Il faut lire les petits caractères

Si vous venez régulièrement sur mon carnet, vous connaissez ma position sur la Gestion numérique des droits (GND ou DRM en anglais).  Je viens de retrouver un texte ancien (février 2003) qui, à l’occasion de la sortie de la première version de Windows Media Player comprenant des mécanismes de gestion numériques des droits, expliquait comment en acceptant le Contrat de Licence Utilisateur Final (CLUF) de cette nouvelle version, on ouvrait la porte à bien des abus. On clique toujours sur « J’accepte » ou « I agree » sans lire ces CLUF. Si on savait tout ce qu’on accepte, probablement qu’on serait moins vite sur le piton.

Sous le titre « Devinez qui vient fouiller chez-vous ce soir?« , l’auteur vulgarise très bien le fonctionnement de ces GND.

Voilà pourquoi je suis partisan des fichiers sans GND tout en préconisant le respect strict du droit d’auteur. J’écoute beaucoup de musique numérisée, toute légale. Elle provient soit de mes propres CD audio ou de sites, comme eMusic, qui offrent de la musique payante ou gratuite légale et sans GND.

Dans le même ordre d’idée, il existe des formats de compression de musique ou de vidéo ouverts, libres et sans GDN. Une campagne est en cours pour en faire la promotion et inciter les sites Web à les utiliser. La campagne utilise l’acronyme SOM pour Spread Open Multimedia.

La Chine passe à Linux, sans compromis.

La jaquette du livreDu moins c’est le scénario de l’excellent thriller de François Susbielle, La Morsure du Dragon, que je viens de terminer. J’ai toujours aimé la science-fiction et la « géo-politique fiction ». Ici on est comblé. C’est l’idée de voir Linux supplanter Windows dans un pays aussi vaste que la Chine qui m’avait incité à lire le roman de Susbielle. Finalement, c’est le roman lui-même qui m’a séduit.

On y reçoit, sans s’en apercevoir, tant le thriller est bien fait, un cours sur la Chine et sur les enjeux géo-politiques qu’elle suscite.

Comme on dit, « À lire »

La SACEM se libéralise…

Ceux qui ont suivi les péripéties de l’adoption de la loi DADVSI en France savent à quel point la SACEM, la société de gestion des droits d’auteur sur la musique était campé sur ses positions. Elle interdisait même à ses membres (chanteurs et musiciens) de mettre sous licence libre des chansons jamais publiées.

Elle vient de signer une entente avec Deezer, un site d’écoute gratuite de musique sous droit d’auteur, pour permettre la diffusion gratuite des pièces musicales de ses membres, en échange d’un pourcentage des revenus publicitaires de Deezer qu’elle répartira entre ses membres. C’est presqu’un 180 degrés. Deezer nous dirige vers iTunes Store quand on veut télécharger une pièce, c’est peut-être là que se situe l’intérêt de la SACEM.

Deezer est en négociation avec d’autres sociétés de gestion de droits d’auteur. L’industrie de la musique semble commencer à comprendre qu’elle devra adapter ses modes de distribution à l’ère du numérique et du Net.

Une expérience à suivre

L'humanisme selon Isaac Asimov

J’ai longtemps essayé de caractériser ce qu’étaient mes croyances puisque je ne professe aucune religion. Je trouvais le mot athée très catégorique, de plus il ne définit aucune croyance. Or ne pas adhérer à une religion ne signifie pas ne croire à rien! J’ai souvent dit, un peu à la blague, que mon évangile, c’était « La peste » d’Albert Camus.

Voilà que je viens de trouver, dans l’autobiographie d’Isaac Asimov, la même interrogation. Asimov s’est longtemps défini comme athée. Finalement, il a adhéré à l’American Humanist Association dont il est devenu le président honoraire. Avant d’adhérer, il avait défini l’humanisme comme ceci :

[…] les Humanistes : ce sont les êtres humains eux-mêmes qui font progressivement avancer les sociétés humaines en même temps en même temps que les maux qui les accablent, et si ces tourments doivent être soulagés, ce sera encore par les êtres humains. Pour finir les Humanistes ne croient pas à une quelconque influence du surnaturel, que ce soit sur le bien ou sur le mal présents au sein de notre société, que ce soit pour accroître ses souffrances ou au contraire les atténuer.
(Moi, Asimov, page 548)

Ajoutez à cela « Aimez-vous les uns les autres » et c’est complet pour diriger une vie.

Un anthropologue réfléchit sur le Web 2.0

J’ai trouvé sur dotSUB.com une petite vidéo assez spéciale sur le Web 2.0. Je croyais qu’il s’agissait uniquement d’expliquer ce qu’on considère être le Web 2.0. Ce qui est vrai pour la première partie de la vidéo.

La dernière partie devient une réflexion sur les conséquences pour nous tous des transformations du Web. On peut résumer la réflexion par le titre de cette vidéo « The Machine is Us/ing Us ». L’auteur, Michael Wesch, est anthropoloque à l’Université d’État du Kansas.

Ici pour visionner la vidéo

Ici pour lire une entrevue avec l’auteur