Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 20

En quittant St-Peters ce matin, nous avons fait le détour vers le canal qui relie l’océan au lac Bras d’or. Avant la construction du canal, les bateaux étaient roulés sur des billes de bois pour traverser l’isthme. Pas de bateaux lors de notre passage.

Canal et écluse à St?Peters
Canal et écluse à St-Peters
Écluse à St-Peters
Écluse à St-Peters

On se dirige ensuite vers Canso pour quitter l’Île du Cap Breton. Au sortir de l’ïle, on prend la Sunrise Trail qui longe plus ou moins la mer. On la suivra jusqu’à notre destination pour la journée, Pictou. Le temps est brumeux, voire pluvieux par moment. La route est donc un peu moins attrayante. Nous arrêtons face à la mer pour le dïner et plus loin à Cape Georges pour une photo.

Petit port de pêche à Cap Georges
Petit port de pêche à Cap Georges

Nous arrivons tôt Pictou, assez tôt pour une visite touristique et un lavage de linge! Deux musées nous interpellent, celui du Hector et celui des pêcheries. Nous décidons de commencer par l’Hector et de garder l’autre pour demain matin.

Le Hector c’est le navire qui, en 1773, amena un contingent de 189 Écossais à Pictou. 18 moururent avant l’arrivée. On a construit une réplique de l’Hector en 1992. C’est cette réplique que l’on visite. Le navire a mal vieilli et devrait être réparé mais l’argent manque, on suppose. La visite de la cale du navire nous enlève le goût de voyager dans de telles conditions.

La réplique du Hector (1773)
La réplique du Hector (1773)
La cale du Hector et ses lits superposés
La cale du Hector et ses lits superposés

Pendant que la laveuse automatique se faisait aller, André a fait quelques photos dans les alentours. En voici deux.

Cormorans se séchant les ailes
Cormorans se séchant les ailes
Un petit cargo à quai à Pictou
Un petit cargo à quai à Pictou

Rendez-vous demain.

Michelle et André

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Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 19

Le petit déjeuner fourni par notre BB était bien spécial… quiche aux épinards, patates rôties, toasts et fruits en quantité, généreusement arrosé d’un bon café. Tout ce qu’il nous fallait pour entreprendre la visite de la forteresse de Louisbourg: un des incontournables d’un voyage en Nouvelle Écosse.

Je vous laisse parcourir Wikipedia pour les détails sur la forteresse. Disons que la journée était ensoleillée mais fraîche et très venteuse. Une visite vivifiante. Nous avons commencé par une petite marche pour voir de plus près le bastion du Roi. Le bâtiment principal de la forteresse. Nous avons vu un soldat tirer du mousquet. Beaucoup de bruit mais probablement pas beaucoup de dommages.

Le tir au mousquet
Le tir au mousquet
Vue partielle du bastion du roi
Vue partielle du bastion du Roi

Compte tenu de notre âge 😉 nous avons opté pour la visite guidée motorisée (en voiturette de golf). Elle avait lieu à 13 h. Juste le temps d’aller dîner avant de la faire. Nous sommes allés à l’auberge d’époque prendre un dîner composé d’ingrédients et de recettes du 18e siècle. Un filet d’aiglefin et des légumes racines précédés d’une soupe, aux pois pour André et aux légumes pour Michou.

Soupe aux pois à l'ancienne (bol et cuillère en étain)
Soupe aux pois à l’ancienne (bol et cuillère en étain)

Bien restaurés, nous avons fait notre visite guidée avec Denis, un prof acadien à la retraite, qui commentait la visite. Un guide hors-pair qui savait mettre les choses en contexte. Puis un peu de magasinage pour Michou pendant qu’André se rend jusqu’à la porte Dauphine.

La porte Dauphine
La porte Dauphine

Vous serez surpris, tout comme nous, d’apprendre que des paquebots de croisière font escale à Louisbourg permettant à leurs passagers de visiter la forteresse.

Paquebot amarré en face de Louisbourg
Paquebot amarré en face de Louisbourg

Direction St-Peters pour y passer la nuit.

