La vie n'est pas une marchandise

Il n’y a pas que dans le domaine du logiciel que les brevets, tels que définis depuis quelques années, posent de graves problèmes. La situation est probablement pire dans le domaine de la biologie et de la botanique. On prend des brevets sur la vie, ce qui, paradoxalement, la menace. Du moins c’est le constat de Vandana Shiva dans son livre La vie n’est pas une marchandise qui porte en sous-titre Les dérives des droits de propriété intellectuelle ». Ce livre nous vient des éditions Écosociété, une maison d’édition qui publie des livres pour nous aider à questionner l’ordre établi par le néo-libéralisme.

Vous y apprendrez comment on demande des brevets sur des plantes, des semences, des gènes, etc. Mme Shiva prétend que c’est le nouveau mode du colonialisme envers le Tiers Monde.

Une question de coût, ou un coup fumant

Je paraphrase un peu Benoît qui disait que le libre ce n’est pas qu’une question de coûts. Il disait aussi « Si c’est une question uniquement de coûts, pas de problèmes, « ils » vont s’arranger pour ne plus que ça n’en soit une. » Tu as raison Benoît.

La nouvelle suivante : « Windows à rabais lancée au Brésil » le prouve. Une contre-offensive de Microsoft qui espère équiper le nouvel ordinateur à bas prix que le gouvernement veut offrir à la population. La concurrence? Devinez ? Linux, bien sûr! Le plus désolant c’est qu’on va donner un Windows à rabais mais tronqué de plusieurs de ses fonctionnalités.

Benoît a raison, si nos seuls arguments sont les coûts, la bataille sera rude.

Linux pour Monsieur et Madame Tout le monde

Voilà un sujet qui me tient à coeur et qui me vaut, à l’occasion, des discussions intéressantes avec certains amis du libre. Je prétends, à tort ou à raison, à vous de juger, que Linux n’est pas encore prêt pour Monsieur et Madame Tout le monde. Je m’explique.

Ce n’est pas Linux en soi qui est rébarbatif, du moins dans son habillage graphique à la KDE ou à la Gnome, mais le fait qu’on est toujours laissé seul face à Linux. En effet, il est très difficile de trouver un ordinateur pré-installé avec Linux. Et même quand on en trouve, il n’est accompagné que des CD de la distribution, ce qui implique qu’il faut savoir comment le réinstaller… Pas de CD de réinstallation automatique sur la plupart de ces ordinateurs. Bien sûr, ces CD vous font perdre toutes vos données, c’est un prix que le novice paye déjà sur les autres OS. Ce qu’il veut c’est que son ordi fonctionne à nouveau.

Une fois l’installation réussie, il faut mettre à jour de temps à autre et surtout… réussir à y faire fonctionner les périphériques que l’on ajoute à l’ordi. Je sais, on va me dire, c’est la faute au manufacturier. Même si on peut pointer un coupable, cela ne rend pas la chose plus facile pour Monsieur et Madame Tout le monde.

J’ai déjà exprimé l’opinion que la distribution qui se rapproche le plus des novices, c’est Linspire. On peut trouver des ordinateurs, et même des portables, vendus avec Linux comme OS préinstallé. Leur site (et concept) d’entrepôt Click-N-Run permet de résoudre le problème des mises à jour. De plus, le CD de Linspire offre, comme dans d’autres OS, de redétecter les périphériques de temps à autre. Cela ne résoud pas la question des pilotes inexistants mais c’est déjà un progrès.

Pourquoi alors revenir sur le sujet, si je crois que Linspire offre une bonne partie de la solution? Parce que Linspire s’adapte très mal au français. On ne peut même pas se servir du clavier canadien-français à l’intérieur d’OpenOffice.

En discutant de tout cela avec Benoît des Ligneris de Révolution Linux, les « concepteurs » d’ÉduLinux, ce dernier m’a proposé de faire mes suggestions pour la prochaine mouture d’ÉduLinux. Pierre Lachance m’a alors gentiment proposé d’ouvrir un wiki pour faire un remue-méninge sur cette question. Le wiki s’appelle, vous vous en doutez, Linux pour Monsieur et Madame Tout le monde. J’ai commencé à y écrire. Je vous invite donc à vous joindre à ma réflexion.

