Oncle Louis nous a quitté – Témoignages

Photos ;utilisées au salon mortuaire

POÈME de Suzanne à Louis du fond du coeur…

« J’ai voulu m’entretenir avec toi, mais, malin,
tu t’es caché dans la Lumière. Alors, dans mon « ici et maintenant » Sans essayer de résister.
j’ai pu savourer,
entre émerveillement et naîveté,
un bref tête à tête avec toi.
Toi, le Mystère de la Vie. »

Jordan Ray


De cette réflexion ma pensée
Est vers toi allée .… Louis,
Des plus bouleversée,
De te savoir seul dans l’anxiété.
Impossible pour toi de savoir,
De calculer ou de voir,
Comme ça, mine de rien,
Pourquoi entre les va et vient
Tout ce bruit dans le couloir …
Le temps, pour moi, s’est arrêté,figé…
La crainte m’a rattrapée
Mon coeur s’est emballé
J’ai tellement peur
Que nous ne soyons à l’heure …
Que je puisse te rassuré
Et te parler coeur à coeur
Au moins une autre fois
Te redire quelle profonde joie
Ta si précieuse présence a été pour moi.
Tu rejoindras ta belle Madeleine
Comme tu disais d’une telle sincérité
Qui me donnait de voir ton immense honnêteté
Et ainsi d ‘encore plus t’apprécier et t’aimer
Ce qui atténuera mon immense peine …
Je continuerai de TE redire « JE T’AIME »

Suzanne Duchesneau, novembre 2020

Lettre à mon père

Cher papa je cherche encore les mots pour te dire la profonde tristesse que j’éprouve depuis ton départ. Après l’incident de Matane où tu nous avais donné toute une frousse, je savais que tout pouvait arriver et que tu pourrais bien nous fausser un jour compagnie sans nous donner un très long préavis. Le temps a passé et j’avais fini par croire que, peut-être tu saurais déjouer la mort pour au moins encore quelques années.

Je me souviens qu’enfant, quand tu venais travailler dans ma chambre le soir, je sentais ta présence rassurante. Loin de me tenir éveillé, je m’étais habitué à tes coups de crayon sur le papier sans savoir alors que tu dessinais les futurs bâtiments agricoles de fermes en devenir.

Quelques années plus tard, lorsque tu m’amenais avec toi pour aller arpenter la terre de pépère Jérôme ou encore pour marcher dans la forêt à l’automne à la recherche de perdrix, c’était toujours avec joie que j’embarquais avec toi dans la voiture pour partir à l’aventure, car s’en était toujours une pour moi.

Puis grandissant, je commençai à t’accompagner sur les pistes d’atterrissage, souvent au club de vol à voile Champlain et quelquefois à l’aéroport de Bellefeuille près de St-Jérôme.. Tu m’as alors fait découvrir non seulement le plaisir de voler parmi les nuages, mais aussi tes amitiés avec les gens qui partageaient ta passion.

À l’adolescence, je découvris ta grande curiosité. Elle se manifestait tant à l’égard des choses de l’esprit qu’envers notre entourage et la famille élargie des Cotte et des Diamond sans oublier tous ceux que tu as rencontrés sur ton passage. À travers toi, j’ai pris goût à la découverte intellectuelle et je constate aujourd’hui que j’ai hérité un peu de ton amour de la famille. C’est une richesse pour le cœur et pour ça je t’en suis infiniment reconnaissant.

Évidemment, tout au long des années qui m’ont conduit à de l’adolescence à l’âge adulte on a bien sûr vécu quelque périodes creuses. Malgré mes frasques et nos désaccords, tu t’es toujours montré d’une loyauté sans faille et jamais tu ne m’as privé de ton affection, cette affection qui m’était si chère.

Avec les années je me suis quelque peu assagi, enfin, un petit peu, et je suis devenu père à mon tour. Deux filles, amoureuses de la vie, curieuses, drôles, intelligentes, sociables et généreuses tout comme toi, et aussi un peu espiègles à leurs heures, tout comme …. moi.