Michelle et André

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Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 18

Nous avons couché en banlieue de Glace Bay, enfin, une façon de parler. Curieusement, Booking.com n’avait presque rien à offrir à Glace Bay même. Le charbon a été longtemps la ressource qui maintenait l’économie de toute la région et en particulier de Glace Bay. L’économie du charbon s’est terminé à la fin des années 80 à Glace Bay. C’est aussi l’endroit duquel Marconi envoya son premier message TSF vers l’Europe.

Nous devions visiter en matinée le lieu historique national Marconi. Sur place, on apprend qu’il est déjà fermé et ne rouvrira ses portes que l’été prochain. Même les écriteaux explicatifs sur le terrain ont été remisés. Un peu décevant… Mais la vue sur la mer est belle et on s’y attarde un peu.

La mer vue de centre Marconi
La mer vue de centre Marconi

Nous aurons plus de temps pour le Miners Museum. Une reconstitution fidèle d’une mine de charbon sous-marine. Comme tous les musées, on y trouve des artéfacts et des explications nombreuses. Le clou du Miners Museum, c’est la visite guidée sous terre. Nous commençons par faire le tour des objets et des outils miniers exposés en plein air dans la grande cour du musée. Puis, nous allons dîner pour revenir y passer une partie de l’après-midi.

Un ventilateur minier dans le terrain du musée
Un ventilateur minier sur le terrain du musée

Nous achetons le billet d’entrée et celui de la visite guidée. Nous sommes chanceux elle démarre dans la demi-heure qui suit. Malheureusement, il n’y a pas de visite en français de prévue. Les parcs fédéraux nous ont habitués à ce bilinguisme qu’on ne retrouve pas dans les musées privés ou provinciaux. Le guide est un mineur à la retraite qui a travaillé dans les mines de charbon de la région. Ses explications sont d’autant plus intéressantes. Michou comprend quelques phrases et moi le sens du discours car des mots m’échappent surtout qu’il parle assez vite. On nous fait revêtir une cape pour nous protéger de l’eau qui dégouline parfois et d’un casque de travailleur. Les galeries de la mine sont basses et la plupart du temps, on marche la tête baissée. André se cogne allègrement la tête que le casque protège. Michou est plus attentive et moins grande aussi! Même en ne comprenant pas tout, la visite est fascinante. La vie d’un mineur c’est pas facile.

Une galerie d'extraction dans la mine
Une galerie d’extraction dans la mine (couleur pas réaliste)
Le guide explique le fonctionnement de cet outil dans la mine
Le guide explique le fonctionnement de cet outil dans la mine

Puis, on emprunte la Marconi Trail pour se rendre à Louisbourg. Ce soir notre hébergement est exceptionnel. Pas de motel… Une immense maison ancienne qui sert de BB. Charmant comme atmosphère. Les planchers des chambres de l’étage sont loin d’être de niveau. On s’en fout!

Le Cranberry, notre BB à Louisbourg
Le Cranberry Cove Inn, notre BB à Louisbourg

Nous avons soupé en partageant notre table (le restaurant était plein) avec un couple de Notre-Dame-du-Laus. Les Laurentides à notre table. Ce fut bien agréable.

Michelle et André

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Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 17

Nous avons quitté ce matin le motel Iona Height. Nous perdons cette vue exceptionnelle. Le prolongement d’une journée s’est fait au tarif normal et non à celui auquel nous avons payé la première journée. On ne peut gagner sur tous les tableaux.

Nous pensions arrêter à Eskasoni, une réserve indienne qui propose des activités pour les touristes. Or, il s’avère qu’aucune ne se fait sur un court laps de temps. Elles consistent à accomplir des tâches avec des Amérindiens, tâches toutes assez longues. Pour compenser, nous avons fait notre petite épicerie journalière sur place. Cela nous donnait tout le reste de la journée pour visiter Sydney. En fait, la ville n’existe plus, elle est devenue un arrondissement (comme on dirait au Québec) de la municipalité régionale de Cap-Breton qui va jusqu’à Louisbourg!

