Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 5

Matin lumineux de début d’automne. Il fait frais mais sans vent.

Direction: Lieu national UNESCO de Grand-pré: Paysage absolument magnifique à perte de vue, avec les terres reprises aux marais grâce à la poldérisation agricole et, au loin, la baie de Fundy. C’est de cet endroit qu’a eu lieu le Grand Dérangement. Nous nous dirigeons vers le lieu historique national de Grand Pré qui commémore l’établissement des Acadiens et leur déportation permettant de les déposséder et de donner leurs biens aux Planters. Déception, le site et le parc attenant sont fermés: cause « meteo » est-il inscrit sur la porte. Pas d’électricité de plus des travailleurs sont à enlever des troncs tombés.

On traverse le grand marais asséché de Grand Pré (en fait un genre de polder) pour nous rendre à la grande plage Évangéline. Elle sert de refuge à beaucoup de bécasseaux. Mais la saison est passée et plus rien pour nous qu’une belle plage. Au retour nous essayons de visiter la petite église vue de loin au lieu national. Des arbres brisés et déracinés jonchent le sol. Un travailleur vient nous dire de quitter les lieux qui peuvent être dangereux pour nous. Les frustrations de l’après-ouragan commencent à se faire plus nombreuses que prévues.

La plage Évangéline
Courant en Nouvelle Écosse ces jours-ci

L’heure du dîner approche, nous irons du côté de Canning on nous y promet un point de vue sur la région. Il se trouve à ce qu’ils appellent le « look off ». Rendu là-bas, le seul casse-croute est fermé probablement par manque d’électricité causé par la tempête. Heureusement la vue promise est toujours là! Et nous ne sommes pas déçus. On dîne sur place sur une table de pique-nique du casse-croute fermé. Salade et oeufs durs.

Comme des Asiatiques photographiés par un passant

Toujours dans la région de Canning, on suggère la visite d’un vignoble qui sont très nombreux dans la vallée d’Annapolis et les environs. Nous goûtons trois vins et finalement on achète une bouteille de chacun. Un petit tour dans le vignoble pour voir les raisons en train de mûrir et on repart.

Équipement rutilant du vignoble

Nous espérons faire un peu de tourisme à Annapolis Royal en route vers Digby notre lieu de repos pour cette nuit. L’idée étant de revenir demain finir de visiter si cela en vaut la peine. Mais Dorean nous attendait dans le détour. Le réservoir d’essence est très bas. On se cherche une station-service. On demande et on apprend que la plupart sont fermés faute d’électricité et/ou de carburant. On nous en indique une qui grâce à une génératrice fonctionne encore. Arrivé là, on nous dit qu’il ne reste que du diesel. Pas question de changer de moteur sur place! La préposée nous dit qu’au village voisin, l’autre station Irving est ouverte et qu’il y a de l’essence. On part donc pour Granville. on trouve la station service en question. Une longue file d’attente et… que de l’essence suprème. Qu’à cela ne tienne, la Soul sera gâté.

Plus question de faire du tourisme sur place, il faut partir pour Digby, notre hôtel nous y attend avec un restaurant qu’on se promet d’essayer. Notre guide le recommande. En route on s’arrête un peu à Bear River, un village très prisé par les artistes dit-on. De petites maisons sur pilotis en font la renommée, nous n’en avons vu que 2 et pas des petites! Faudra y revenir. En revanche près de la rivière, une belle borne de recharge pour voiture électrique.

Borne de recharge à Bear River (un bled perdu)

On arrive à Digby impatient d’y rejoindre notre hôtel/motel, le fameux Admiral Digby avec vue sur la baie. Tout semble bien mort… Une affiche dans la porte nous annonce No power, no water, call for emergency. Un coup de fil nous apprend ce que nous savions déjà que l’Admiral Digby est fermé des suites de Dorean. Assez cavalièrement puisque que via Booking.com nous avions une confirmation en bonne et due forme reçue la veille.

On trouve à se loger au Coastal Inn qui bénéficie de sa situation géographique qui le place sur le trajet de la ligne électrique qui dessert l’hôpital. Tout est bien qui finit bien. Dorean nous a fait comprendre qu’un ouragan frappe deux fois, une première fois avec le vent et la pluie et une seconde fois avec toutes les pannes qui peuvent durer plusieurs jours.

Michelle et André

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7 réponses à Septuagénaires en vadrouille… Nouvelle Écosse 5

  1. Julie Roy dit :

    En espérant que Dorian ne vous gâchera pas tous vos plans ?

  2. André Cotte dit :

    Gâcher est un grand mot. Je dirais contrarier un peu. Dès que l’électricité sera de retour partout ça ira bien.

  3. Marcel C dit :

    L’Aventure avec un grand « A » ne semble pas tenir compte de l’âge des aventuriers. Merci de poursuivre l’écriture de votre carnet malgré toute cette adversité et de garder votre bel optimiste ???

  4. Marcel C dit :

    L’Aventure avec un grand « A » ne semble pas tenir compte de l’âge des aventuriers. Merci de poursuivre l’écriture de votre carnet malgré toute cette adversité et de garder votre bel optimiste ???

  5. Marcel C dit :

    À zut mon frère, j’ai écrit « bel optimiste » suivi de trois petits bonhommes souriants mais cela c’est transformé en 3 ???. Vous connaissant je ne doute pas de votre réel optimiste .

  6. Sue dit :

    Bonne poursuite avec la joie au coeur Sue

  7. Suzanne dit :

    Malgré les contrariétés, vous vous débrouillez bien. Bonne route!

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