Les maudits DRM sur les livres numériques

Depuis le temps que je fulmine contre eux, je me décide à en parler plus longuement. Je profite de la lecture d’un article un peu ancien sur le sujet pour me repomper. L’article est de l’éditeur du site Liseuses.net. Il date d’octobre 2016 mais reste complètement d’actualité.

Pour le lire cliquez sur DRM Kindle, Kobo, Adobe, CARE et Readium : la grande mascarade.

Illustration de l’article de Liseuses.net

Passons à mes moutons. Je lis des documents numériques depuis une bonne quinzaine d’années. Au début, il s’agissait surtout de documents PDF utiles à mon travail. Adepte du logiciel libre et de Linux, j’ai vite compris que les ebooks du commerce ne m’étaient pas vraiment destinés. Propagandiste du matériel culturel libre de droits, j’en proposais aux écoles. Le hic! c’est qu’on en trouvait beaucoup pour les oeuvres dont le droit d’auteur était expiré (50 ou 70 ans après le décès de l’auteur). Rien de bien affriolant pour de jeunes adolescents. Mais passons sur cette étape.

La retraite arrivée, j’avais plus de temps pour la lecture de loisirs. J’ai changé ma vieille liseuse Sony pour une Kobo flambant neuve. Les premières années, tout se passe pas trop mal. J’avais trouvé un logiciel, probablement illégal, qui déverrouillait mes ebooks. Je pouvais donc en dispose à ma guise. Si vous n’avez pas lu l’article proposé au début, sachez que la plupart des ebooks, à l’exception de ceux d’Amazon, sont protégés par un dispositif nommé Adobe Digital Edition (ADE). Les éditeurs et leurs distributeurs utilisent pour la plupart cette façon de faire. En passant, les ebooks d’Amazon sont aussi protégés par un autre dispositif.

Récemment tout a foiré. La version d’ADE qui tourne encore sous Linux est très ancienne et ne supporte plus vraiment les nouvelles protections. Qu’à cela ne tienne, je garde un vieux PC sous Windows pour ces circonstances. Malheur, ce dernier commence aussi à faire des siennes. Une fausse manoeuvre m’a fait désactivé la version d’ADE de ma liseuse KOBO. Impossible de la réactiver à l’aide de la procédure suggéré par Kobo. Support pour ADE nul, et encore nul. Rien. Du coup, impossible de continuer à déverrouiller mes ebooks mais pire… impossible de lire un ebook protégé sur ma Kobo sauf s’il est acheté sur le site de Kobo. Pire et repire… le prêt de livre numérique des bibliothèques repose entièrement sur ADE. Impossible d’emprunter des livres sauf à partir de mon vieux PC Windows avec son ADE défaillant. On ne peut lire les livres empruntés que sur l’appareil avec lequel on l’a téléchargé. Vous voyez le portrait.

Bref, je suis piégé par ces maudits DRM. Et après on s’étonne que je ne réussisse pas à convaincre mon entourage de passer aux ebooks. Je cite l’auteur de Liseuses.net

« Avant de poursuivre ce texte, je souhaite rappeler une chose : le DRM c’est nul. Cela ne protège pas les éditeurs qui peine à vendre leurs livres numériques vu que beaucoup de gens déconseillent les achats en ligne en raison des problèmes techniques rencontrés. »

Je termine en rendant hommage aux éditeurs qui renoncent aux DRM pour utiliser un filigrane en guise de protection. On en trouve plusieurs sur le site Les libraires. Je n’ai pas fini ma recension et j’en ai déjà trouvé une bonne cinquantaine. Ils ont toujours ma préférence dans mes achats.

Copie d'écran du site Les libraires
Copie d’écran du site Les libraires

J’ai déjà parlé du site Les libraires sur ce blogue. Je m’arrête ici pour aujourd’hui, il y aurait encore bien des choses à dire sur ce sujet. J’espère y revenir.

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