Angélique et Boucar, une paire d’Africains hors-pair

Vous connaissez probablement la chanteuse Angélique Kidjo et l’humoriste-animateur Boucar Diouf.  Imaginez-les à une même table placotant durant deux heures.  C’est exactement ce que l’émission L’autre midi à la table d’à côté de Radio-Canada nous offre.  Et heureusement, en balado pour écouter où cela nous chante.  Je l’ai fait sur la route 20 entre Montréal et Québec.

Angélique Kidjo en spectacle

© Darkmarvis, CC By-NC-ND

Oubliez les métiers de nos deux complices.  Leur conversation touche autant à la vie courante en Afrique qu’à la nécessaire intégration des immigrants.  La profondeur de certains de leurs échanges frôle la philosophie.  On y fait aussi l’apologie de la langue française et on découvre un Boucar plus québécois que bien des québécois.  Malgré le sérieux de certains sujets abordés, l’humour n’est jamais bien loin.

L’émission tient sur deux balados d’un peu moins d’une heure chacune.

Lien vers le premier épisode

Lien vers le deuxième épisode

Décroissance et simplicité volontaire

Ceux qui ont suivi mon carnet savent que ce sujet me préoccupe beaucoup.  La plupart des gens ne sont pas des climato-sceptiques et comprennent que l’humanité est en danger.  Jusque là ça va.  Par contre quand on regarde ce qu’ils font pour y remédier, cela se gâte.  La plupart ne font rien, d’autres posent des gestes plutôt symboliques (moi le premier), et une toute toute petite minorité comprend qu’il faut vivre autrement et s’essaie à la simplicité volontaire.

Parmi ces derniers, on comprend que la croissance économique à tout prix est le grand fautif.  On l’a répété à satiété, notre planète ne peut plus supporter le niveau d’exploitation de ses ressources que nous lui faisons subir.  Il faut absolument remplacer la croissance par une décroissance suivie d’une croissance nulle.  C’est de cela que les trois segments vidéos qui suivent nous entretiennent.

Une petite heure de visionnement pour mieux comprendre la nécessité de la décroissance.  Vous y constaterez que décroissance peut aussi rimer avec bonheur.

Réalisé par Utopimages, le documentaire met en scène les Colporteurs de décroissance et fait intervenir des personnalités connues comme Albert Jacquard, Serge Latouche, José Bové, Paul Ariès, etc…

Allez-y plongez et regardez…

Le premier épisode (20 minutes)


Simplicité volontaire et décroissance 1/3
envoyé par Super_Resistence. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

Le second épisode (20 minutes)


Simplicité volontaire et décroissance 2/3
envoyé par Wakeup-. – L’info internationale vidéo.

Le troisième et dernier épisode (20 minutes)


Simplicité volontaire et décroissance 3/3
envoyé par Super_Resistence. – L’actualité du moment en vidéo.

J’ai vécu la Révolution tranquille (1)

J’ai le bonheur d’avoir un neveu qui fait du cinéma.  Voici le message qu’il envoyait récemment à ses oncles et tantes ayant l’âge d’avoir vécu la révolution tranquille :

Bonjour les oncles et tantes, maman !

Comme certain d’entre vous le savent, je travaille actuellement sur un scénario de film dont l’action est divisée entre aujourd’hui et l’époque de la Révolution Tranquille

Si vous avez deux minutes, j’aimerais que vous m’écriviez vos souvenirs, vos impressions, ce que vous retenez de la décennie 60 principalement, mais aussi du début des années 70.

Dites-moi aussi quel âge vous aviez en 1960, lors de l’élection de Jean Lesage. Ça me situera.

Je cherche à prendre le pouls de comment le changement social était vécu individuellement, au jour le jour, dilué dans le quotidien qui ne change pas tant que ça au final.

En fait, quand vous comparez à aujourd’hui, qu’est-ce qui a le plus changé depuis la Révolution Tranquille ? Dans le concret, dans la vie de tous les jours, mais aussi dans l’air du temps, dans l’humeur collective.

Voilà ! Vos réponses seront très utile pour mon travail d’écriture.

En vous remerciant d’avance,

Jériko.

