Contradiction chez Funio (iWeb)

Je me suis abonné au service de serveur partagé de Funio (autrefois iWeb). Or, pour la deuxième fois en 5 ans, on ferme (bloque) mon compte sous prétexte que je viole leur  politique d’usage acceptable. Cette politique dit à peu près ceci : « votre compte d’hébergement peut être utilisé uniquement pour des fichiers liés à votre site web. Le compte d’hébergement mutualisé ne peut pas être utilisé pour des sauvegardes personnelles. »

Cela semble très clair et au surplus raisonnable.  Le tarif des serveurs partagés étant très bas.  Mais voici la contradiction.  Pendant que la main droite rédige cette politique, la main gauche offre via leur service « One-Click » l’installation de logiciels qui ont justement pour but de mettre dans « le nuage » nos fichiers.  Ce qui peut ressembler à des sauvegardes personnelles. Qui croire, One-Click ou la politique d’usage acceptable?

Je vous donne la réponse tout de suite… la politique d’usage a préséance sur ces logiciels.

La première fois où on a fermé mon compte, j’avais installé Ampache, un logiciel que j’utilisais pour écouter ma musique (qui est 100 % légale, en passant) de partout (du bureau, surtout) et sur tous mes appareils. J’avais accès à trois ordis différents à l’époque. À la décharge d’iWeb (Funio), j’avais installé de mon propre chef Ampache qui n’était pas offert sur One-Click.

Cette fois il s’agit d’un logiciel offert par One-Click, je croyais donc naîvement que je pouvais l’utiliser pour l’usage prévu du logiciel.  Il s’agit de OwnCloud.  Le nom même suggère que je vais y mettre des milliers de fichiers m’appartenant. J’ai donc transféré toutes mes photos numériques (légales, bien sûr, ce sont les miennes) sur mon instance de OwnCloud.  Et, surprise, hier, on bloque mon instance d’OwnCloud (merci Funio, la première fois, c’était tout le compte qui avait été bloqué).  Raison invoqué, je viole la fameuse politique d’usage acceptable. Surprise de ma part, mais surtout grande déception.  Je devrai regarder ailleurs pour rester maître de mes données sur le nuage.

J’ai suggéré qu’on retire de One-Click OwnCloud, on m’a dit que cela devrait se faire. MAIS en parcourant la liste des logiciels proposés dans One-Click, je trouve plein de logiciels susceptibles de violer la fameuse politique.  On y trouve des logiciels pour mettre dans le nuage, ses photos, sa musique et ses vidéos.  Autant de sources de conflits futurs.  J’ai déjà installé un logiciel de partage de photos.  Je présume que lorsque je dépasserai un certain nombre de photos, on va encore me bloquer.

Faudra-t-il que je change de fournisseur avec tous les problèmes que cela va me causer, adresses courriels, hébergement du blogue, etc.? J’y songe, en tout cas.

Je préférerais que Funio m’offre via une petite surcharge mensuelle, le droit de vivre au XXIe siècle en m’autorisant à mettre mes fichiers sur le nuage…. de Funio.

Le plus désolant dans tout cela c’est que j’ai un faible pour Funio, c’est québécois et on nous sert en français. Pour une fois qu’on ne doit pas faire affaire avec des américains pour notre informatique personnelle.

J’ai proposé, les deux fois, qu’on me mette en contact avec la direction de Funio (iWeb la première fois) sans succès.  Je souhaite donc qu’elle vienne lire ce blogue pour entamer une réflexion sur cette problématique.

 

 

 

 politique d'usage acceptable

Capture d’écran – sans commentaires!

Cette capture d’écran fut réalisée en septembre dernier (2011).  Elle illustre bien l’inféodation de certains ministères et organismes publics à Microsoft.

La CARRA gère les fonds de pension des employés du secteur public et para-public.

La CARRA exige Windows pour l'accès à certains de ces documents


Un lecteur me propose cette page de Libre Planète Québec qui donne d’autres sites gouvernementaux qui ne respectent pas notre liberté d’utiliser le système d’opération et le navigateur de notre choix.

Dans la série Anything But iPod!

