Pourquoi ne pas le dire clairement

Il m’est déjà arrivé de perdre des paramètres ou même, carrément, de ne plus pouvoir utiliser le logiciel après le passage à la nouvelle version du logiciel en question. Depuis, je cherche toujours cette information avant de prodéder aux mises à niveau des logiciels que j’utilise. Aujourd’hui, j’ai installé FireFox 1.0. Impossible de trouver sur le site de FireFox la confirmation qu’on peut installer la nouvelle version sans désinstaller l’ancienne. Finalement, une petite phrase indiquant que les profiles sont stockés ailleurs que dans le répertoire de FireFox m’a incité à installer directement. Tout s’est bien passé mais… pourquoi ne pas l’écrire clairement dans la page des téléchargements?

Je ne cible pas FireFox car la plupart des logiciels sont dans ce cas. Actuellement, j’ai OpenOffice 1.1.2 dans le répertoire de 1.1.1 !!! Encore une fois où aucune indication n’était donnée. Je n’ose pas renommer le répertoire de peur que des liens ne se fassent pas correctement.

Si on me reproche quelquefois de trop parler, à mon tour de reprocher aux éditeurs de logiciels, libres ou non, de ne pas assez parler. 😉

Trop de cuisiniers gâte la sauce…

En parcourant NewsForge, je suis tombé sur cet article qui reprend plusieurs des réflexions que je me fais depuis quelque temps. Comment s’assurer que l’usager moyen peut utiliser Linux? D’après ce texte, ce serait le trop grand choix… En fait, il faut trouver la façon de laisser fleurir la diversité tout en nous assurant que chacun peut s’y retrouver et particulièrement les nouveaux venus à Linux. J’y reviendrai…

Un conseil pour tous les partisans du libre

J’ai eu vent de plusieurs cas où des écoles (des polyvalentes surtout) avaient décidés de passer à OpenOffice ou , pire ;-), à Linux en même temps qu’à OpenOffice. Chaque fois, les responsables ont été confrontés avec la grogne des enseigants. Ce qui ne me surprend pas du tout. C’est ce qui arrive quand on met la charrue avant les boeufs.

Le CD Colibris (du moins dans mon esprit à moi) a été conçu pour palier à cette grogne. Il est destiné à équiper les ordinateurs personnels à la maison des enseignants et des élèves. En effet, si l’école adopte avant les profs ces solutions libres, c’est elle qui reçoit les pots…

Une démarche à suivre est celle utilisée pour les images libres de droits par Carrefour éducation. En effet, au départ, les enseignants et les écoles étaient certaines qu’il suffisait de trouver des images sur le Web et de les utiliser. Ce sont les dossiers de Carrefour qui ont semé le doute dans l’esprit des enseignants. En leur expliquant simplement le droit d’auteur, ils ont réalisé qu’ils étaient dans l’illégalité. Or, aucun enseignant n’est foncièrement malhonnête et surtout , aucun ne veut être accusé d’avoir fait la promotion de l’illégalité auprès de ses élèves. Finalement, ce sont eux, les enseignants, qui ont poussé dans le dos de Carrefour pour qu’il leur offre des alternatives légales…

On peut, et on doit, appliquer la même recette pour le libre. Quand les enseignants réaliseront que presque tous les logiciels de leur ordinateur personnel sont illégaux, cela les rendra assez mal à l’aise pour qu’ils réclament le CD Colibris 😉

Après, ce sera un jeu d’enfant pour l’école d’implanter OpenOffice ou d’autres logiciels libres car ce sera les enseignants eux-mêmes qui l’auront réclamés… 😉

Une campagne d’information (j’allais écrire de culpabilisation ;-)) doit être mené plusieurs mois avant l’implantation d’OpenOffice sur les ordis de l’école.

Je termine avec la citation suivante de la dernière « Michael’s Minute » :

« If a user gets familiar with OpenOffice.org and Firefox on Microsoft Windows, then it’s just a baby step to desktop Linux, where those same applications work well and are often standard. These cross-platform tools will help smooth the way for desktop Linux migration. »

Linux pour tous! Pas pour tout de suite… (1)

J’ai promis de m’expliquer davantage sur ce titre provocateur. Mon but est de démontrer qu’adopter Linux n’est pas à la portée de l’usager moyen. C’est intentionnellement que je dis moyen. Je ne me considère plus comme un débutant depuis belle lurette et… pourtant je n’arriverais pas à faire le saut complet vers Linux. C’est tout dire!

Pour aujourd’hui, soulignons que les OS concurrents, Windows et MacOS, arrivent toujours préinstallés sur une machine. Ce qui permet au novice ou à l’usager moyen de faire l’économie de l’installation de son OS. Et règle générale, il ne la refait plus… sauf exception. On me rétorquera que ce n’est pas la faute de Linux si les grands manufacturiers n’offrent pas Linux en préinstallation. La question n’est pas, ici, de chercher des explications, mais de constater les difficultés concrètes rencontrées par la personne qui veut passer à Linux. Or, l’installation de Linux, quoiqu’en dise mes amis du libre se fait rarement sans accrocs. Je me suis même procuré un desktop plus conventionnel que mon laptop pour le vérifier et… j’ai encore rencontré des difficultés qu’un usager ordinaire n’aurait pas pu résoudre.

Première conclusion, Linux pour tous ne sera viable que lorsqu’on pourra acheter son ordi préinstallé avec Linux. Et… qu’il sera accompagné d’un CD de récupération en cas de réinstallation. Draconien comme conclusion mais je la maintiens.

Heureusement, si on est prêt à consentir beaucoup d’efforts, on peut commander un ordi avec Linux. HP en offre un modèle portable (mais non annoncé sur le site officiel, je présume qu’il faut téléphoner et insister pour l’acheter). WalMart (aux États-Unis seulement) en offre un, le Microtel mais il est « out of stock » présentement !

Plus près de chez-nous, Sub500 à Toronto, offre des PC Linux.

C’est encore trop peu. J’ignore même si ces PC sont accompagnés d’un CD de réinstallation, car je n’ai pas le budget pour en faire venir un.

Cette condition n’est pas suffisante cependant. Suite à la prochaine.

Linux pour tous! Pas pour tout de suite…

Je sais que je vais en décevoir plusieurs avec ce titre mais il faut s’assumer… Voilà plus de trois ans que je tâte du Linux. J’ai installé pas moins de 5 ou 6 distributions différentes sur deux ordinateurs différents. Chaque fois, j’essaie de me mettre à la place des amis et parents que je connais et qui sont des utilisateurs lambda (comme disent nos cousins les Français). Chaque fois, je me dis « Non, ce n’est pas encore cette fois que je pourrais les convaincre de laisser Windows pour Linux ».

Pire, même moi, je ne me sens pas capable de couper le cordon avec Windows ou Mac (si j’en avais un). Il y a toujours quelque chose qui retrousse ou pire qui se déglingue.

Je fus donc très ébranlé par la lecture des deux réflexions suivantes :

« linux = mauvais, ou le troll de l’été ? »

« Linux je t’aime moi non plus »

Je me suis surpris à opiner du bonnet à plusieurs passages… Ouf!, moi un partisan du libre!

Je vous annonce donc une série de réflexion sur le thème « Linux pour tous! Pas pour tout de suite… parce que… ».

Les commentaires seront appréciés….