Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 21

Saviez-vous que Pictou se distingue en hébergeant un fabricant de couteaux qui est connu internationalement? Nous l’avons appris par hasard en circulant dans la ville. Ce matin, nous nous sommes arrêtés à Grohmann Knives en songeant à mon frère Marcel qui adore les beaux et bons couteaux.

Grohmann Knives de réputation internationale
Grohmann Knives de réputation internationale
Vitrine de couteaux chez Grohmann
Vitrine de couteaux chez Grohmann

Grosse déception en arrivant au Northumberland Fisheries Museum. Nous avions bien hâte d’en visiter la section dédiée aux homards. On en élève et elle abrite des homards bleu et rouge (très rares) vivants. La facade sur la rue nous incite à adopter un homard. Sur le porte, on annonce que pour des raisons hors de leur contrôle, le musée est fermé et n’ouvrira que le lendemain. C, nous rappelle vaguement quelque chose…

Northemburland Fisheries Museum
Northemburland Fisheries Museum
L'annexe du musée des pêcheries dédiée aux homards
L’annexe du musée des pêcheries dédiée aux homards

Au moment de repartir, André reçoit un appel téléphonique. En anglais et venant du motel que nous venions de quitter. On lui demande s’il connaît une Michelle Fleury. On lui dit qu’on vient de retrouver son porte-cartes qui contient permis de conduire, carte d’assurance-maladie, etc. Le même porte-carte perdu l’an passé au retour de l’Ouest canadien. On pousse un soupir de soulagement et on retourne au motel en se confondant en remerciements. Un épisode qui aurait pu être très irritant.

On quitte enfin Pictou pour reprendre la Sunrise Trail vers Tatamagouche et Port Elgin. Nous avons fait notre pique-nique sur les terrains de Seafoam Lavender, des producteurs de lavande du coin. Un terrain superbement aménagé qui comprend entre autres des tables de pique-nique. Il fait un beau soleil et on en profite à plein. D’ailleurs la météo va se détériorer plus tard dans la journée. On repart vers Tatamagouche.

Finalement, Tatamagouche, village très touristique du moins à en juger par le nombre de gift shops. Mais une seule attraction le Creamery Square et son Farmer’s market. Les activités s’y font presqu’uniquement le samedi sauf un atelier d’art et le petit musée.

Creamery Square à Tatamagouche
Creamery Square à Tatamagouche

On se rend à Port Elgin en suivant toujours la Sunrise Trail. Le temps est devenu gris, il pleuviote et l’air s’est rafraîchi. Un seul arrêt dans une petite marina sur la Brûlé Shore. Notre BB de cette nuit est aussi une grande maison victorienne. Construite en 1885, c’était la maison du docteur. Notre hôtesse parle français… un repos pour l’oreille. Elle nous suggère de souper au Chat bleu à 4 km. Nous ne le regretterons pas c’est un des meilleurs repas du voyage.

Demain on se dirige directement sur Caraquet pour passer 1 journée chez un grand ami d’André, Gilles Gagné. Peu de chance de voir un article sur le blogue car il parle autant sinon davantage qu’André. Vous voyez le scénario!

Michelle et André

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Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 20

En quittant St-Peters ce matin, nous avons fait le détour vers le canal qui relie l’océan au lac Bras d’or. Avant la construction du canal, les bateaux étaient roulés sur des billes de bois pour traverser l’isthme. Pas de bateaux lors de notre passage.

Canal et écluse à St?Peters
Canal et écluse à St-Peters
Écluse à St-Peters
Écluse à St-Peters

On se dirige ensuite vers Canso pour quitter l’Île du Cap Breton. Au sortir de l’ïle, on prend la Sunrise Trail qui longe plus ou moins la mer. On la suivra jusqu’à notre destination pour la journée, Pictou. Le temps est brumeux, voire pluvieux par moment. La route est donc un peu moins attrayante. Nous arrêtons face à la mer pour le dïner et plus loin à Cape Georges pour une photo.

Petit port de pêche à Cap Georges
Petit port de pêche à Cap Georges

Nous arrivons tôt Pictou, assez tôt pour une visite touristique et un lavage de linge! Deux musées nous interpellent, celui du Hector et celui des pêcheries. Nous décidons de commencer par l’Hector et de garder l’autre pour demain matin.

