Face à la déconfiture de l’aventure humaine sur notre petite planète, je cherche depuis longtemps un modèle viable pour réorganiser l’économie mondiale. Peu de pistes, jusqu’ici. Voilà qu’en parcourant le Framablog (une de mes sources régulières d’inspiration), je tombe sur un long interview de Bernard Stiegler. Je ne le connaissais que de nom. L’interview est long et si je n’avais pas confiance au jugement d’Alexandre Kaufman, l’animateur du Framablog, j’aurais laissé tomber après quelques minutes. Ma patience fut récompensée car le troisième et dernier segment de l’entrevue propose un modèle pour essayer de sortir du consumérisme qui nous a mené à la catastrophe actuelle.
Il serait long de résumer les propos de Stiegler, je ne le ferai donc pas et je vous laisserai le plaisir de l’écoute. Le premier segment fait l’historique de la jeunesse de Stiegler qui coincide avec mai 68. Cela amène à parler des options de l’époque, les mouvements maoistes, le PC, etc.
Le second segment jette les bases de la réflexion du troisième. On y explique les mécanismes du consumérisme (Freud est à l’honneur) et on fait l’histoire de sa montée en puissance.
Enfin dans le dernier segment, Stiegler élabore sa thèse sur la mise en place du « capitalisme coopératif ». Bonheur, j’ai toujours été adepte du coopératisme. Il parle alors de l’économie de la contribution et fait la part belle au mouvenent du logiciel libre et de la culture libre pour illustrer son propos.
À la question « N’y a-t-il que le capitalisme comme mode d’organisation possible? » Il rétorque que non mais que la pensée actuelle est en panne et que rien d’autre à court terme ne s’offre en dehors d’une réorganisation du capitalisme. D’où sa proposition d’une économie de la contribution et de la mise en place d’un capitalimse coopératif.
À écouter et réécouter. C’est ici pour l’écoute.