Knoppix, toujours le champion

Récemment, j’ai acheté un magazine britannique, Linux Magazine, qui contenait un DVD rempli de diverses versions de .Knoppix­ et de ses dérivés. [Remarquez que nous sommes en retard dans nos kiosques à journaux puisque ce numéro acheté en janvier 2005 portait la date d’octobre 2004. Même les bateaux sont lents 😉 À moins qu’on ne serve d’éxutoire aux invendus en Europe.]

Revenons à notre propos. Hier soir, après avoir retiré une vieille carte de son de mon vieil ordi, je décide de vérifier si je peux utiliser le module de son intégré sur la carte mère. J’ai deux partitions sur cet ordi, Windows 98 et Linux. Avec Windows, on m’a affiché le numéro de modèle du module de son et après une vingtaine de minutes de recherche sur Internet, j’avais les pilotes en main. Le reste fut de la routine et le module fut reconnu par Win 98.

Sous Linux… c’est une question de chance. J’ai d’abord essayé ÉduLinux 2004 qui était déjà installé sur mon ordi. Il ne reconnaissait déjà pas ma vieille SoundBlaster, encore moins le module de la carte mère. Mais ici, aucune indication de ce qui ne va pas et on ne me propose pas la réinstallation des pilotes…

J’essaie ensuite une version « Live CD » de Linspire 5.0. Mon module n’est pas reconnu, donc toujours pas de son.

Je me rappelle du DVD Knoppix. Je décide que je n’ai rien à perdre et j’essaie la version 3.4 de Knoppix. Et là, c’est le bonheur ! Knoppix, même en Live CD, ne prend que 2 minutes à se charger complètement et … IL A RECONNU TOUT DE SUITE MON MODULE DE SON. Je suis toujours surpris de tout ce que Knoppix arrive à fournir sur un seul CD et surtout de la rapidité avec laquelle on a accès aux logiciels à partir d’un lecteur de CD ou de DVD. J’expérimente l’option offerte de faire un /home permanent sur mon disque dur. Encore là, du gâteau. On me laisse le choix de plusieurs options. J’opte pour le mettre sur une partition VFAT. On se doute que je ne veux pas utiliser toute la partition et on me le demande. Finalement, je demande un /home de 300 Meg. Knoppix fait un fichier image d’un système de fichier Linux sur cette partition. Sous Windows, je ne vois qu’un gros fichier .img. Enfin, je demande à sauvegarder mes paramètres sur mon disque dur, même procédure. Je n’ai plus qu’à « booter » de mon DVD en donnant la commande myconfig et hop, deux minutes plus tard, je suis sous Linux… avec le son en prime.

Pourquoi les autres distributions Linux ne sont pas aussi efficaces et conviviales?

De la musique en ligne et… des menottes

Le titre de cet article « Apple ferme la porte au logiciel PyMusique me rappelle que, pour l’instant, acheter de la musique en ligne c’est utiliser, bon gré mal gré, le logiciel qu’on nous impose. Encore heureux s’il tourne sur plus d’une plateforme.

Ne vous méprenez pas, je ne fais pas l’apologie du fait que PyMusique contourne le mécanisme de protection des droits, quoique… il y aurait beaucoup à dire sur les restrictions à notre droit de copie privée que cela implique. Je constate simplement que pour acheter de la musique, il faut désormais utiliser un logiciel imposé. Et si vous achetez de la musique à plusieurs endroits… les maux de têtes commencent.

À preuve cette phrase tirée du site d’Archambaultzik : « Le lecteur Windows Media Série 9 est requis pour la lecture des fichiers protégés ou sous licence ». De plus c’est la maison de disque qui décide de l’ampleur de mon droit de copie privée, « Vous pourrez ainsi écouter les chansons à partir de votre ordinateur, graver des disques et transférer les chansons sur un lecteur audio-numérique ou a un assistant numérique personnel et ce, en fonction du nombre de fois établi par la maison de disques. » Les compagnies modifient donc la loi du droit d’auteur unilatéralement. Déjà, on se retrouve avec iTunes pour les morceaux achetés chez Apple et Média player 9 pour ceux acheter chez Archambault. Vaut mieux que les goûts musicaux de nos fournisseurs soient les nôtres.

Un site essaie de briser ce modèle, c’est
MP3Tunes