Microsoft à la conquête de l'Afrique

J’ai lu récemment que le Président de Microsoft Afrique, Cheikh Modibo Diarra,  avait été nommé « conseiller spécial » du nouveau président Bongo (le fils de l’autre) du Gabon.  J’en avais été scandalisé.  Tout aussi scandalisé d’appendre que Microsoft avait fait alliance avec l’UNESCO une année ou deux après que l’organisme international eut recommandé l’utilisation des logiciels libres.  L’UNESCO a même ouvert un portail des logiciels libres.

Or, voici que Marc-Antoine Daneau, étudiant en économie et politique à l’Université de Montréal, nous propose un texte magistral sur les efforts de Microsoft pour « envahir » l’Afrique.  Ce texte est placé sous licence GNU Free Documentation License, vous pourrez donc le partager et le distribuer.  On y parle de l’Afrique mais cela nous éclaire bien sur les méthodes de Micosoft dans le monde.  Son texte est bien documenté avec des notes de bas de page.  Framasoft, de son côté, a décortiqué les efforts de Microsoft dans l’éducation française.

Un grand merci à Marc-Antoine d’avoir mis sous licence libre son texte pour qu’il puisse circuler.

Télécharger le texte L’imposition d’une dépendance : les actions de Microsoft en Afrique.

Solution pour notre temps ?

Face à la déconfiture de l’aventure humaine sur notre petite planète, je cherche depuis longtemps un modèle viable pour réorganiser l’économie mondiale.  Peu de pistes, jusqu’ici.  Voilà qu’en parcourant le Framablog (une de mes sources régulières d’inspiration), je tombe sur un long interview de Bernard Stiegler.  Je ne le connaissais que de nom.  L’interview est long et si je n’avais pas confiance au jugement d’Alexandre Kaufman, l’animateur du Framablog, j’aurais laissé tomber après quelques minutes.  Ma patience fut récompensée car le troisième et dernier segment de l’entrevue propose un modèle pour essayer de sortir du consumérisme qui nous a mené à la catastrophe actuelle.Bernard Stiegler

Il serait long de résumer les propos de Stiegler, je ne le ferai donc pas et je vous laisserai le plaisir de l’écoute.  Le premier segment fait l’historique de la jeunesse de Stiegler qui coincide avec mai 68.  Cela amène à parler des options de l’époque, les mouvements maoistes, le PC, etc.

Le second segment jette les bases de la réflexion du troisième.  On y explique les mécanismes du consumérisme (Freud est à l’honneur) et on fait l’histoire de sa montée en puissance.

Enfin dans le dernier segment, Stiegler élabore sa thèse sur la mise en place du « capitalisme coopératif ».  Bonheur, j’ai toujours été adepte du coopératisme.  Il parle alors de l’économie de la contribution et fait la part belle au mouvenent du logiciel libre et de la culture libre pour illustrer son propos.

À la question « N’y a-t-il que le capitalisme comme mode d’organisation possible? »  Il rétorque que non mais que la pensée actuelle est en panne et que rien d’autre à court terme ne s’offre en dehors d’une réorganisation du capitalisme.  D’où sa proposition d’une économie de la contribution et de la mise en place d’un capitalimse coopératif.

À écouter et réécouter.  C’est ici pour l’écoute.

Quel avenir pour la planète et l’humanité?

Il y a longtemps que je crois que le capitalisme, surtout dans sa version néo-libérale, ne peut assurer l’avenir de notre planète, ni celui de l’humanité.  La gâchis actuel tient pour beaucoup à la façon dont on gère la dimension économique de la vie en société.  Le dernier film de Michael Moore (que je n’ai pas encore vu) aborde cette réflexion.  Mais par quoi remplacer ce système?  Depuis l’effondrement de l’URSS, on sait que ce n’est pas facile de trouver un mode d’organisation viable pour remplacer le capitalisme.  Le marché vaut souvent mieux que le dirigisme pour répartir les ressources.

Je cherche, sans le trouver, le mode d’organisation socio-économique capable de nous aider à assurer l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants.  Et je viens de lire dans Le Devoir que je ne suis pas le seul.  Remarquez que je m’en doutais bien 😉

L'argent n'est pas tout dans la vie

L'argent n'est pas tout dans la vie

Stéphane Baillargeon dans un article du Devoir intitulé « Capitalisme: une histoire d’indifférence » profite de la sortie du film de Michael Moore, Capitalisme: une histoire d’amour, pour interroger à ce sujet Anne-Marie Gingras, professeure au département de science politique de l’Université Laval et spécialiste de la communication politique.  Cette dernière déplore le fait que les critiques actuelles du capitalisme sont souvent caricaturales ou qu’elles manquent de profondeur.  Les modes d’expressions mis à la mode avec le Web ne favorisent plus des réflexions en profondeur sur  ce genre de sujet.

Madame Gingras affirme que « Maintenant, il n’y a plus de solution de rechange habillée de pied en cap. Les gens de gauche ou d’extrême gauche ne sont plus capables d’articuler une option crédible de sortie radicale du capitalisme. Dans les faits, il leur faut demeurer réformistes. »  Ce qui ne nous rassure pas face à l’avenir.

Si l’article reste disponible à tous, je vous incite à le lire en entier, il contient une réflexion intéressante qui va au-delà de ce qu’on lit habituellement.

En attendant, je me dis que vaut mieux voter à gauche qu’à droite.  Québec Solidaire a mon vote.

Mon pèlerinage annuel à… Ecosociété!

Tous les ans quand arrive le printemps, je profite du Salon du livre de Québec pour effectuer un pélerinage au stand de la maison d’édition Ecosociété.  Comme quoi les générations changent mais les coutumes demeurent.  La génération de mes parents aurait dit qu’elle allait chaque année à l’Oratoire, au Cap-de-la-Madeleine ou à Sainte-Anne de Beaupré.  Moi, c’est Écosociété.

Pourquoi?  Parce que c’est un des rares éditeurs de gauche au Québec et qu’il doit vendre ses livres pour survivre.  J’ai tendance à emprunter mes livres à la bibliothèque (j’en suggère l’achat quand ils n sont pas disponibles) municipale.  Je fais volontairement exception pour Écosociété.  Je dois faire des choix parce que chaque année il y a plus de livres qui m’intéressent que le budget que j’alloue à ce pèlerinage.

Cette année, j’ai ajouté une contribution volontaire au financement de la poursuite qu’on leur intente à propos du livre Noir Canada.  Ils sont victimes comme bien d’autres d’un slapp.  Nos lois mettent bien du temps à interdire ou réglementer cette pratique.

Désobéir et grandir

Désobéir et grandir

L'Avenir est à gauche

L'Avenir est à gauche

Voici les deux titres achetés cette année.

L’avenir est à gauche – Douze contributions pour un renouvellement de la gauche au Québec.

Désobéir et grandir – Vers une société de décroissance