Vendre du libre pour le propager?

Voilà l’idée de Michael Robertson, l’initiateur de Linspire (ex-Lindows), une distribution Linux vendu dans les grandes surfaces aux États-Unis.

Il s’explique dans une de ces dernières Michael’s Minutes intitulée Moving from Geekland to the Mainland with CompareSoft.

Il réapplique aux logiciels libres la recette de Linspire, vendre un produit essentiellement gratuit.

J’attends vos commentaires. Personnellement, l’idée me séduit.

Eureka! J'ai trouvé le magazine que je cherchais

Depuis plus de quatre (4) ans que je fricote dans Linux sans beaucoup de succès, je cherche le magazine qui va m’aider à mieux comprendre et utiliser Linux et les applications qu’on y trouve. Tout ce que j’avais vu jusqu’ici était trop technique pour le simple « power user » que je suis. Je ne pouvais utiliser qu’une très petite partie du contenu des magazines en kiosque, le reste s’adressant à des programmeurs ou des ingénieurs en informatique.

Je ne regardais pas au bon endroit, tout simplement. Un nouveau collègue, Pierre Marcotte pour ne pas le nommer, m’a fait découvrir TUX, The First and Only Magazine for the new Linux User.. Ce magazine n’existe pas en format papier, voilà pourquoi je ne pouvais le trouver dans les kiosques à journaux. De plus, c’est récent, huit numéros de publiés seulement.

Le magazine est produit au format PDF et la mise en page est de niveau professionnel. On s’y abonne gratuitement à partir du site. À chacune des parutions, on reçoit un courriel nous enjoignant d’aller télécharger notre exemplaire. C’est-y-pas beau ça!

Le plus beau c’est que le magazine est vraiment mais vraiment à ma portée et à celle de la plupart des faux novices. On n’y parle pas à pleine page de kernel, de sécurité et autres jargons techniques. On vous apprend comment synchroniser votre Palm Pilot à l’aide des logiciels qu’on retrouve dans la plupart des distributions; comment faire ceci et cela avec GIMP, Audacity et les autres.; comment tirer parti du logiciel de gravure de votre distribution. Les explications techniques ne sont proposées que lorsqu’il est impossible de faire autrement, sinon on reste à votre niveau. Vite, vite allez vous abonner, c’est gratuit.

Pour un Québec VRAIMENT lucide

Je viens de lire le Manifeste pour un Québec lucide, signé par les 12 apôtres du bien-être des Québécois.

Je n’en reviens tout simplement pas… On dirait que les 12 ne vivent pas sur la même planète que nous. Pas une allusion à l’écart croissant entre riches et pauvres, au Québec, et ailleurs dans le monde. Kyoto, le réchauffement climatique, connais pas! La mondialisation néo-libérale et son cortège de misères pour les peuples, ce doit être sur la planète Mars car on n’en souffle mot. Le syndicalisme se résume à protéger les intérêts de ses membres à courte vue. Rien sur les PDG qui reçoivent des bonis après avoir mis leur compagnie en quasi-faillite et mis à la rue des milliers de travailleurs. Ce n’est pas de la courte vue de leur part, ils préparent l’avenir, je présume. L’épuisement des ressources non-renouvelables, cela ne semble pas les préoccuper bien fort. On nous parle de protéger notre niveau de vie de Nord-américains, alors que tout observateur lucide de l’état de la planète sait bien qu’il faudra le réduire ou réduire en esclavage tous les pays en développement. Nos douze n’ont vraiment pas l’air de vivre sur la même planète que nous.

« En effet, il ne faudrait pas que le syndicalisme québécois s’éloigne du modèle responsable et coopératif qui l’a caractérisé au cours des deux dernières décennies. » y lit-on. Je présume que les compagnies, leurs dirigeants et leurs actionnaires suivent un modèle responsable et coopératif, eux.

Plus loin on lit «Elle requiert aussi – c’est un corollaire essentiel – le respect de ceux qui réussissent, plutôt que l’envie, les procès d’intention et la suspicion. » On oublie de dire que rares sont les hommes d’affaires qui réussissent au Québec sans un coup de pouce de MES impôts. On oublie vite qui a financé la convergence de Québecor, qui finance nos producteurs d’émissions de télé, qui finance Bombardier, etc. C’est MOI et VOUS. Alors, le respect, on le doit à qui?

Je suis bien d’accord pour alléger le fardeau de la dette… Mais je ne veux pas être le seul à y contribuer. Je veux voir ceux qui réussissent nous aider à le réduire. Pas juste les salariés, pas juste les syndiqués. Les frais de scolarité, ça dépend de comment ce sera fait et surtout à quel rythme. Les mesures d’aide seront-elles au rendez-vous? Une hausse des tarifs d’électricité, j’en suis à la condition que l’ensemble des revenus supplémentaires serve à vraiment à rembourser la dette et ne soit pas détourné vers le paiement de l’épicerie. Et tant qu’à parler d’énergie, les compagnies pétrolières pourraient faire leur part plutôt que de déclarer des profits toujours à la hausse.

Quant à la réforme de la taxation en remplaçant les impôts sur le revenu par des taxes directes… j’ai hâte de voir tous les échappatoires qu’on permettra aux compagnies au nom de la compétitivité mondiale. Vous allez voir, c’est encore les salariés qui vont payer le plus. Si les impôts ne rapportent pas assez, c’est que la loi est pleine de trous pour permettre aux non-salariés d’éviter de payer leur juste part. Voyez à quel rythme les compagnies deviennent des fiducies pur éviter de l’impôt.

Citer la France comme modèle des partenariats public-privés, c’est presqu’indécent. Je présume que les chemins de fer britannique sont un autre succès… Ces partenariats ont presque toujours tourné au cauchemar pour les citoyens ordinaires, hausse de tarifs, manque d’investissements dans les infrastructures… C’est pourtant facile à comprendre… Si le privé investit c’est pour s’enrichir pas pour nous enrichir. Si l’État ne veut pas investir dans la réfection des infrastructures à cause du coût pourquoi une entreprise privée le ferait-elle sinon pour hausser les tarifs pour récupérer sa mise. Me semble qu’il ne faut pas réfléchir longtemps pour comprendre cela.

« Le silence est confortable, mais le péril l’interdit. » nous dit la conclusion du Manifeste. Voilà pourquoi j’ai pris la peine de m’exprimer sur ce sujet.

Ceci dit, je crois, tout comme les auteurs du Manifeste, que l’heure est aux grands changements. C’est juste qu’on ne s’accorde pas sur lesquels.