Un anthropologue réfléchit sur le Web 2.0

J’ai trouvé sur dotSUB.com une petite vidéo assez spéciale sur le Web 2.0. Je croyais qu’il s’agissait uniquement d’expliquer ce qu’on considère être le Web 2.0. Ce qui est vrai pour la première partie de la vidéo.

La dernière partie devient une réflexion sur les conséquences pour nous tous des transformations du Web. On peut résumer la réflexion par le titre de cette vidéo « The Machine is Us/ing Us ». L’auteur, Michael Wesch, est anthropoloque à l’Université d’État du Kansas.

Ici pour visionner la vidéo

Ici pour lire une entrevue avec l’auteur

Silence courriel…

J’ai envoyé un courriel à trois grands quotidiens du Québec, Le Devoir, La Presse (via
Cyberpresse) et le Journal de Montréal. Pour ce dernier, comme je ne trouvais pas d’endroit pour écrire à la direction sur leur site, j’ai écrit à Richard Martineau, lui demandant de faire suivre.

Le sujet de mon courriel? Pourquoi ne demande-t-on pas à nos candidats leur position sur le libre, les formats ouverts ou les brevets logiciels. Ces sujets sont d’actualité dans la campagne présidentielle française, ici… rien.

48 heures après l’envoi des 3 courriels, rien… silence courriel. Même pas d’accusé de réception. Vous savez, le petit message automatique qui vous dit qu’on est heureux d’avoir reçu votre courriel et toutes les formules de politesse habituelle. C’est à croire que ce sujet n’intéresse ni nos politiciens, ni nos journalistes.

Pour ceux que ça intéresse voici le texte de mon courriel :

Monsieur le rédacteur,

Une campagne électorale est une occasion en or pour forcer nos politiciens à prendre position sur plusieurs sujets.

Un large sujet me semble être laissé dans l’ombre, celui des logiciels libres et par ricochet la question des formats ouverts et des brevets logiciels.

L’Europe se préoccupe de ces questions depuis quelques années, à tel point que les candidats à l’élection présidentielle française ont dû, pour la plupart, se positionner sur ces questions. Un site Web, Candidats.fr, leur propose même une déclaration à endosser et un questionnaire à remplir.

Votre journal pourrait-il, d’ici la fin de la présente campagne électorale, essayer d’obtenir la position des divers parties sur ces questions.

Voici quelques URL pour vous aider à prendre connaissance de l’état de la question en Europe et, plus particulièrement en France.

Candidats.fr
http://candidats.fr/index.php

Lettre de l’ADULLACT aux candidats
http://www.framasoft.net/article4393.html

La gendarmerie française passe à OpenOffice.org
http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39203431,00.htm

L’Assemblée nationale française passe aux logiciels libres
http://www.edu-clic.net/libre/article.php3?id_article=113

Les efforts pour s’opposer aux dérives du droit d’auteur et des brevets
http://silvaneves.org/eucd/eucd-fs.en.html

En Belgique
http://fr.wikipedia.org/wiki/Standards_ouverts_et_logiciels_libres_en_Belgique

Et au Québec
http://www.msg.gouv.qc.ca/fr/administration/libre.asp
http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_MILLE
http://zonelibre.grics.qc.ca/

Merci d’avance de vous intéresser à ce sujet

André Cotte

Que dire de plus?

MSN Music ferme ses portes m’apprend le blog de Tristant Nitot, le président de Mozilla Europe. Et M. Nitot d’ajouter le DRM montre une fois de plus sa nocivité. J’ai souvent parlé des DRM dans ce blogue. Nous avons, avec cette fermeture, une preuve concrète des inconvénients probables avec la musique sous DRM.

Le pauvre type qui avait choisi MSN Music comme fournisseur de musique ne pourra pas écouter sa musique bien longtemps. Un format mort, c’est un format que les lecteurs de musique numérique vont vite cesser de supporter. Il lui restera à les écouter sur le CD qu’il aura, je l’espère, gravé. Le remettre en MP3 suppose une nouvelle dégradation de la qualité du son.

En passant, le format abandonné par MSN est-il le même que celui utilisé par ArchambaultZik?

Combien serons-nous de gens pour protester contre la loi C-60 qui sera probablement ramené au Parlement bientôt? Elle se propose, elle aussi, de criminaliser le fait de passer outre à une protection technique du genre DRM.

Conclusion… n'achetez pas de musique sous DRM

La logique qui préside actuellement à la gestion des droits numériques (DRM) mène tout droit à l’impasse et à des situations loufoques comme celle-ci ou celle-là.

La solution est connue mais boudée par les multinationales. Un format de DRM ouvert (cela ne le rend pas vulnérable pour autant) et multiplateforme. Le client a le droit d’écouter ce qu’il a acheté à prix d’or (Un dollar par morceau c’est nettement abusif) sur l’appareil qu’il veut, avec le lecteur logiciel qu’il veut, sur l’OS de son choix, etc. Actuellement, il faut choisir son camp, Apple, Sony ou Microsoft ou devenir pirate.

Quant à moi, je n’achète pas de musique sous DRM qu’elle soit sur CD ou en numérique.