Nul n'est prophète dans son pays!

Framablog que je lis régulièrement vient de me faire connaître une documentariste québécoise.  On cherche loin ce qui est souvent tout près de chez-soi.

Le documentaire intitulée « Le bien commun : l’assaut final » est disponible sur le site de Framablog, avec l’autorisation de la documentariste,  Carole Poliquin.  Framablog nous dirige gentiment vers le site des Productions ISCA en nous conseillant d’acheter le DVD pour encourager ce genre d’efforts.

Je ne vous donne pas plus de détails sur le documentaire, son titre devrait vous donner une piste.

Contenu de qualité… sur le Québec

Le Devoir de ce matin offre quelques articles sur les encyclopédies en ligne.  Une belle réflexion sur nos sources d’information.  Un article sur Wikipédia nous apprend que le contenu sur le Québec est de qualité très inégale.  On mentionne aussi la frilosité de nos organismes publics quant au partage des images et photos qu’ils possèdent.  Une grande pauvreté iconographique en résulte dans les articles du Québec.

Un second article relate l’aventure de l’encyclopédie en ligne québécoise, l’Agora.  Jacques Dufresne son initiateur réfléchit sur les impacts du « rouleau compresseur » Wikipédia sur les autres sources de savoir encyclopédique.  Comme toujours, la réflexion de Jacques Dufresne nous force à nous interroger sur nos propres habitudes.   Dans la foulée de cette réflexion on nous fait connaître deux sources de textes québécois sérieux et solides : Les Classiques des sciences sociales et le Bilan du siècle.

Trois sites exceptionnels que je vous laisse découvrir.   Comme le souligne Jacques Dufresne l’omniprésence de Wikipédia dans les résultats de recherche masque l’existence de ces sources très fiables d’information.  Il faudrait prendre la bonne habitude de s’y référer plus souvent.

Google contrôle déjà sans le vouloir notre accès à l’information.   Dufresne n’hésite pas à parler de domination culturelle.

Le chant des sirènes…

Je suis toujours surpris du culte que vouent certains de mes amis du libre pour Google et Apple.  Il m’a toujours semblé que ce culte est un peu contradictoire avec les principes qui animent le mouvement du logiciel libre et de la culture libre.

Framablog vient de résumer, avec moins de nuances que je l’aurais fait, pourquoi Apple n’est pas l’ami du libre.  Je vous laisse lire cet article intitulé :

iPhone 3G : tout ce qui brille n’est pas or

Nous reviendrons sur Google plus tard.

"Droits d'auteur ou droits d'éditeur?", Julie Rémy

En lisant mon Devoir en ligne, ce matin, je suis tombé sur cette expression.  Dieu qu’elle résume bien les batailles actuelles autour du droit d’auteur sur les oeuvres numériques.  Les DRM (GDN) sont-ils là pour protéger l’auteur ou son éditeur/distributeur?  L’article de Julie Rémy fait surtout référence aux journalistes pigistes qui retrouvent leurs articles sur le Web sans aucune rémunération supplémentaire pour ce deuxième canal de diffusion.  Pourtant, la publicité vendue sur ces sites n’est pas la même que dans le magazine ou le journal.  L’éditeur fait ici un double profit.  Il paie une fois le tarif papier au journaliste et il reçoit deux revenus de publicité.  Heureusement, cette situation commence à changer… du moins pour les journalistes ayant assez de notoriété pour exiger une clause dans leur contrat.  Pour les autres… c’est la logique néo-libérale qui prévaut, « si je peux faire de l’argent sur ton dos, j’en ferai ».

Le cas de la musique en ligne pourrait être analysé de la même façon.  À moins d’être une vedette déjà consacrée, le musicien ou le chanteur fera à peine 10 % du prix de vente.  Quand on vous vend un morceau à 1 $, il reçoit son dix sous, rien de plus.  Croyez-vous sérieusement qu’il en coûte 90 sous pour mettre en ligne (même en prenant les frais de promotion en compte) un morceau de musique numérisé?  Poser la question c’est y répondre, NON.  Je l’ai dit et je le répète, un morceau en ligne ne devrait pas se vendre plus de 50 cents.  À ce prix, il y moyen de donner un 10 cents à l’artiste et de faire de l’argent.

Pour avoir beaucoup lu sur la question des droits d’auteurs, je réponds à Julie, droits d’éditeur.