Le chant des sirènes…

Je suis toujours surpris du culte que vouent certains de mes amis du libre pour Google et Apple.  Il m’a toujours semblé que ce culte est un peu contradictoire avec les principes qui animent le mouvement du logiciel libre et de la culture libre.

Framablog vient de résumer, avec moins de nuances que je l’aurais fait, pourquoi Apple n’est pas l’ami du libre.  Je vous laisse lire cet article intitulé :

iPhone 3G : tout ce qui brille n’est pas or

Nous reviendrons sur Google plus tard.

Alec Couros, un prof bien spécial

On m’a pisté vers une vidéo du prof Alec Couros.  Cela m’a pemis de découvrir un prof bien spécial.  Il enseigne à la faculté des sciences de l’éducation de l’université de Regina en Saskatchewan.  Visionner la bande annonce de son cours EC&I 831 suffit à éveiller la curiosité.  Qu’un prof fasse la promotion de son cours de cette façcon, c’est étonnant, surtout que le sujet du cours porte en partie sur le Web 2.0.

Copyright Alec Couros

Copyright Alec Couros

Suite à ce visionnement, j’ai essayé d’en apprendre davantage sur ce prof à l’avant-garde.  Comme moi vous pouvez parcourir son blogue, consulter sa cote sur Rate My Professor ou voir sa page sur le site de l’Université.

Ce prof qui réalise des podcasts, vit sa vie sur le Web au grand jour.  Son blogue nous apprend que, récemment, Flickr l’a mis dans la position de revoir cette politique de vivre au grand jour, du moins dans sa vie personnelle.  Cet incident peut servir d’exemple à tout ceux qui ne se méfie pas assez des sites dit « sociaux ».

En tout cas, il prouve que certains enseignants universitaires ne sont pas déphasés par rapport au Web.

Le débat des chefs avec Québec Solidaire

Demain soir, j’aurai deux débats des chefs.  L’officiel à la télé et l’officieux sur le Web avec Québec solidaire.  Je vous invite à vous joindre au débat de Québec Solidaire.  Un pied de nez aux réseaux de télévisions qui ont refusé d’inviter Québec Solidaire et les Verts au débat.  C’est ainsi qu’on empêche des idées nouvelles de circuler.

J’ai signé la pétition demandant que ces deux tiers parties soient du débat et j’ai écrit aux 3 réseaux pour leur faire part de mon mécontentement.

Rendons-nous au débat officieux sur le Web à :
http://www.francoisedavid.com/

Le site Facebook de Québec Solidaire est facile à trouver et un autre groupe sur le débat des chefs de Francoise David existe également.

Enfin sur You Tube, une petite recherche donne beaucoup de vidéos à regarder, je recommande le discours d‘ouverture de la campagne de Françoise David.

Comme Obama le disait durant sa campagne : Oui, nous le pouvons.

"Droits d'auteur ou droits d'éditeur?", Julie Rémy

En lisant mon Devoir en ligne, ce matin, je suis tombé sur cette expression.  Dieu qu’elle résume bien les batailles actuelles autour du droit d’auteur sur les oeuvres numériques.  Les DRM (GDN) sont-ils là pour protéger l’auteur ou son éditeur/distributeur?  L’article de Julie Rémy fait surtout référence aux journalistes pigistes qui retrouvent leurs articles sur le Web sans aucune rémunération supplémentaire pour ce deuxième canal de diffusion.  Pourtant, la publicité vendue sur ces sites n’est pas la même que dans le magazine ou le journal.  L’éditeur fait ici un double profit.  Il paie une fois le tarif papier au journaliste et il reçoit deux revenus de publicité.  Heureusement, cette situation commence à changer… du moins pour les journalistes ayant assez de notoriété pour exiger une clause dans leur contrat.  Pour les autres… c’est la logique néo-libérale qui prévaut, « si je peux faire de l’argent sur ton dos, j’en ferai ».

Le cas de la musique en ligne pourrait être analysé de la même façon.  À moins d’être une vedette déjà consacrée, le musicien ou le chanteur fera à peine 10 % du prix de vente.  Quand on vous vend un morceau à 1 $, il reçoit son dix sous, rien de plus.  Croyez-vous sérieusement qu’il en coûte 90 sous pour mettre en ligne (même en prenant les frais de promotion en compte) un morceau de musique numérisé?  Poser la question c’est y répondre, NON.  Je l’ai dit et je le répète, un morceau en ligne ne devrait pas se vendre plus de 50 cents.  À ce prix, il y moyen de donner un 10 cents à l’artiste et de faire de l’argent.

Pour avoir beaucoup lu sur la question des droits d’auteurs, je réponds à Julie, droits d’éditeur.

Mauvaise foi, incompétence ou …

Ce sont les adjectifs qui me viennent à l’esprit à la lecture du dernier éditorial de Patrice-Guy Martin de Direction Informatique intitulé : Logiciel propriétaire et code source libre : mythes et réalités.

La mauvaise foi y est évidente.  On triture les faits et on passe sous silence ceux qui ne cadrent pas avec sa propre rhétorique.  S’il ne s’agit pas de mauvaise foi, alors l’incompétence de ce monsieur est sans borne.  À l’entendre parler les gouvernements européens qui sont en train de passer à OpenOffice.org et, dans certains cas, à Linux seraient des attardés.

Une autre explication pourrait se cacher sous les deux précédentes.  Les compagnies de logiciels propriétaires sont, par les publicités qu’elle achètent dans les magazines, les véritables bailleurs de fonds de ces derniers.  Le procès en question aurait-ils rameutés certaines de celles-ci.  Le sieur Martin serait-il en train de flatter les mains qui le nourrissent?

D’entrée de jeu, il propose une demi-vérité en écrivant : L’actualité récente nous a amené de nouveaux vers les tribunaux et une nouvelle poursuite contre un organisme du gouvernement du Québec pour ne PAS avoir choisi du logiciel libre.  La poursuite demande simplement au gouvernement de respecter les critères de sa propre loi quand il décide de ne pas aller en appel d’offres pour ses achats de logiciels.  Ceci n’implique pas qu’il doive absolument acheter du logiciel libre mais que s’il ne le fait pas cela doit se faire en conformité avec les lois.  Ici, il y a mauvaise foi ou incompétence.  Ou bien il a lu le texte de la poursuite et c’est de la mauvaise foi ou bien il ne l’a pas fait et c’est de l’incompétence journalistique.

Presque tous les autres paragraphes contiennent de ces demi-vérités ou des contre-vérités.

Peut-être pourrait-on lui faire une liste d’organisations sérieuses (et américaines, il semble les admirer) et de gouvernements qui ont fait le choix du logiciel libre.  Tous des arriérés puisqu’il conclut en disant que du « côté du système d’exploitation et de la suite bureautique, cette bataille est terminée »

Dieu que cette conclusion va dans le sens d’un gros annonceur!

On accuse souvent les tenants du logiciel libres d’être sectaires et de ne regarder qu’un seul côté de la médaille.  Je crois que cette fois, on a la preuve que le sectarisme joue aussi du côté du logiciel propriétaire.