eReader or not eReader?

Depuis une semaine les médias se sont donnés le mot pour aborder le dossier (comme ils disent) des livres numériques et des « liseuses » dédiées à ces livres.  Comme le Kindle d’Amazon  n’est pas encore disponible au Canada, cela donne de la visibilité à la liseuse de Sony, son principal concurrent.  D’autant plus que le premier libraire électronique du Québec, Archambault et son site Jelis.ca, en font la promotion pour leurs livres électroniques.

Le printemps dernier j’ai bien failli m’équiper d’une liseuse.  Une longue recherche sur ce qui existait à l’époque et sur l’offre en livres non affublés de mécanismes de protection (DRM) m’avait amené à utiliser le montant que je destinais à cet achat pour me procurer un netbook.  Je me suis donc acheté en lieu et place d’une liseuse, le Mini 9 de Dell.

Voilà que les reportages de cette semaine m’ont titillé à nouveau.  Je me dis que le temps est probablement venu de revoir ma décision, surtout que Noël s’en vient.  Clément Laberge est devenu l’incontournable du livre électronique au Québec et j’ai beaucoup de respect pour les opinions de Clément.

Je reprends mes critères du printemps pour vérifier si c’est enfin le temps de m’équiper.  Ce que je recherche dans une liseuse de livres se décline ainsi :

  • un prix raisonnable, moins de 300 $ et le plus près du 200 $ que possible;
  • la capacité de lire plusieurs formats, y compris le PDF, l’ePub et tout ce qui ressemble à un standard émergent.  Bref, de la liberté dans le choix des livres.
  • une taille d’écran raisonnable pour un type qui approche de l’âge de la retraite 😉
  • la possibilité de l’acheter pas trop loin de chez-moi (je n’aime pas les tracasseries douanières)

Avec ces critères, les nouvelles liseuses de Sony semblent se qualifier.  Pourtant j’hésite encore beaucoup.  Comme je ne veux pas devoir changer de modèle sitôt acheté.  Je me dis qu’il faut peut-être attendre les écrans couleur et un format libre et ouvert reconnu par la plupart des liseuses.  Bref, je vais encore attendre un peu.

Mais cette fois, j’ai ce qu’il faut pour expérimenter un peu la lecture de livres électroniques, mon petit netbook.  Il est sous Ubuntu, et je viens de réaliser qu’il y a au moins deux liseuses proposées en libre sous Linux, FBReader et Calibre.  J’en parlerai probablement dans une prochaine chronique.

Ma nouvelle liseuse de livres numériques ;-)

Ma nouvelle liseuse de livres numériques 😉

Quel avenir pour la planète et l’humanité?

Il y a longtemps que je crois que le capitalisme, surtout dans sa version néo-libérale, ne peut assurer l’avenir de notre planète, ni celui de l’humanité.  La gâchis actuel tient pour beaucoup à la façon dont on gère la dimension économique de la vie en société.  Le dernier film de Michael Moore (que je n’ai pas encore vu) aborde cette réflexion.  Mais par quoi remplacer ce système?  Depuis l’effondrement de l’URSS, on sait que ce n’est pas facile de trouver un mode d’organisation viable pour remplacer le capitalisme.  Le marché vaut souvent mieux que le dirigisme pour répartir les ressources.

Je cherche, sans le trouver, le mode d’organisation socio-économique capable de nous aider à assurer l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants.  Et je viens de lire dans Le Devoir que je ne suis pas le seul.  Remarquez que je m’en doutais bien 😉

L'argent n'est pas tout dans la vie

L'argent n'est pas tout dans la vie

Stéphane Baillargeon dans un article du Devoir intitulé « Capitalisme: une histoire d’indifférence » profite de la sortie du film de Michael Moore, Capitalisme: une histoire d’amour, pour interroger à ce sujet Anne-Marie Gingras, professeure au département de science politique de l’Université Laval et spécialiste de la communication politique.  Cette dernière déplore le fait que les critiques actuelles du capitalisme sont souvent caricaturales ou qu’elles manquent de profondeur.  Les modes d’expressions mis à la mode avec le Web ne favorisent plus des réflexions en profondeur sur  ce genre de sujet.

Madame Gingras affirme que « Maintenant, il n’y a plus de solution de rechange habillée de pied en cap. Les gens de gauche ou d’extrême gauche ne sont plus capables d’articuler une option crédible de sortie radicale du capitalisme. Dans les faits, il leur faut demeurer réformistes. »  Ce qui ne nous rassure pas face à l’avenir.

Si l’article reste disponible à tous, je vous incite à le lire en entier, il contient une réflexion intéressante qui va au-delà de ce qu’on lit habituellement.

En attendant, je me dis que vaut mieux voter à gauche qu’à droite.  Québec Solidaire a mon vote.