêt universitaire pour mon mémoire, je crois vraiment qu’il intéressera toute personne qui s’intéresse aux sociétés africaines précoloniales.

Ne vous laissez pas intimider, la lecture en est facile, ceux qui me connaissent savent que je sais vulgariser les connaissances. La première partie est très générale et va vous introduire à la région et à son organisation socio-politique. Vous pouvez même vous en contenter dans un premier temps. Ne manquez pas dans le chapitre trois, la section sur les sociétés lignagères et la parenté classificatoire (page 52 et suivantes). Vous comprendrez mieux pourquoi vos amis africains vous présentent souvent leurs amis comme des frères, voire des papas.

La première phase de mon projet vient de prendre forme. J’ai numérisé page par page le mémoire au format PDF. Attention, ce sont des images de chacune des pages assemblées dans un PDF. Ce qui exclut la possibilité de faire des recherches de mots ou d’expressions. C’est le début. Je m’attelle à la tâche plus exigeante de refaire le travail avec un logiciel de reconnaissance de caractères (OCR) pour le proposer ensuite dans un format plus utile comme le ePub ou le PDF textuel.

Pour vous éviter de trop gros téléchargements, j’ai découpé l’ouvrage en morceaux :

  1. Sommaire et introduction (PDF)
  2. Première partie – Chapitre 1 (PDF)
  3. Première partie – Chapitre 2 (PDF)
  4. Première partie – Chapitre 3 (PDF)
  5. Deuxième partie – Chapitre 1 (PDF)
  6. Deuxième partie – Chapitre 2 (PDF)
  7. Deuxième partie – Chapitre 3 (PDF)
  8. Deuxième partie – Chapitre 4 (PDF)
  9. Conclusion, appendices et bilbliographie (PDF)

Pour ceux qui n’ont pas peur des gros fichiers la maitrise_complète (PDF) (14,3 Mo)

Je place mon mémoire sous une licence Creative Commons By, Nc et Nd. Je ne suis pas fermé à des usages commerciaux ou à des modifications (améliorations) mais je tiens à en être informé.

Vos commentaires seront appréciés. Je les approuve avant la publication pour éviter les nombreux spams publicitaires.

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Mes tee-shirts à message.

L’OLFQ me dirait de dire mes gaminets à message. Jamais été capable de m’habituer à ce terme. Pourtant, j’aime bien la plupart des suggestions de l’Office.

Je n’aime pas porter des tee-shirts comportant des messages publicitaires comme la marque d’un produit ou l’annonce d’un lieu que j’aurais visité. J’y succombe rarement. Mais j’aime porter mes couleurs, j’allais dire mes valeurs sur la poitrine. J’achète des tee-shirts qui font la promotion de valeurs auxquelles j’adhère. Il m’arrive de faire imprimer mes propres tee-shirts. C’est le cas de deux que je porte ces temps-ci.

Sans plus tarder, voici mes tee-shirts à message.

2016-07-15-153820Mon plus récent… je l’ai fait imprimer car il n’existait pas. Une petite recherche sur Internet vous en apprendra davantage sur Framasoft.

2016-07-15-154214Celui-ci, je l’ai gagné lors d’un party Ubuntu. Je le porte avec fierté car mon ordinateur personnel est monté sous Linux Ubuntu.

2016-07-15-154124J’ai siégé quelques années au CA de FACIL, c’est à ce moment que j’ai fait imprimer ce tee-shirt. Le jaune est une couleur que j’aime beaucoup…

2016-07-15-154036Partisan des licences libres autant pour les logiciels que pour d’autres biens culturels, je me présente ici comme un adepte des licences Creative Commons. Internet, une fois de plus, vous en dire plus sur ces licences.

2016-07-16-131938Mon éditeur québecois préféré est Écosociété. La seule maison d’édition de gauche au Québec. J’ai acheté ce tee-shirt pour soutenir leur cause lors du procès qu’ils ont subi pour le livre Noir Canada.

2016-07-15-154441Tee-shirt syndical mais qui représente mes idées politiques. j’en ai ras le bol des gouvernements qui, sous prétexte d’austérité, mettent la hache dans les services sociaux. Couleur noire et texte provocant, je le porte surtout dans les manifs.

2016-07-15-154551Ce tee-shirt me fut donné par Marc Laporte de tiki.org lors d’un événement sur les logiciels libres à Québec. Tiki Wiki est un logiciel de gestion trop complet pour mes besoins personnels. Marc est un membre très influents du groupe qui le produit. J’aime sa couleur orange…

Voilà comment vous risquez de me voir à la belle saison. Souvent on m’interroge quand je les porte, ce qui me permet de faire la promotion des valeurs auxquelles je crois.

Et vous quels sont vos tee-shirts à message?

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Comme si vous y étiez. Bien cuit de ma prise de retraite

André et Ann Quesnel après quelques pas de danse

Ann Quesnel vient de m’inviter sur la piste pour une petite danse.

Plusieurs personnes ont regretté de ne pas avoir pu assister au bien cuit que mes collègues ont préparé pour souligner mon départ à la retraite.  Oui, il semble bien que cette coutume intéresse même les ethnologues. Catherine Arseneault de l’Université Laval a même écrit sur le sujet. Ceci me permet de prétendre faire de la science plutôt que de l’égocentrisme en vous proposant de visionner ce bien cuit.

Citations tirées du résumé de son article :

Au Québec, plusieurs usages rituels accompagnent les départs à la retraite et les réactions en regard à ces festivités s’avèrent toutes aussi diverses que les manières de partir.

Aujourd’hui, cette dernière prend régulièrement la forme d’un hommage personnalisé appelé le bien cuit.

…la célébration d’un départ à la retraite est dans cet article examinée comme une performance rituelle qui influence et accompagne l’individu dans cette transition.

C’est dans cette perspective noble que je vous propose de revoir mon bien cuit.

Attention, il dure une bonne bonne heure et quart.

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