Je viens de retrouver ce « brouillon d’article ».  Il dormait tranquillement dans la zone d’administration de mon blogue. Il avait été commencé au début de 2010, si je me fie aux informations de WordPress.  À la relecture, il m’est apparu encore d’actualité.  Je vous le livre donc sans aucune correction, il est tel que je l’avais écrit à l’époque.  Il y manque des hyperliens mais je suis certain qu’avec l’aide de Google vous trouverez l’information.


J’avais  passé beaucoup de temps, jadis, à trouver  un baladeur qui répondait à mes critères.  Le premier, et qui était discriminatoire, c’est qu’il puisse lire des fichiers au format Ogg Vorbis.  Ce qui excluait, au départ, les produits Apple, d’où le titre provocateur de ce billet.  En plus de ce premier critère, j’espérais qu’il puisse m’offrir la radio FM, donc une nouvelle exclusion des produits Apple.  Enfin, comme tout le monde, un prix raisonnable venait compléter la liste de mes critères.  Vous remarquerez que la compatibilité avec les fichiers musicaux du iTunes store ne me faisait ni chaud ni froid puisque je n’avais pas l’intention de me retrouver avec des fichiers « protégés ».  Non pas que je sois malhonnête mais j’avais une belle collection de CD légaux à numériser et j’espérais trouver des fichiers légaux sans DRM en vente.  J’ai découvert plus tard le site eMusic qui m’offrait justement des fichiers légaux et sans DRM.

iRiver série iFPPour les curieux, mon premier baladeur était un iRiver iFP série 700.  Par la suite je me suis procuré le modèle 890 que j’utilisais encore il y a moins d’une quinzaine de jours.  Non seulement le 700 correspondait à mes critères mais il m’offrait une qualité sonore bien supérieure à la moyenne des baladeurs de  l’époque et même d’aujourd’hui.  En plus du FM, je pouvais enregistrer le FM et même régler l’enregistrement pour une heure précise et faire ainsi démarrer automatiquement mon baladeur.  On pouvait aussi enregistrer les gens autour de soi.  Bref, aucun iPod de l’époque n’en n’offrait autant.  Pour vous en faire une idée vous pouvez lire l’article que Cnet y consacrait en 2004, et j’ai vu des articles encore plus élogieux.  En changeant son bios j’ai pu l’utiliser sans difficultés sous Linux.

Je songeais à changer mon baladeur pour avoir un meilleur accès aux menus et aux listes des pièces musicales.  Je n’étais pas pressé mais une carte cadeau de 50 $ chez Future Shop m’a poussé à chercher un remplaçant.  J’ai encore les mêmes critères.  Ce qui exclut encore les produits Apple.  À ma grande surprise, un modèle à 49,99 $ correspondait à mes besoins.  J’ai 3 Go de plus que mon ancien iRiver qui n’en n’avait qu’un seul.  Il est beaucoup  plus petit que l’ancien, possède un petit écran plus lisible et un mode de gestion des menus et des listes beaucoup plus facile.  Il lit le format Ogg, Flac, MP3, et deux variantes de WMA.  Il ne lit pas le AAC mais je n’ai jamais eu besoin de ce format puisque je n’achète rien sur iTunes et Sony.  Bref, je suis plus que satisfait.  Et le gagnant est le SanDisk Sensa Clip Plus.  Le iPod Shuffle se vend au prix officiel d’Apple à 89 $, n’offre pas le FM, n’enregistre pas le FM, ni la voix.  Et bien sûr ne supporte pas le format libre Ogg.  Comme mon iRiver, il est bien coté par Cnet.

Pourquoi il est inutile d’étudier le projet de loi C-11

Vous savez probablement que le gouvernement fédéral vient de proposer une Loi sur la modernisation du droit d’auteur, la projet C-11.

On me demande souvent pourquoi je ne suis pas d’accord avec ce projet de réforme du droit d’auteur.  C’est simple, la préséance qu’on donne aux mesures techniques de protection sur la législation elle-même.

Non seulement la loi entérine l’utilisation de mesures de protection techniques (l’acronyme anglais est DRM, nous l’utiliserons dans la suite de l’article car il est plus connu) mais elle interdit de les contourner MÊME pour un usage légal.  Et c’est sérieux car vous pouvez être poursuivi pour violation du droit d’auteur pour ce contournement.

