La fin d'une belle aventure…

Certains se souviendront de mon enthousiasme quand j’ai quitté Carrefour éducation pour oeuvrer à plein temps dans la promotion du logiciel libre en éducation.  Le projet était unique au Québec et probablement dans la francophonie.  Une société sans but lucratif décidait de consacrer des ressources financières pour promouvoir l’utilisation des logiciels libres sur les ordinateurs des enseignants et des élèves.  Quatre ans plus tard, c’est la fin de l’aventure.  Le site Zone libre en éducation, point d’appui des efforts de promotion et de support du libre de la société où je travaille, a cessé le 5 février 2010 d’être mis à jour.   Ce qui équivaut à sa fermeture.  Heureusement, la compilation de logiciels libres Colibris n’est pas touchée pour l’instant.  Son responsable — moi — est muté à de nouvelles fonctions.  En effet, je retourne pour la majeure partie de mon temps à Carrefour éducation, j’en consacrerai une plus petite à la mise à jour de la compilation Colibris.

Que s’est-il passé?  Difficile de faire un post-mortem éclairé.  Il est évident qu’un projet comme Zone libre en éducation et Colibris engendrent des frais.  Cette donnée n’est pas une surprise.  Quiconque oeuvre dans l’univers du libre sait que les revenus ne viennent pas des logiciels libres sur les postes de travail. Bien peu de services peuvent  être facturés dans ce secteur.  On le sait, les entreprises qui profitent financièrement du libre le font dans le secteur des logiciels destinés aux entreprises.  On facture surtout des services d’installation, d’intégration et de support.  Les commissions scolaires n’ont pas toutes besoin de ces services pour mettre des logiciels libres sur les ordinateurs des écoles.  Par contre, certaines appréciaient l’appui de Zone libre et de Colibris pour les soutenir dans leurs efforts d’implantation.  Zone libre faisant la veille pour eux, dénichait ou produisait des tutoriels pour faciliter la formation des enseignants et leur proposait une compilation prête à être distribuée.

Pourquoi alors fermer Zone libre?  La réponse ne m’appartient pas.  Je ne peux que faire des conjectures.  On n’a pas réussi à transférer une partie du fardeau financier sur d’autres épaules.  Ce qui aurait été logique puisque la Société doit faire ses frais, à défaut de faire des profits.  Cette partie de ses activités profitait à toute la collectivité et plus particulièrement aux commissions scolaires.  Celles-ci auraient pu se partager une partie de la facture.  Ce ne fut pas fait.  La visibilité de Zone libre et de Colibris aurait pu servir de carte de visite pour offrir des services « facturables » à partir de logiciels libres.  C’est possible puisque plusieurs commissions scolaires donnent des contrats à des sociétés de services libres québécoises…  Je ne peux que déplorer que le milieu éducatif québécois ne dispose plus d’un site d’information et de vulgarisation sur les alternatives en matière de logiciels libres destinés aux enseignants et aux élèves. Je vous laisse poursuivre la réflexion de votre côté…

Pour réussir dans le libre, il faut en prendre les moyens.  Zone libre le proclamait.

Solution pour notre temps ?

Face à la déconfiture de l’aventure humaine sur notre petite planète, je cherche depuis longtemps un modèle viable pour réorganiser l’économie mondiale.  Peu de pistes, jusqu’ici.  Voilà qu’en parcourant le Framablog (une de mes sources régulières d’inspiration), je tombe sur un long interview de Bernard Stiegler.  Je ne le connaissais que de nom.  L’interview est long et si je n’avais pas confiance au jugement d’Alexandre Kaufman, l’animateur du Framablog, j’aurais laissé tomber après quelques minutes.  Ma patience fut récompensée car le troisième et dernier segment de l’entrevue propose un modèle pour essayer de sortir du consumérisme qui nous a mené à la catastrophe actuelle.Bernard Stiegler

Il serait long de résumer les propos de Stiegler, je ne le ferai donc pas et je vous laisserai le plaisir de l’écoute.  Le premier segment fait l’historique de la jeunesse de Stiegler qui coincide avec mai 68.  Cela amène à parler des options de l’époque, les mouvements maoistes, le PC, etc.

Le second segment jette les bases de la réflexion du troisième.  On y explique les mécanismes du consumérisme (Freud est à l’honneur) et on fait l’histoire de sa montée en puissance.

Enfin dans le dernier segment, Stiegler élabore sa thèse sur la mise en place du « capitalisme coopératif ».  Bonheur, j’ai toujours été adepte du coopératisme.  Il parle alors de l’économie de la contribution et fait la part belle au mouvenent du logiciel libre et de la culture libre pour illustrer son propos.

À la question « N’y a-t-il que le capitalisme comme mode d’organisation possible? »  Il rétorque que non mais que la pensée actuelle est en panne et que rien d’autre à court terme ne s’offre en dehors d’une réorganisation du capitalisme.  D’où sa proposition d’une économie de la contribution et de la mise en place d’un capitalimse coopératif.

À écouter et réécouter.  C’est ici pour l’écoute.

300 000 km… c’est possible !

Jamais je n’aurais crû, il y a quelques années, pouvoir conserver une auto au-delà de 300 000 km.  Et bien, je viens de le faire.  302 000 km au compteur au moment où j’écris ces lignes et probablement plus de 325 000 km quand je l’abandonnerai pour une plus jeune 😉  Une Ford Focus familiale 2000, achetée d’occasion en 2002 à 42 000 km.  Double économie!

Le préposé au service technique chez mon concessionnaire croyait que je blaguais quand je lui disais que s’il m’aidait à la mener à 300 000 km, je lui payais la bouteille de mousseux.  Quelle ne fut pas sa surprise de me voir arriver avec ma bouteille.

Voici la photo de la remise de la bouteille.

Remise d'une bouteille de mousseux à Jonathan pour le remercier des 300 000 km

Merci Jonathan de m'avoir aidé à me rendre à 300 000 km


Pour en faire autant, un seul conseil : entretien, entretien, entretien.  Ça coûte un peu plus cher sur le coup mais ça rapporte sur le long terme.  Et pour un entretien efficace, le concessionnaire, malgré ses prix, n’est pss toujours le plus mauvais choix.