Jos Bleau va bientôt pouvoir utiliser Linux

On connaît mon intérêt pour Jos Bleau (le Dupont des québécois). Je prétend que Jos Bleau ne pourrait pas utiliser Linux à moins de connaître un ami, un peu geek, qui l’aiderait à tout mettre en place.

À chaque nouvelle version des distributions de Linux, on se rapproche de Jos. C’est le cas avec Ubuntu 7.10. Je viens de l’installer (sur un poste de bureau, pas un portable). Étonnant de simplicité. Il reconnaît presque tout. Installe les imprimantes presque les yeux fermés. Il propose l’installation de codec non-libres quand il tombe sur un fichier qui les utilise. Bref, une grande percée dans la facilité d’utilisation.

Il reste des zones plus sombres… Aucun de mes deux numériseurs n’est reconnu. Impossible d’utiliser avec MythTv ma carte de capture vidéo (ConvertX de Plextor). Pourtant sur les listes de discussion, on prétend que c’est possible. MythTV s’installe comme une promenade dans la jungle. On ne comprend pas la moitié de ce qu’il faut faire.

Malgré tout, il faut se réjouir de voir le progrès qui se fait d’une distribution à l’autre.

Deezer, le début d'une révolution?

Connaissez-vous Deezer? Deezer, c’est probablement le premier site qui offre d’écouter légalement et gratuitement de la musique commerciale. Au printemps 2007, le site (qui portait un autre nom) fut fermé par une poursuite légale. Il a réouvert après avoir fait une entente avec la SACEM, l’organisme, en France, qui représente les artistes. Il vient tout juste de conclure une entente avec l’un des quatre grands, Sony BMG.

En écrivant ce billet, j’écoute sur Deezer, Abd al Malik. Un chanteur de style hip hop qui chante les banlieues de France et les immigrants de deuxième génération. Une façon de trouver inutile le débat sur les accomodements raisonnables.

Sur Deezer, on écoute tant qu’on veut mais on ne télécharge rien. Au mieux, on vous dirige vers iTune pour acheter la toune.

La révolution, c’est que les grands de l’industrie commencent à comprendre qu’on ne passera pas à côté du Web et qu’il faut s’en accomoder. Pour l’instant, Deezer n’offre que 200 000 tounes. Je suis persuadé qu’ils auront bientôt plus d’un million de pièces musicales.

On compte sur la publicité, comme toujours, pour rentabiliser le tout. Deezer partage les revenus de la publicité avec les éditeurs des cédéroms. La radio fonctionne de la même façon, et ça marche.

On verra bien si la formule tient la route.

Enfin de bonnes nouvelles

C’est le titre que David Suzuki et Holly Dressel ont donné à leur dernier ouvrage publié en francais. La traduction est de cette année mais la version anglaise fut publiée en 2002.

Le titre de langue anglaise est plus explicite sur le contenu du livre : « Good News for a Change : How Everyday People Are Helping the Planet »

Pas besoin de prévoir des heures d’affilées pour lire « Enfin de bonnes nouvelles« , l’ouvrage est composé de chapitres assez courts qui peuvent être lus sans références aux chapitres précédents. Malgré tout, les chapitres s’enchaînent en dégageant une impression d’ensemble. Suzuki essaie de nous redonner espoir dans la capacité des humains de « sauver » la planète et d’éviter les scénarios catastrophes.

Il remet en question notre frénésie de consommation en nous présentant l’état du Kerala aux Indes. Un État considéré comme pauvre où les taux d’alphabétisme et d’accès à la médecine sont très élevés.

Je le relirai certainement les jours où je perdrai confiance en l’humanité.

Linux! Pas si mauvais qu'on le dit…

C’est le message que veut passer le blogue MI-80 De Oppresso Liber. L’auteur qui utilise exclusivement Linux depuis 4 ans nous propose 5 mythes (ce qu’il appelle des Misconceptions) à propos de Linux qu’il faut briser. Intéressant comme approche quoiqu’assez optimiste par endroit.

Il promet pour un autre billet la liste des « défauts » de Linux.

Nous créons notre climat…

Et ce n’est pas pour le mieux, loin de là! C’est la conclusion du livre de Tim Flannery, The Weather Makers. Ce scientifique australien nous explique simplement et dans le détail le mécanisme du réchauffement climatique. Il reste toujours objectif, et n’hésite pas à nous faire part des deux côtés de certaines théories. Il en arrive quand même à nous faire ressentir l’urgence d’agir. Le climat de la planète est doué d’une si grande force d’inertie qu’une fois les processus enclenchés, rien ne peut l’arrêter. C’est ainsi que nous sommes d’ores et déjà assuré d’un réchauffement de 1 à 2 degrés celsius. Cela peut vous paraître insignifiant, Flannery nous démontre les effets dévastateurs de ces simples petits degrés. Le livre de Tim Flannery

Si on continue à ne rien faire comme maintenant, c’est 3, 5 ou même 10 degrés de plus que la terre subira au-delà de 2050. 2050, c’est tout de suite. Vos petits-enfants vont tous vivre cela.

L’auteur n’hésite pas à aborder les conséquences sociales de ce réchauffement : guerre pour occuper le territoire encore viable, menace de dictature planétaire et même de tentative de réduire la population des humains pour faire survivre un plus petit groupe.

David Suzuki n’a pas à écrire sur la jaquette du livre « An urgent call to action that we cannot afford to ignore. »