Sydney, heureusement pour nous, possède un Boardwalk. C’est là que les paquebots de croisières accostent et justement, le Sapphire Princess y était amarré. Nous l’avons eu en arrière-plan tout l’après-midi. Plusieurs photos de tous les angles furent faites. En toute fin d’après-midi en visitant la ville, nous avons enfin vu la proue. Nous avons failli le voir partir.

Le Sapphire Princess
Le Sapphire Princess amarré à Sydney

Nous avons dîné près de l’immense violon de 17 mètres et 8 tonnes de métal. Il symbolise l’amour de la musique et de la danse des gaéliques et des acadiens. Tous les touristes se font prendre en photo près du violon.

Immense violon devenu le symbole de Sydney
Immense violon devenu le symbole de Sydney

Nous avons passé le reste de l’après-midi à parcourir lentement le boardwalk et à y visiter les boutiques. Beaucoup de pause sur les bancs au soleil et dans le vent. Très vivifiant. Un bel après-midi de détente. André y a même fait 2 achats, un fait rarissime! Un bel ensemble scupté (probablement moulé) orne la promenade. Il rappelle le rôle joué par la marine marchande lors de la seconde guerre mondiale particulièrement par les marins de Sydney.

Monument aux marins marchands sauvés des eaux
Monument aux marins marchands sauvés des eaux

Demain, ce sera Glace Bay et son musée sur les mines de charbon. Anciennement la richesse de la région. Marconi y a fait ses premières liaisons TSF

Michelle et André

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Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 16

Ce soir notre petit compte-rendu sera court. Nous sommes vannés tous les deux. Le voyage réclame son dû, du sommeil.

Nous avions réservé une seconde nuit à Iona. Nous avons l’intention de faire 2 musées. Une grosse journée, les musées c’est ce qui nous rentre le plus dans le corps. Trop de longues périodes debout immobile à regarder ou lire. Le premier, celui d’Alexander Graham Bell est un incontournable quand on visite le Cap Breton. Le second est méconnu, c’est le village gaélique de Ioana. Une reproduction du mode de vie à diverses époques des immigrants écossais.

On s’extasie encore devant le Bras d’or. La visite au musée consacré à Bell nous fait découvrir des aspects moins connus de la vie et de l’oeuvre de Graham Bell. On y rencontre un homme bon dans le vrai sens du terme. Un homme qui épouse une de ses élèves sourde-muette qu’il chérira toute sa vie. Mabel est une également une femme exceptionnelle. Capable de s’investir dans la carrière de son mari. Une militante pour une plus grande place des femmes dans la vie publique. Une mère exemplaire au dire de ses enfants. Alexander est aussi un père et un grand-père attentionné. Il adore les enfants et ne se lasse jamais de répondre à leurs questions.

Réplique du Silver Dart sur lequel Bell a travaillé
Réplique du Silver Dart sur lequel Bell a travaillée

Bell est devenu riche avec le brevet qu’il détenait sur le téléphone. Avec cet argent, il a entrepris plein d’autres projets scientifiques et techniques. Il a beaucoup travaillé sur l’utilisation de l’hydrofoil et avec des associés battus le record de vitesse sur l’eau. Il serait trop long de tout énumérer.

Le quai de Baddeck nous fournit la table de pique-nique dont nous avions besoin pour le dîner.

Notre pique-nique à Baddeck
Notre pique-nique à Baddeck

De retour à Iona nous visitons le Highland Village, village gaélique voisin de notre motel. Une reconstitution comme bien d’autres mais qui nous renseigne tout de même sur l’immigration écossaise au Canada. Une cabane ronde en pierre avec un toit de gazon (genre yourte) nous impressionne. C’était l’habitation en Écosse de bien de pauvres gens qui immigrent au Canada.

Maison ronde gaélique
Maison ronde gaélique
Entrée de la maison ronde gaélique
Entrée de la maison ronde gaélique
Intérieur de la maison ronde gaélique
Intérieur de la maison ronde gaélique

Souper au motel et vite le sommeil nous rattrape.

Michelle et André

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