Le Hector c’est le navire qui, en 1773, amena un contingent de 189 Écossais à Pictou. 18 moururent avant l’arrivée. On a construit une réplique de l’Hector en 1992. C’est cette réplique que l’on visite. Le navire a mal vieilli et devrait être réparé mais l’argent manque, on suppose. La visite de la cale du navire nous enlève le goût de voyager dans de telles conditions.

La réplique du Hector (1773)
La réplique du Hector (1773)
La cale du Hector et ses lits superposés
La cale du Hector et ses lits superposés

Pendant que la laveuse automatique se faisait aller, André a fait quelques photos dans les alentours. En voici deux.

Cormorans se séchant les ailes
Cormorans se séchant les ailes
Un petit cargo à quai à Pictou
Un petit cargo à quai à Pictou

Rendez-vous demain.

Michelle et André

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Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 19

Le petit déjeuner fourni par notre BB était bien spécial… quiche aux épinards, patates rôties, toasts et fruits en quantité, généreusement arrosé d’un bon café. Tout ce qu’il nous fallait pour entreprendre la visite de la forteresse de Louisbourg: un des incontournables d’un voyage en Nouvelle Écosse.

Je vous laisse parcourir Wikipedia pour les détails sur la forteresse. Disons que la journée était ensoleillée mais fraîche et très venteuse. Une visite vivifiante. Nous avons commencé par une petite marche pour voir de plus près le bastion du Roi. Le bâtiment principal de la forteresse. Nous avons vu un soldat tirer du mousquet. Beaucoup de bruit mais probablement pas beaucoup de dommages.

Le tir au mousquet
Le tir au mousquet
Vue partielle du bastion du roi
Vue partielle du bastion du Roi

Compte tenu de notre âge 😉 nous avons opté pour la visite guidée motorisée (en voiturette de golf). Elle avait lieu à 13 h. Juste le temps d’aller dîner avant de la faire. Nous sommes allés à l’auberge d’époque prendre un dîner composé d’ingrédients et de recettes du 18e siècle. Un filet d’aiglefin et des légumes racines précédés d’une soupe, aux pois pour André et aux légumes pour Michou.

Soupe aux pois à l'ancienne (bol et cuillère en étain)
Soupe aux pois à l’ancienne (bol et cuillère en étain)

Bien restaurés, nous avons fait notre visite guidée avec Denis, un prof acadien à la retraite, qui commentait la visite. Un guide hors-pair qui savait mettre les choses en contexte. Puis un peu de magasinage pour Michou pendant qu’André se rend jusqu’à la porte Dauphine.

La porte Dauphine
La porte Dauphine

Vous serez surpris, tout comme nous, d’apprendre que des paquebots de croisière font escale à Louisbourg permettant à leurs passagers de visiter la forteresse.

Paquebot amarré en face de Louisbourg
Paquebot amarré en face de Louisbourg

Direction St-Peters pour y passer la nuit.

Michelle et André

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Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 18

Nous avons couché en banlieue de Glace Bay, enfin, une façon de parler. Curieusement, Booking.com n’avait presque rien à offrir à Glace Bay même. Le charbon a été longtemps la ressource qui maintenait l’économie de toute la région et en particulier de Glace Bay. L’économie du charbon s’est terminé à la fin des années 80 à Glace Bay. C’est aussi l’endroit duquel Marconi envoya son premier message TSF vers l’Europe.

Nous devions visiter en matinée le lieu historique national Marconi. Sur place, on apprend qu’il est déjà fermé et ne rouvrira ses portes que l’été prochain. Même les écriteaux explicatifs sur le terrain ont été remisés. Un peu décevant… Mais la vue sur la mer est belle et on s’y attarde un peu.

La mer vue de centre Marconi
La mer vue de centre Marconi

Nous aurons plus de temps pour le Miners Museum. Une reconstitution fidèle d’une mine de charbon sous-marine. Comme tous les musées, on y trouve des artéfacts et des explications nombreuses. Le clou du Miners Museum, c’est la visite guidée sous terre. Nous commençons par faire le tour des objets et des outils miniers exposés en plein air dans la grande cour du musée. Puis, nous allons dîner pour revenir y passer une partie de l’après-midi.

