Google et la BNF…

Hier, je mentionnais le risque que Google pourrait représenter pour Wikipédia. Aujourd’hui, c’est la Bibliothèque nationale de France BNF qui s’inquiète des visées de Google. La culture ne sera-t-elle qu’américaine? Les commentaires fait à l’article de Radio-Canada montrent bien que certains confondent liberté et hégémonie américaine. L’OMC nous a appris à draper les intérêts privées (monétaires ou culturels) du drapeau de la liberté. Pour un article plus fouillé sur l’initiative de la BNF, cliquez ici

Wikipedia et Google, l'avis de Dvorak

Patrice Létourneau a déjà mentionné l’intérêt de Google pour Wikipédia. John Dvorak dans PC Magazine nous met en garde dans un article intitulé « Googlepedia : The End is Near. Une compagnie cotée à la Bourse n’appartient plus à ses fondateurs. Le profit est sa seule et unique motivation, et, dit-il, cela pourrait menacer Wikipédia. Son conseil : ne pas faire affaire avec Google.

MP3Tunes, un modèle plus libre

On discute beaucoup des restrictions mises sur les « tounes » achetées en ligne sur les divers sites de téléchargement légal et payant. Les Digital Rights Management (DRM) comme on les nomme limitent l’usage qu’on peut faire après l’achat de cette musique. Bref, la musique qu’on nous vend ne nous appartient pas tout à fait. Il faut le bon lecteur, on limite le nombre de fois qu’on peut les graver et souvent, on ne peut les changer d’ordinateur, etc. Tout ceci contredit le principe de la copie privée inscrit dans la plupart des lois sur le droit d’auteur. Au Canada, on possède ce droit.

Michael Robertson, fondateur de l’ancien MP3.com et de Linspire, vient de se lancer dans une nouvelle aventure, MP3Tunes. La ressemblance avec ITunes est voulue. Il veut montrer qu’on peut vendre des « tounes » sans les limites des DRM. Vous n’y trouverez pas, pour l’instant, vos chanteurs ou vos groupes préférées. Les grands « label » de musique n’acceptent pas ce manque de restrictions. Pourtant, Robertson a convaincu plus de 20 000 artistes de toutes sortes à y confier leur musique. C’est à suivre.

Addulact, un genre de projet MILLE? Ou l'inverse?

Vous avez entendu parler du projet MILLE (Modèle d’infrastructure de logiciel libre en éducation), connaissez-vous Adullact? Probablement pas! Il s’agit d’un llieu de mutualisation (comme on dit dans les cercles savants) des logiciels réalisés pour l’administration municipale. Les municipalités qui y adhèrent (Paris vient de le faire), s’engagent à rendre libre les logiciiels qu’ils font produire pour fin d’administration municipale. Chacun est libre de les reprendre et de les adapter à ses besoins. L’esprit du libre à son meilleur. Je n’ai pas l’hyperlien sous la main, mais j’ai appris que des villes américaines de la côte Est font la même chose.

On pourrait dire que c’est un mélange de MILLE et de GRICS 😉

Radio-Canada se libéralise… et propose Ogg Vorbis

La dernière barrière à l’adoption des logiciels libres se trouve dans les formats de fichiers. Un format non-libre fait toujours planer un risque de fermeture. Qui paiera une licence pour intégrer dans son logiciel la possibilité de lire ou de sauvegarder dans un format particulier? C’est illogique! Voilà pourquoi je préconise de privilégier, chaque fois que c’est possible, un format libre plutôt qu’un format propriétaire, et ce, même si le format propriétaire est publié et ouvert. Rien ne nous dit qu’il restera ouvert à perpétuité, ou que des ajouts au format ne seront pas gardés secret, donnant ainsi un avantage indéniable au propriétaire du format. Les plus anciens se rappelleront de la saga du format GIF. Un jour, une compagnie s’est levée et a dit « c’est à nous, et dorénavant vous paierez pour l’intégrer dans vos logiciels ». La même chose s’est produite plus récemment avec le MP3.

Voilà pourquoi la décision récente de Radio-Canada de faire l’essai du format Ogg Vorbis pour la radio en ligne m’a semblé une nouvelle d’importance. La BBC travaille dans ce sens pour la mise en ligne de ses archives vidéos. Tant que de grandes institutions ne cautionneront pas les formats de fichiers libres, ces formats ont peu de chance de devenir des standards. Pour tester l’option Ogg Vorbis à Radio-Canada. Assurez-vous, au préalable, d’avoir un lecteur de son qui supporte Ogg Vorbis. Ils sont très nombreux dans le monde du libre. Cool Player et Zinf le font très bien. Pour ne pas multiplier les lecteurs sur mon ordi, j’ai opté pour VLC. Ce lecteur supporte presque tous les formats vidéos et sonores. Il lit les DVD et même le DiVx.

Personnellement, j’encode toujours mes CD audio au format Ogg Vorbis. J’ai même acheté un lecteur de « MP3 » qui lit du Ogg Vorbis. Presque tous les lecteurs de la compagnie iRiver supportent ce format libre.