Le bébé avec l'eau du bain

Une nouvelle (dont je n’ai pas trouvé la trace sur le Net) à la radio, ce matin, fait état des hauts cris lancés par l’industrie du disque parce que les ordinateurs mis à la disposition du public, à la Grande bibliothèque, comprennent un graveur de cédérom.

Tout défenseur du droit d’auteur que je suis, je suis outré. Bientôt on interdira tout ce qui permet des gestes illégaux. Ce qu’on oublie c’est que ces graveurs sont utiles pour des tâches complètement légales et louables. La direction de la Grande bibliothèque refuse de les retirer en affirmant qu’ils sont là pour permettre aux usagers de faire des copies des oeuvres du patrimoine québécois qui sont du domaine public.

Va-t-on devoir se cacher pour exercer nos droits légitimes? Le droit à la copie privée, cela existe et, bien encadré, c’est bénéfique à la société.

Pour écouter mes CD audio (tous légaux) sur mon baladeur, je dois les « ripper », va-t-on me mettre en taule parce que je veux écouter mes CD sur le lecteur que je veux? Où cela va-t-il s’arrêter?

Si vous savez où je peux appuyer la position de la Grande bibliothèque, faites-moi signe, je signerai à deux mains.

Un classique de l'écran

J’ai regardé, hier soir, Les Temps moderne de Charlie Chaplin. C’était à 21 h à Télé-Québec. Ce soir on passera Le Dictateur.

J’ai passé un moment très agréable. Je n’avais jamais vu ce film au complet. On ne nous montre que les éternels extraits de Charlot dans l’usine. C’est beaucoup plus que cela. Ce film illustre parfaitement le sens du terme Un classique. Le dictionnaire en ligne TLF donne comme définition du mot au cinéma ceci : Film reconnu par tous comme un modèle du genre.

Réalisé en 1936, plusieurs des thèmes du film restent très actuels. On y voit les effets du stress causé par la vie moderne, l’incapacité de s’adapter des gens, la crise économique, le chômage, les grèves et l’anti-communisme pour n’en nommer que quelques-uns. Et comme toujours, une histoire d’amour.

Le film est offert actuellement en DVD dans les librairies et, je suppose, en location. Payez-vous du bon temps.

Citations sur… les brevets

Voici deux citations tirées de la lecture de La vie n’est pas une marchandise.

« L’enclosure des terres communales que sont la propriété intellectuelle et la biodiversité au moyen des brevets est un ultime symbole de colonisation. Une colonisation qui menace notre survie. » page 147

« Les régimes de brevet tels qu’ils sont actuellement conçus pourraient susciter un néo-colonialisme à l’égard non seulement des populations mais de toute forme de vie. » page 149

La recolonisation de la planète au profit des multinationales est commencé. Faudra-t-il des guerres de décolonisation ?

De la musique en ligne et… des menottes

Le titre de cet article « Apple ferme la porte au logiciel PyMusique me rappelle que, pour l’instant, acheter de la musique en ligne c’est utiliser, bon gré mal gré, le logiciel qu’on nous impose. Encore heureux s’il tourne sur plus d’une plateforme.

Ne vous méprenez pas, je ne fais pas l’apologie du fait que PyMusique contourne le mécanisme de protection des droits, quoique… il y aurait beaucoup à dire sur les restrictions à notre droit de copie privée que cela implique. Je constate simplement que pour acheter de la musique, il faut désormais utiliser un logiciel imposé. Et si vous achetez de la musique à plusieurs endroits… les maux de têtes commencent.

À preuve cette phrase tirée du site d’Archambaultzik : « Le lecteur Windows Media Série 9 est requis pour la lecture des fichiers protégés ou sous licence ». De plus c’est la maison de disque qui décide de l’ampleur de mon droit de copie privée, « Vous pourrez ainsi écouter les chansons à partir de votre ordinateur, graver des disques et transférer les chansons sur un lecteur audio-numérique ou a un assistant numérique personnel et ce, en fonction du nombre de fois établi par la maison de disques. » Les compagnies modifient donc la loi du droit d’auteur unilatéralement. Déjà, on se retrouve avec iTunes pour les morceaux achetés chez Apple et Média player 9 pour ceux acheter chez Archambault. Vaut mieux que les goûts musicaux de nos fournisseurs soient les nôtres.

Un site essaie de briser ce modèle, c’est
MP3Tunes