Un ventilateur minier dans le terrain du musée
Un ventilateur minier sur le terrain du musée

Nous achetons le billet d’entrée et celui de la visite guidée. Nous sommes chanceux elle démarre dans la demi-heure qui suit. Malheureusement, il n’y a pas de visite en français de prévue. Les parcs fédéraux nous ont habitués à ce bilinguisme qu’on ne retrouve pas dans les musées privés ou provinciaux. Le guide est un mineur à la retraite qui a travaillé dans les mines de charbon de la région. Ses explications sont d’autant plus intéressantes. Michou comprend quelques phrases et moi le sens du discours car des mots m’échappent surtout qu’il parle assez vite. On nous fait revêtir une cape pour nous protéger de l’eau qui dégouline parfois et d’un casque de travailleur. Les galeries de la mine sont basses et la plupart du temps, on marche la tête baissée. André se cogne allègrement la tête que le casque protège. Michou est plus attentive et moins grande aussi! Même en ne comprenant pas tout, la visite est fascinante. La vie d’un mineur c’est pas facile.

Une galerie d'extraction dans la mine
Une galerie d’extraction dans la mine (couleur pas réaliste)
Le guide explique le fonctionnement de cet outil dans la mine
Le guide explique le fonctionnement de cet outil dans la mine

Puis, on emprunte la Marconi Trail pour se rendre à Louisbourg. Ce soir notre hébergement est exceptionnel. Pas de motel… Une immense maison ancienne qui sert de BB. Charmant comme atmosphère. Les planchers des chambres de l’étage sont loin d’être de niveau. On s’en fout!

Le Cranberry, notre BB à Louisbourg
Le Cranberry Cove Inn, notre BB à Louisbourg

Nous avons soupé en partageant notre table (le restaurant était plein) avec un couple de Notre-Dame-du-Laus. Les Laurentides à notre table. Ce fut bien agréable.

Michelle et André

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Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 17

Nous avons quitté ce matin le motel Iona Height. Nous perdons cette vue exceptionnelle. Le prolongement d’une journée s’est fait au tarif normal et non à celui auquel nous avons payé la première journée. On ne peut gagner sur tous les tableaux.

Nous pensions arrêter à Eskasoni, une réserve indienne qui propose des activités pour les touristes. Or, il s’avère qu’aucune ne se fait sur un court laps de temps. Elles consistent à accomplir des tâches avec des Amérindiens, tâches toutes assez longues. Pour compenser, nous avons fait notre petite épicerie journalière sur place. Cela nous donnait tout le reste de la journée pour visiter Sydney. En fait, la ville n’existe plus, elle est devenue un arrondissement (comme on dirait au Québec) de la municipalité régionale de Cap-Breton qui va jusqu’à Louisbourg!

Sydney, heureusement pour nous, possède un Boardwalk. C’est là que les paquebots de croisières accostent et justement, le Sapphire Princess y était amarré. Nous l’avons eu en arrière-plan tout l’après-midi. Plusieurs photos de tous les angles furent faites. En toute fin d’après-midi en visitant la ville, nous avons enfin vu la proue. Nous avons failli le voir partir.

Le Sapphire Princess
Le Sapphire Princess amarré à Sydney

Nous avons dîné près de l’immense violon de 17 mètres et 8 tonnes de métal. Il symbolise l’amour de la musique et de la danse des gaéliques et des acadiens. Tous les touristes se font prendre en photo près du violon.

Immense violon devenu le symbole de Sydney
Immense violon devenu le symbole de Sydney

Nous avons passé le reste de l’après-midi à parcourir lentement le boardwalk et à y visiter les boutiques. Beaucoup de pause sur les bancs au soleil et dans le vent. Très vivifiant. Un bel après-midi de détente. André y a même fait 2 achats, un fait rarissime! Un bel ensemble scupté (probablement moulé) orne la promenade. Il rappelle le rôle joué par la marine marchande lors de la seconde guerre mondiale particulièrement par les marins de Sydney.

Monument aux marins marchands sauvés des eaux
Monument aux marins marchands sauvés des eaux

Demain, ce sera Glace Bay et son musée sur les mines de charbon. Anciennement la richesse de la région. Marconi y a fait ses premières liaisons TSF

Michelle et André

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