La suprématie de la cupidité et de l'appât du gain

C’est le sous-titre du livre Le Grand banquet de Linda McQuaig publié en traduction francaise aux éditions Écosociété.

La journaliste torontoise démolit la thèse des néo-libéraux qui veulent nous faire croire que les lois du marché sont des lois naturelles. Elle s’appuie, entre autres, sur les écrits de Karl Polanyi. Elle cite abondamment The Great Transformation: The Political and Economic Origins of Our Time, l’oeuvre maîtresse de Polanyi.

Le Grand banquet nous rappelle que les « lois du marché  » ont fait une apparition très récente dans l’histoire de l’humanité. Ces lois réduisent l’homme à sa seule dimension matérielle, le fameux homo économicus des économistes.

Lecture obligatoire pour tous les altermondialistes et tous les écologistes.

Phrase-choc…

Lu sur le blogue de l’AQUOPS : « Ce n’est pas l’AQUOPS qui se meurt, c’est l’idée même des TIC dans les écoles. » Cette phrase est tirée du long commentaire de Louis Desjardins.

Ouf! Un constat que je crois assez près de la vérité dans plusieurs écoles. Du moins des conversations avec certains profs nous apprennent qu’ils se fait moins de TIC qu’auparavant. Le monde à l’envers!

Il faudra bien analyser les causes de cette désaffection. Je parie que la question du matériel et de l’accès sera une des explications.

On dirait qu’autour des ilôts de belles expériences, on retrouve une mer de désaffection.

Pas très rassurant quand on sait qu’une des compétences transversales du nouveau programme se lit ainsi : « Exploiter les technologies de l’information et des communications».

Une bonne raison pour que l’AQUOPS survive et fasse l’analyse de cette situation.

Ça fait peur…

Je viens de terminer la lecture d’un autre livre édité chez Écosociété. Le titre, déjà, peut en effrayer certains, Objectif décroissance, Vers une société viable.

Il m’intéressait car il part d’un constat que j’ai fait, il y a longtemps. La planète est finie (dans le sens mathématique!), ne croîtra plus et ses ressources non-renouvenables non plus. Seules les ressources renouvelables croîtront, mais à un rythme souvent inférieur à celui de leur exploitation. Sachant cela, je ne comprends pas pourquoi la seule préoccupation de nos économistes et de nos politiciens soit la croissance. Comment peut-on croître à perpétuité dans un monde aux ressources « finies » et non « infinies »? Impossible. On s’en va, comme humanité, vers un mur…

Le livre fait le même constat. La première partie de l’ouvrage démontre l’urgence d’agir en démontrant certains phénomènes qui risquent de devenir irréversibles. Dans une seconde partie, on laisse parler des gens qui, à leur échelle, ont commencé à imaginer des modes de vie alternatifs qui respectent la capacité de la planète. Et, c’est là que la peur nous prend…

Quand on mesure l’ampleur des changements qui seront demandés à nos sociétés occidentales, on se dit que la planète est foutue d’avance. Je n’arrive pas à imaginer de tels changements de mentalité sur un horizon d’une ou deux générations. Or, dans 50 ans, il risque d’être trop tard.

Un classique de l'écran

J’ai regardé, hier soir, Les Temps moderne de Charlie Chaplin. C’était à 21 h à Télé-Québec. Ce soir on passera Le Dictateur.

J’ai passé un moment très agréable. Je n’avais jamais vu ce film au complet. On ne nous montre que les éternels extraits de Charlot dans l’usine. C’est beaucoup plus que cela. Ce film illustre parfaitement le sens du terme Un classique. Le dictionnaire en ligne TLF donne comme définition du mot au cinéma ceci : Film reconnu par tous comme un modèle du genre.

Réalisé en 1936, plusieurs des thèmes du film restent très actuels. On y voit les effets du stress causé par la vie moderne, l’incapacité de s’adapter des gens, la crise économique, le chômage, les grèves et l’anti-communisme pour n’en nommer que quelques-uns. Et comme toujours, une histoire d’amour.

Le film est offert actuellement en DVD dans les librairies et, je suppose, en location. Payez-vous du bon temps.

Une question de point de vue

En guise de réponse (humoristique) aux nombreux commentaires sur mon billet intitulé « Je mélange les affaires », je vous suggère la lecture d’un article paru dans NewsForge. Le titre a lui seul est déjà une prise de position, Windows rapidly approaching desktop usability. Pour ceux qui ne l’aurait par remarqué, l’article est classé sous la rubrique humor.

Bonne lecture et amusez-vous bien.