La SACEM se libéralise…

Ceux qui ont suivi les péripéties de l’adoption de la loi DADVSI en France savent à quel point la SACEM, la société de gestion des droits d’auteur sur la musique était campé sur ses positions. Elle interdisait même à ses membres (chanteurs et musiciens) de mettre sous licence libre des chansons jamais publiées.

Elle vient de signer une entente avec Deezer, un site d’écoute gratuite de musique sous droit d’auteur, pour permettre la diffusion gratuite des pièces musicales de ses membres, en échange d’un pourcentage des revenus publicitaires de Deezer qu’elle répartira entre ses membres. C’est presqu’un 180 degrés. Deezer nous dirige vers iTunes Store quand on veut télécharger une pièce, c’est peut-être là que se situe l’intérêt de la SACEM.

Deezer est en négociation avec d’autres sociétés de gestion de droits d’auteur. L’industrie de la musique semble commencer à comprendre qu’elle devra adapter ses modes de distribution à l’ère du numérique et du Net.

Une expérience à suivre

L'humanisme selon Isaac Asimov

J’ai longtemps essayé de caractériser ce qu’étaient mes croyances puisque je ne professe aucune religion. Je trouvais le mot athée très catégorique, de plus il ne définit aucune croyance. Or ne pas adhérer à une religion ne signifie pas ne croire à rien! J’ai souvent dit, un peu à la blague, que mon évangile, c’était « La peste » d’Albert Camus.

Voilà que je viens de trouver, dans l’autobiographie d’Isaac Asimov, la même interrogation. Asimov s’est longtemps défini comme athée. Finalement, il a adhéré à l’American Humanist Association dont il est devenu le président honoraire. Avant d’adhérer, il avait défini l’humanisme comme ceci :

[…] les Humanistes : ce sont les êtres humains eux-mêmes qui font progressivement avancer les sociétés humaines en même temps en même temps que les maux qui les accablent, et si ces tourments doivent être soulagés, ce sera encore par les êtres humains. Pour finir les Humanistes ne croient pas à une quelconque influence du surnaturel, que ce soit sur le bien ou sur le mal présents au sein de notre société, que ce soit pour accroître ses souffrances ou au contraire les atténuer.
(Moi, Asimov, page 548)

Ajoutez à cela « Aimez-vous les uns les autres » et c’est complet pour diriger une vie.

Un anthropologue réfléchit sur le Web 2.0

J’ai trouvé sur dotSUB.com une petite vidéo assez spéciale sur le Web 2.0. Je croyais qu’il s’agissait uniquement d’expliquer ce qu’on considère être le Web 2.0. Ce qui est vrai pour la première partie de la vidéo.

La dernière partie devient une réflexion sur les conséquences pour nous tous des transformations du Web. On peut résumer la réflexion par le titre de cette vidéo « The Machine is Us/ing Us ». L’auteur, Michael Wesch, est anthropoloque à l’Université d’État du Kansas.

Ici pour visionner la vidéo

Ici pour lire une entrevue avec l’auteur