S'amuser avec eMusic

Hier, en auto, je me suis amusé à réécouter un CD que j’avais réalisé pour ma mère (84 ans). Dans ma jeunesse, elle nous parlait toujours d’Ol’Man River et du beau chanteur noir qui la chantait dans la comédie musicale Showboat. J’y avais gravé plus de 15 versions différentes d’Ol’Man River. Contrairement à ce qu’on peut croire, ce n’est pas ennuyant. J’ai passé une belle heure de route. La pièce musicale est interprétée de toutes les façons, traditionnelle par Paul Robeson, par Bing Crosby, Django Reinhardt, Dick Hyman, etc…

Tout ceci grâce à eMusic, mon « magasin » en ligne préféré. Des MP3 sans DRM et parfaitement légaux. Comme eMusic travaille uniquement avec les étiquettes indépendantes (indies), on y trouve des choses originales. Les grands ont tendance à ne sélectionner que ce qui plaît au plus grand nombre et négligent la musique de niche. Une recherche sur Ol’Man River et Showboat m’avait permis de dénicher ces trésors. Le plus beau de l’affaire c’est que pour un abonnement de 10 $ par mois on peut télécharger 30 « morceaux », ce qui donne un prix de 0.33 $ par chanson. Pas mal mieux qu’iTunes. Et si vous vous abonnez via un autre abonné, vous aurez droit à 50 morceaux gratuits. Le risque n’est pas grand car pendant les 2 premières semaines de votre abonnement vous pouvez vous retirer sans rien payer. Et, si vous n’avez pas cédé à l’offre de 20% de rabais en échange d’un contrat d’un an, vous pourrez vous désabonner n’importe quand.

Je songe depuis longtemps à mettre sur un même CD toutes les versions de Summertime que je possède. Par curiosité, ce matin, j’ai fait la recherche sur le titre Summertime dans eMusic, résultat 1200 morceaux. Cela donne le vertige, même s’il y avait de faux résultats, il en restera quelques centaines.  Je crois que je me contenterai des 10 ou 12 que je possède 😉

Internet change vraiment notre façon de trouver et d’acheter notre musique.

P.S.  Si eMusic vous intéresse, je puis vous patronner pour les 50 morceaux gratuits

La radio a survécu à la télévision et…

Curieux titre pour un blogue qui parle surtout de logiciels et de culture libre. C’est pour faire un parallèle avec les logiciels sur notre poste de travail et les logiciels « Web ». Depuis un bon bout de temps, on ne cesse de nous rabâcher que l’avenir est au « tout Web »: logiciels, espaces de stockage, etc… On m’a même confié que dans une C.S. (et probablement dans beaucoup d’autres), la raison qu’on donne pour refuser d’installer des logiciels (sur CD ou… oui, disquettes) sur les postes des classes de maternelles c’est que les logiciels sur le poste de travail ce n’est pas réforme! Le Web le serait semble-t-il, lui.

Et pourtant, on pourrait s’interroger sur ce qui n’est pas réforme dans l’utilisation intelligente de Lopart ou de l’Atelier d’écriture! Et que dire des extraordinaires logiciels de la compagnie Kutoka (Mia et compagnie). À l’inverse, j’ai vu beaucoup de sites Web dédiés aux tout-petits reprenant, en beaucoup moins « cute », des concepts que les bons éditeurs de logiciels offraient il y a déjà près de 15 ans. Quinze ans plus tard, les copies Web de ces logiciels sont infiniment moins achevées. La télévision, à ses débuts, croyait, à tort, faire disparaître la radio. La radio ne s’est jamais aussi bien portée. Bien sûr, elle fait ce pourquoi elle est le mieux adaptée.

Je crois que le tout au Web recèle des aspects qu’on ne veut pas voir. Contrôle de nos contenus par des entités dont on ignore les buts véritables. La pub ne paiera pas toujours tout ce qu’on nous offre. Et même si elle le faisait, serions-nous d’accord de subir cette avalanche d’incitation à la consommation dans une époque où l’avenir de la planète, et partant de nos enfants, exige qu’on soit plus parcimonieux dans notre appropriation des ressources planétaires. Sommes-nous prêt à payer mensuellement des services qu’on pourrait ne pas payer (si le logiciel est libre) ou payer une fois pour toute? Serons-nous coupé de nos documents en ligne, la journée où nous n’aurons plus les moyens de payer la mensualité (à la retraite, par exemple).

On pourrait continuer dans ce sens mais vous voyez où je veux en venir. Essayons de définir ce qui est préférable de laisser sur notre poste de travail et ce qui devrait se trouver sur le Web. Je n’ai pas de réponses définitives à cette question mais je préfère partir du principe que le mieux n’est pas de faire du tout au Web.

Et vous qu’en pensez-vous?

On s'en doutait, maintenant… on le sait!

On se doutait bien que Microsoft infiltrait le milieu scolaire pour assurer son monopole sur les logiciels utilisés par les élèves et les enseignants.  Grâce au beau travail de journalisme d’enquête d’aKa (son surnom) sur Framablog on commence à comprendre comment tout cela se passe.  Il y a dans tout cela une naïveté navrante de la part de certains enseignants.  Mais est-ce bien de la naïveté?

On se demandait pourquoi le ministère de l’Éducation de France était à la traîne vis à vis du logiciel libre et des formats ouverts par rapport au reste du gouvernement, une partie de la réponse vient d’être trouvé.  L’Assemblée nationale française vient de passer sous Linux et OpenOffice.org même chose pour la Gendarmerie.  Près de 400 000 fonctionnaires passeront à OpenOffice dans les mois qui viennent.  Curieux que l’Éducation ne suive pas au même rythme.

Cliquez ici pour lire l’excellent article d’aKa.