Liberté ou efficacité ?

Un article sur NewsForge nous force à réfléchir sur les motivations que nous devrions avoir face à l’utilisation de logiciels libres. Jem Matzan, l’auteur de Your software rights or the best tools: often a sad choice , plaide pour le réalisme dans l’adoption de logiciels libres. Il note, avec justesse, qu’on n’entend jamais parler de poursuites contre des individus qui auraient utilisé, à la maison, un logiciel propriétaire sans en payer la licence. Sur ce point, je ne suis pas d’accord avec son raisonnement qui dit qu’on peut donc utiliser des logiciels propriétaires illégaux dans un cadre privé sans trop nous en faire.

Par contre, je trouve plus solide son propos quand il dit qu’il faut d’abord, et avant tout, choisir des logiciels qui répondent à nos besoins, libres ou pas. J’ajouterais à sa réflexion « à condition qu’on puisse se les payer ». Ses exemples concernent surtout les gens qui gagnent leur vie à l’aide d’un logiciel. Ainsi, il affirme que The Gimp ne peut probablement pas remplacer PhotoShop pour un graphiste professionnel. Et qu’un programmeur de site Web serait bien embêté s’il décidait de n’utiliser que du libre.

Dans le cas d’un usage strictement privé ou scolaire, je crois que la panoplie actuelle de logiciels libres peut répondre à un nombre grandissant de besoins sans qu’on ait l’impression qu’on a sacrifié l’efficacité au nom de la liberté.

D’autre part, Matzan, fait bien ressortir que sur les 4 libertés, telles que définies par Stallman, seule les libertés 0 et 2 ont de l’importance pour l’usager ordinaire. Il faut donc cesser de vendre le libre à nos parents et amis (non-programmeurs) en disant qu’on peut étudier et modifier un logiciel libre. Avez-vous déjà modifié un logiciel ? Moi, jamais!

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