De l'eau, de l'eau, encore de l'eau…

Je venais à peine de terminer le précédent billet que je tombe sur un autre article qui va noyer mon moulin sous des trombes d’eau. Mark Carter un enseigant du primaire de St. Catharines (sic) en Ontario, adepte inconditionnel du libre, ose dire que son OS préféré est Windows XP pro. Rien de moins!

Je revois le débat sur Framasoft à propos de l’hérésie qu’il y aurait à faire la promotion du libre sous Windows. On m’a fait le même reproche quand j’ai signé un article pour Clic.

Je constate qu’il y a au moins un autre Canadien qui pense la même chose. 😉

De l'eau à mon moulin!

Un article sur NewsForge apporte de l’eau à mon moulin. Depuis longtemps, je dis, au grand désespoir de mes amis du libre, que Linux n’est pas prêt pour le grand public.

La lecture de l’article de NewsForge confirme ce fait. Il y a trop de distributions ou du moins trop de distributions qui ne suivent pas des règles élémentaires pour faciliter l’installation de logiciels.

J’attends avec impatience l’organisme ou la compagnie qui aura assez de poids pour forcer à une certaine uniformisation des structures internes de Linux. À partir de cela les programmeurs du libre pourront peut-être nous fournir un installateur qui marchera sur toutes les distributions.

Je rêve! En attendant, j’installe Linux comme deuxième violon sur mes ordis.

Des menottes avec ça!

Apple ferme la porte à la concurrence en bloquant l’accès de son iPod aux chansons achetées sur RealNetwork. Jusqu’où les grandes entreprises iront-elles? Va-t-on décider de ce qu’on écoute et où on l’écoute après nous l’avoir vendu à gros prix? Le numérique est censée nous donner plus de choix dans la façon d’utiliser les documents (musique, photo, vidéo, etc.). Les grandes compagnies ont décidé que ce serait le contraire!

Un jugement de la cour suprême américaine à suivre de près…

Les « majors » américains de la musique et du film ont réussi à porter leur cause contre Morpheus et Grokster devant le cour suprême. Cette cause ira bien au delà du simple cas de l’échange de fichiers « peer to peer ».

Si les arguments des « majors » avaient été suivis, nous n’aurions pas de magnétoscope ni de magnétophone. Bref, rien de ce qui permet la copie ou la distribution illégalement de contenus aurait été interdit. Les cours, à l’époque, avait conclu que si une technologie permet également un usage légal, on ne peut en interdire la fabrication et la vente.

La vague actuelle d’abus de droit d’auteur et de brevet me fait craindre une décision différente cette fois-ci. Si c’était le cas, ce serait une catastrophe pour tous ceux qui croient que tout n’est pas marchandise sur cette planète.

Curieux qu’aucun américain ne réclame l’interdiction de la fabrication et de la vente des armes à feu puisqu’elles peuvent servir à commettre des actes illégaux. Deux poids, deux mesures. Ou plutôt, si cela rapporte au grand capital, c’est légal…