Je me sers de mon carnet pour solliciter les gens de ma génération qui voudrait partager ce qu’ils ont vécu lors de la Révolution tranquille.

Vous pouvez vous contenter de laisser un commentaire ou contactez-moi (via les commentaires) pour laisser un texte plus consistant.


Quelques informations sur ma vision de la Révolution tranquille, je continuerai dans un billet subséquent.

J’avais 14 ans en 1960, donc 20 à la fin des Six glorieuses.  J’ai toujours pensé que la Révolution tranquille comptait dix ans et plus, mais les puristes la situe entre 1960 et 1966.  C’est donc une révolution libérale.  Ça fait tout drôle de dire cela au moment où le même parti politique est en train de revenir au Duplessisme.

Pour comprendre notre état d’esprit, il faut se rappeler que les années 60, ce sont celles des décolonisations à travers le monde.  Nous nous sentions vraiment des colonisés.  Nègres blancs d’Amérique de Pierre Vallières, c’est en 67 et cela résumait bien ce que nous ressentions.  Dix ans plus tôt, Albert Memmi dans son Portrait du colonisé, avait, sans le savoir, décrit en bonne partie la situation des Canadiens-français comme on disait à l’époque.  Nous baignions dans ces idées.  En 60 c’était encore les chèques et la monnaie unilingue anglaise.  Les entrepreneurs francophones donnaient tous des noms anglais à leur commerce pour être pris au sérieux.

Inutile de préciser que le slogan de Jean Lesage, Maîtres chez-nous nous avait complètement conquis.

J’arrête ici pour ce soir.  Je reprendrai bientôt.

La nécessaire décroissance et le capitalisme

Je crois depuis très longtemps que la philosophie économique actuelle de la croissance à tout prix est condamné à l’échec puisque la planète et ses ressources ne peuvent croître. On dit que ce sont des ressources finis dans le sens qu’elles ne peuvent croître indéfiniment.

Par contre, je n’arrive pas à trouver une façon d’assurer la décroissance (ou la croissance nulle) sans augmenter la pauvreté de la majorité. La richesse d’une minorité, c’est facile, cela porte le nom de capitalisme.

Or, ce matin, je suis tombé sur un article du Monde diplomatique qui sans apporter la solution complète indique cependant qu’il y a un préalable. Il faudra sortir de l’idéologie capitaliste qui nous encourage à se « hisser au-dessus des autres ».

L’auteur, André Gorz, propose plutôt une approche où on ne produirait que ce qui  » ne privilégie ni n’abaisse personne ».

Je n’essaierai pas de résumer le texte, je vous laisse plutôt le lire. L’article reproduit un article de 1974 (il était visionnaire le bonhomme) d’André Gorz.


Article d’André Gorz

Courte biographie d’André Gorz

Un autre texte important de Gorz

De DreamHost à iWeb

Je me suis décidé à changer d’hébergeur Internet.  Depuis trois ans j’utilisais les services de DreamHost.  Je suis allé sur les conseils de mon ami Benoît.  Il avait raison, DreamHost était parfait pour le débutant que j’étais.  Comme il me connaît, il a ajouté que la compagnie appartenait à ses employés, un genre de coopérative. Mon côté gauche fut tout de suite séduit.

Maintenant que j’utilise un autre hébergeur, je suis en mesure de dire que DreamHost est probablement le plus convivial des hébergeurs.  Si vous en êtes à vos premières armes dans l’hébergement Web, je vous le conseille vivement.  Je vais même conseiller à iWeb de s’en inspirer.

J’ai presque terminé le passage de DreamHost à iWeb.  Beaucoup de boulot quand on ne veut rien perdre.  J’ai choisi iWeb pour deux raisons.  La première, et la plus importante, c’est un compagnie québécoise et le service se fait en français.  Je lis bien l’anglais mais je suis moins efficace à l’écrit et complètement nul à l’oral.  Pour être franc, DreamHost est assez convivial pour ne pas sentir le besoin de contacter le support en ligne ou par téléphone.  La deuxième raison, c’est que pour moins de 250 $ j’ai un abonnement de 10 ans.

Quand vous lirez cet article, c’est que j’aurai fini le transfert d’hébergement.