Pourquoi cela nous dispense de lire le reste du projet de loi?  Parce qu’un distributeur de matériel sous droit d’auteur peut vous retirer des droits que la loi vous accorde.  Le distributeur FAIT la loi.  La nouvelle loi vous accorde le droit d’enregistrer une émission pour la regarder plus tard dans le temps, si le diffuseur y met une mesure de protection (DRM), alors la protection prend le pas sur la loi puisqu’il est criminel de la contourner (débarrer comme on dit) et voilà! votre droit vient de s’envoler.  Le diffuseur  a préséance sur la loi.

Michael De Santis et Pierre-Marc Gendron nous donnent des exemples de la façon dont les DRM peuvent nous affecter :

De plus, puisqu’il n’y aura aucune protection pour les pratiques courantes telles que les décalages temporels ou les transferts de support et de format, les étudiants et les consommateurs en général seront sévèrement limités dans la façon dont ils pourront utiliser ou reproduire du matériel qu’ils ont légalement acheté. […] Vous êtes anxieux de transférer ce disque sur votre iPod pour pouvoir l’amener avec vous en tout temps. Il est surprenant d’apprendre que ce genre de comportement est illégal au Canada. Il en est de même si vous voulez transférer les films DVD que vous avez achetés afin de les visionner sur votre iPod. Bien que toléré, il n’est pas non plus légal d’enregistrer une émission de télévision pour la réécouter à un moment plus convenable.

Je ne suis donc plus intéressé à connaître ce que la nouvelle loi sur le droit d’auteur m’accorde.  En fait, elle ne m’accorde rien, c’est le diffuseur qui peut dans sa grande générosité m’accorder des droits.

Élection fédérale 2011 – Réflexions à chaud

Première journée de l’ère conservatrice (réformiste) au Canada.  Je prévois bien des choses désagréables pour les 4 prochaines années.  Des mesures qu’on avait réussi à endiguer du temps des gouvernements minoritaires vont être adoptées.  Plus de financement public pour les partis, ce qui avantage les partis soutenus par les nantis comme le parti conservateur. Plus de registre des armes à feu. Moins d’impôts, surtout pour les compagnies qui n’en paient pas beaucoup, moins d’impôts, c’est toujours moins de services pour les moins nantis.  On coupe toujours ceux qui n’ont pas de lobby, ni d’avocats pour se défendre.  On pourrait continuer sur cette lancée mais à quoi bon.

Une consolation, ce n’est pas le Québec qui a contribué à ce gouvernement majoritaire de droite.  Le Québec a plutôt retranché des sièges aux conservateurs.  La carte électorale montre clairement que ce gouvernement est le fait de l’Ouest et de l’Ontario.  Si le Canada anglais se demandait si on était si différent pour réclamer le statut de nation, la nouvelle carte électorale leur fournit une réponse éclatante.  Ce Canada à la Harper, ce n’est pas le nôtre.

La descente aux enfers du parti libéral est largement compensé par la naissance d’un nouveau parti national capable de prendre la relève du pouvoir.  Le NPD tient la majorité de ses sièges du Québec mais il a des députés dans toutes les régions du Canada.  C’était l’argument des libéraux pour se définir comme un grand parti de gouvernement.  La balle a changé de camp.

Quant aux Bloc québécois, on peut s’étonner de l’ampleur de la défaite mais à long terme ce n’était pas viable.  On ne peut éternellement voter pour un parti qui ne dirigera jamais parce qu’il est confiné à une province.  Je suis indépendantiste depuis la fin de mon adolescence.  Je voterai encore oui au prochain référendum.  Par contre, il est temps qu’on s’occupe aussi des problèmes autres que l’avenir constitutionnel.  La planète se dégrade, les inégalités s’accroissent pendant ce temps.  Il faut faire pencher la balance du bon côté sur ces enjeux également.

Il me reste à trouver le taux de participation des jeunes et particulièrement des jeunes québécois.  Une hausse significative serait la vraie victoire de cette élection.  Il est temps de passer la main à la génération qui monte (comment en 19600), encore faut-il qu’ils soient prêts à prendre le relais.  Encourageons-les à s’engager.