Ma vie en libre!

J’ai réalisé, récemment, que je n’utilise presque plus de logiciels propriétaires sur mes divers ordinateurs. Je vis donc ma vie en libre et je m’en porte très bien. Quelques exceptions… les deux numériseurs et la capture vidéo. Probablement qu’avec un peu de persévérance, j’arriverai à les utiliser en libre.

Je suis donc toujours surpris de voir autant de gens autour de moi hésiter ou refuser de franchir le pas. Je fais autant, sinon plus de choses, avec mes ordis que ces réfractaires et je le fais avec du logiciel libre.

Quelques anecdotes récentes. Un ami et sa conjointe décident, enfin!, de se payer un ordinateur plus récent. Ils sont à la retraite donc n’ont pas d’obligation à fournir des documents au sacro-saint format MS-Office, et pourtant, ils ont allégrement augmenté la facture de leur ordinateur DELL d’autour de 200 $ pour y ajouter MS-Office. Plus récemment, une amie, me confie qu’elle se paye un nouvel ordi et me dit de ne pas m’offusquer du fait qu’elle y ajoutera, elle aussi, un MS-Office légal, donc cher. Pour cette somme, elle aurait pu se procurer une imprimante ou un numériseur ou un disque dur amovible ou une gigantesque clé USB ou un beau petit baladeur numérique, etc. Enfin, on m’a raconté qu’une employé d’une société moyenne, ayant demandé de se faire installer PDFCreator (libre, gratuit et très performant) sur son poste de travail, on lui a plutôt proposé une licence d’un produit propriétaire à 60 $. C’est la société qui payait la licence, mais c’est du gaspillage quand même.

Que faudra-t-il pour convaincre tout ce beau monde qu’un logiciel libre ce n’est pas un logiciel moins stable, ni moins performant que son équivalent propriétaire?

En attendant, je vis ma vie en libre et je m’en porte très bien.

Après les musiciens et les chanteurs… les "label" dénoncent

Un groupe d’artistes canadiens-anglais a osé ne pas dire comme l’industrie et dénoncer les DRM, du moins dans leur forme actuelle, sans interopérabilité.

Voilà qu’un « label » de musique techno dénonce les DRM mais va plus loin en proposant ses titres en MP3, sans DRM.

L’idée fait son chemin.

Le coût de la gestion des licences… propriétaires.

Cet article résume bien le propos. Non seulement faut-il payer les licences des logiciels propriétaires mais encore faut-il engager des avocats pour prouver qu’on les a bien achetées. Encore un truc de Microsoft.

Morale, avec un logiciel libre, non seulement vous ne payez pas de licence mais vous n’avez pas besoin de payer pour gérer vos licences.

Merci Standblog pour cette information.

Artistes canadiens-anglais contre les DRM…

Une coalition d’artistes canadiens (anglais pour l’instant), l’ Alliance canadienne des créateurs de musique, s’oppose au durcissement des lois sur le droit d’auteur. En fait partie tous les artistes ou groupes suivant : Barenaked Ladies, Avril Lavigne, Sarah McLachlan, Chantal Kreviazuk, Sum 41, Stars, Raine Maida (Our Lady Peace), Dave Bidini (Rheostatics), Billy Talent, John K. Samson (Weakerthans), Broken Social Scene, Sloan, Andrew Cash and Bob Wiseman (Co-founder Blue Rodeo).

Aucun artiste québécois ne semble ouvert à cette cause, dommage!

Voici l’essentiel de leur déclaration :  » Jusqu’à maintenant, un groupe de maisons d’enregistrement multinationales a surtout pris la parole concernant les besoins des artistes canadiens en matière du droit d’auteur, Les sociétés d’enregistrement et les éditeurs de musique ne sont pas nos ennemis, mais soyons clairs. Les agentes et les agents des principales maisons d’enregistrement agissent pour le compte de leurs actionnaires; ils parlent rarement au nom des artistes canadiens. Les propositions législatives visant à faciliter les poursuites judiciaires contre nos partisanes et nos partisans ou à augmenter le contrôle qu’exercent les maisons d’enregistrement sur la jouissance de la musique ne sont pas faites en nos noms, mais bien au nom des succursales mères étrangères des maisons d’enregistrement. »

Ils ont déjà commencé leur lobbying auprès du gouvernement pour influencer la future réforme du droit d’auteur canadien. Communiqués de presse, Lettre au ministre et publication d’un guide pour la réforme du droit d’auteur.

Ils osent s’opposer aux DRM

Le magazine Macleans a fait écho à leur campagne de promotion. Le site du NPD en fait aussi mention. Faut croire qu’ici au Québec on vit sur une autre planète concernant les réformes du droit d’auteur partout dans le monde qui menacent nos droits fondamentaux de consommateurs de biens culturels.