Papa tu as su garder un cœur d’enfant tout au long de ta vie, ce qui t’a rendu si attachant. S’y mêlait un peu de l’éternel adolescent toujours prêt à relever les défis les plus inattendus. Tu as parfois peut-être péché par orgueil, mais comme le disait Yvon Deschamps, ce n’était un défaut, mais plutôt une qualité extrême. Mais plus que tout, je garderai de toi le sens du devoir et de l’honnêteté qui font le cœur de l’homme que je suis aujourd’hui. Sans oublier le respect des autres et la défense de nos droits.

Malgré la vieillesse qui faisait tranquillement son œuvre, les dernières années à tes côtés auront été mémorables. Un voyage père-fils le long du majestueux fleuve St-Laurent, mais aussi, et surtout la réussite d’un rapprochement plus intime avec toi. Je dois dire aussi que l’arrivée de Suzanne dans ta vie a contribué non seulement à ton bonheur, mais aussi au mien. Elle nous aura appris à nous dire je t’aime ce qui est probablement le plus beau cadeau qu’un fils puisse à la fois donner et recevoir.

Ses années-ci, après avoir passé un peu de bon temps en ta compagnie, lorsque je me retrouvais seul sur le chemin du retour, je ne pouvais m’empêcher de m’émouvoir de la chance que j’avais de pouvoir profiter de ces petits moments de bonheur, sachant que la vie allait un jour nous séparer.

Papa, tu auras été un compagnon de voyage formidable. Ta simplicité et ton goût de la découverte étaient remarquables. Tu auras toujours une place dans mon cœur et dans mes rêves.

Papa, je n’ai jamais aimé les cérémonies d’adieu, aussi, je te dis à bientôt et je t’embrasse.

Ton fils qui t’aime xox

Louis Cotte Jr

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5 réponses à Oncle Louis nous a quitté – Témoignages

  1. Suzanne Duchesneau dit :

    Merci André de ta belle délicatesse. Au plaisir de se revoir. Salutations à ta compagne et à toi.

  2. Rolland Hallé dit :

    Bonjour André. Je ne connais pas ton oncle Louis mais je t’ai déjà entendu parler de ton père qui était un homme qui savait diriger son commerce. Pour lui, ce n’était pas la quantité de produits à vendre mais le profit fait sur chaque pièce.
    Ton oncle Louis était un homme spécial qui t’a fait vivre des moments inoubliables.

  3. Rolland Hallé dit :

    Bonjour André. Je ne connais pas ton oncle Louis qui vous a fait vivre des moments inoubliables.
    Toutefois, je t’ai entendu parler de ton père qui dirigeait son commerce avec sagesse. Pour lui, ce n’était pas la quantité de pièces vendues mais le profit fait sur chacune.
    Selon tes commentaires, ton oncle Louis était un homme spécial. Le décès de ton oncle, te ramène à ce que tu as vécu avec lui. Réaliser qu’il est parti, c’est constater qu’un morceau de ta vie est parti.

  4. André Cotte dit :

    Merci Rolland de parler avec sagesse. Oui oncle Louis fut très important dans notre enfance et notre jeunesse. Nous gardons de lui des leçons autant que nous en avons gardé de notre père. On oublie que notre vie est beaucoup le fait de notre passé.

    En passant bon anniversaire avec un peu de retard.

  5. Suzanne Duchesneau dit :

    Un beau bonheur de lire ton témoignage, Louis. J’y trouve plusieurs points merveilleux de ton père qui me le rendait si attachant, sa soif de toujours apprendre et ses répliques si souvent ausi drôles qu’incroyables le rendaient unique !
    D’avoir eu un si incroyable privilège dans ma vie, soit sa si prècieuse présence, comme sa fin de vie toute en douceur me donnent de parvenir à demeurer sereine quant à son départ.
    Sans oublier votre soutien, votre considération, votre grande délicatesse Louis et Céline comme ceux de vos enfants que j’apprécient vraiment.
    Suzanne

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