Un modèle pour la musique à l'ère d'Internet?

Magnatune, un modèle pour la distribution de musique sur Internet? Peut-être pas le modèle définitif mais certainement un bon départ.

Ce site, référencé sur Creative Commons, offre aux artistes qui le désirent un moyen de diffusion autre que le contrat habituel avec une maison de disques. L’artiste, dont les pièces sont sous licence CC, propose gratuitement en streaming ses pièces. Puis on peut les télécharger au format de notre choix (le wav est offert pour une meilleure qualité), pour le prix qu’on choisit de payer. Le minimum accepté pour un album complet est de 5 $ US et la recommendation est de 8 $. Rien ne vous empêche de donner plus. La moyenne serait de 8.93 $ US. Pour le même prix, on peut aussi commander un CD préenregistré.

Magnatune remet 50 % de la somme à l’artiste. J’aurais préféré un plus gros pourcentage mais c’est déjà un début. Si un tel système venait à attirer des artistes plus connus, il pourrait devenir une alternative au système actuel de distribution commerciale des CD.

À lire absolument…

Du bon usage de la piraterie, dont j’ai fait mention dans un billet précédent, devrait être une lecture obligatoire pour tous ceux qu’intéresse la question du respect du droit d’auteur. Une lecture d’autant plus nécessaire si vous êtes partisan du Libre.

J’en achève la lecture et je puis témoigner de la profondeur et de la justesse des positions de l’auteur. Si vous n’aviez pas lu Free culture parce que l’anglais vous rebute. Du bon usage de la piraterie est écrit sur la base des mêmes principes et, je crois, a le mérite d’être plus concret.

Bonne lecture

Le papier pour l'avenir… des déchets atomiques

L’historien en moi s’est réveillé à la lecture de ce billet trouvé sur un blog dédiés aux formats ouverts. Il s’intitule « Plus fort que les formats ouverts électroniques ! », et vous le trouverez à la fin de la liste sur l’archivage.

Confronté au problème de laisser de l’information aux générations futures sur les caractéristiques d’un site d’enfouissement de déchets nucléaires, les responsables sont revenus à la solution papier. Nos descendants seront-ils privés d’histoire? Arriverons-nous à conserver toutes nos créations numériques pour nos petits-petits-petits-enfants? Un probème de taille. En tous les cas, un format ouvert ne nuira certainement pas dans 300 ans!

Simplicité et puissance… un mariage impossible!

Vous connaissez John Dvorak, le Foglia du PC Magazine? Il a écrit un article mi-sérieux, mi-comique sur les 10 axiomes de l’informatique moderne. L’article était destiné à choquer, il a réussi.

Jem Matzan, sur NewsForge, s’est amusé à reprendre l’article de Dvorak pour montrer que tout ceci ne vaut que pour Windows et que GNU/Linux en est exempt. Sous le titre Ten axioms of computing? Call them Windows flaws, il réfute plusieurs des points de Dvorak. J’avoue ne pas être d’accord avec toutes ses remarques. Surtout quand il affirme que Dvorak est inféodé à Microsoft. Je lis Dvorak depus assez longtemps pour être convaincu du contraire.

Malgré tout, on trouve des perles dans l’article de Matzan comme celle-ci (qui explique le titre de mon billet) « You can’t have power and simplicity in an operating system, despite what the advertisements say; the two are mutually exclusive. »

Je prêche ceci depuis longtemps à propos des logiciels d’application . Je ne crois pas qu’on puisse à la fois offrir un jeu restreint d’options (menus, fenêtres de dialogue, etc.) et permettre à l’usager de réaliser des tâches complexes. Une tâche complexe exige presque toujours des réglages en conséquences qui sont antinomiques avec une certaine simplicité. C’est pourquoi je préfère Photoshop Element à Photoshop. Ouvrir une boîte de dialogue dans Photoshop, c’est se gratter la tête longtemps pour savoir s’il faut, ou non, mettre quelque chose dans chacune des cases (ou cocher toutes les options). Si j’étais graphiste professionnel, je saurais à quoi tout cela sert et je serais heureux qu’on m’offre l’opportunité de pouvoir tout régler à ma convenance. Je ne suis qu’un amateur, Photoshop n’est pas pour moi (et je pourrais dire Gimp, non plus).

Revenons à Linux… la plupart des distributions vont dans le sens de nous donner le pouvoir sur notre système d’opération au détriment de la simplicité dont le novice aurait besoin.

Au fait, n’oubliez pas de lire les deux articles cités, vous ne le regretterez pas 😉

Le Pape américain…

Dans mon précédent billet « La France plus catholique que le pape… j’avais affirmé que la France se préparait à faire passer une loi qui reprenait la substance d’un projet de loi américain dont j’avais oublié le nom. Je l’ai retrouvé! Il s’agit du Induce Act.

Ce projet de loi fait couler beaucoup d’encre virtuelle sur le Web. Une petite recherche avec Induce Act sur Yahoo vous donnera dans le million de résultats.

Suivons de près l’adoption de ces deux lois, la française et l’américaine, car elles auront certainement des répercussions sur notre utilisation du Web et des ressources numériques.