Ça fait peur…

Je viens de terminer la lecture d’un autre livre édité chez Écosociété. Le titre, déjà, peut en effrayer certains, Objectif décroissance, Vers une société viable.

Il m’intéressait car il part d’un constat que j’ai fait, il y a longtemps. La planète est finie (dans le sens mathématique!), ne croîtra plus et ses ressources non-renouvenables non plus. Seules les ressources renouvelables croîtront, mais à un rythme souvent inférieur à celui de leur exploitation. Sachant cela, je ne comprends pas pourquoi la seule préoccupation de nos économistes et de nos politiciens soit la croissance. Comment peut-on croître à perpétuité dans un monde aux ressources « finies » et non « infinies »? Impossible. On s’en va, comme humanité, vers un mur…

Le livre fait le même constat. La première partie de l’ouvrage démontre l’urgence d’agir en démontrant certains phénomènes qui risquent de devenir irréversibles. Dans une seconde partie, on laisse parler des gens qui, à leur échelle, ont commencé à imaginer des modes de vie alternatifs qui respectent la capacité de la planète. Et, c’est là que la peur nous prend…

Quand on mesure l’ampleur des changements qui seront demandés à nos sociétés occidentales, on se dit que la planète est foutue d’avance. Je n’arrive pas à imaginer de tels changements de mentalité sur un horizon d’une ou deux générations. Or, dans 50 ans, il risque d’être trop tard.

Citations sur… les brevets

Voici deux citations tirées de la lecture de La vie n’est pas une marchandise.

« L’enclosure des terres communales que sont la propriété intellectuelle et la biodiversité au moyen des brevets est un ultime symbole de colonisation. Une colonisation qui menace notre survie. » page 147

« Les régimes de brevet tels qu’ils sont actuellement conçus pourraient susciter un néo-colonialisme à l’égard non seulement des populations mais de toute forme de vie. » page 149

La recolonisation de la planète au profit des multinationales est commencé. Faudra-t-il des guerres de décolonisation ?

Le gouvernement de l'ombre… l'OMC

Il est notoire que l’ONU n’est pas un gouvernement mondial, loin de là! Les veto du Conseil de sécurité nous le rappellent régulièrement.

Ce qui ne veut pas dire qu’un gouvernement mondial n’existe pas! Malheureusement, il n’est pas démocratique et donne le pouvoir, de plus en plus, au grand capital et aux pays riches de la planète.

Ce gouvernement mondial, c’est… l’Organisation mondiale du commerce (OMC. À première vue, c’est un organisme sous l’autorité des nations, donc des citoyens. Si on scrute un peu plus, on se rend compte qu’il est de plus en plus l’organisme des multinationales et des pays riches. Il s’immisce dans tous les secteurs de la vie en société sous le prétexte fallacieux que tout peut nuire au « libre » commerce.

La dernière en date, la menace aux médicaments génériques. En effet, l’OMC a décidé de se mêler des problèmes de propriété intellectuelle. Pourtant il existe depuis longtemps une Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Cet organisme, auquel adhère 182 états membres (la terre entière, quoi) et qui gère 23 traités différents est en train de se faire damer le pion par l’OMC en matière de propriété intellectuelle. Motif? La propriété intellectuelle est un des éléments clés du commerce mondial.

Allons-nous devenir les esclaves muets du gouvernement mondial de l’OMC?